L’interview presque façon Proust de Jérôme Ballay

Il a sauvé sa peau…pas ses cheveux ! Depuis, il survit sous le nom de Christian, pornstar…

L’Oncle Jack de Curious Goods (http://zecuriousgoods.blogspot.be/), c’est lui ! Jérôme Ballay, alias Mr Propre, co-fondateur du tout nouveau zine Black Lagoon avec son pote Rigs Mordo (https://www.facebook.com/Black-Lagoon-Fanzine-1428108993918762/?fref=ts) et collaborateur chez David Didelot sur ses 2 bouquins et Didier Lefèvre pour Hammer Forever, se livre à notre jeu Proustien.

Comment es-tu tombé dans la marmite ciné ? Tout petit déjà ou quelqu’un t’y a plongé plus tard ?

Tout petit pardi ! J’étais fasciné par toute la promo qui se faisait autour de L’Empire contre-attaque et même si je n’avais pas pu persuader mes parents de m’emmener le voir au ciné je savais que j’étais définitivement contaminé par ce genre de films. Le premier que j’ai pu voir sur grand écran fût E.T deux ans plus tard. Même si le machin de Spielberg m’avait bien plu à l’époque le meilleur souvenir que j’en garde c’était cette affiche dans le hall du cinéma qui annonçait la future sortie de Piranha 2. Comme quoi…

Comment s’est forgée ta culture ciné ? Vers où vont tes préférences ?

Grace à la télévision principalement. L’Avenir du Futur, Temps X, La Dernière Séance… autant d’émissions qui ont grandement participé à ma culture cinématographique. J’étais émerveillé devant les trailers de films que proposaient les frangins Bogdanoff et par les séries rétros comme La Quatrième dimension ou Au-dela du réel. Les vieux monstres en caoutchouc avaient un effet hypnotique sur le bambin que j’étais. Puis ce furent les week-ends ciné et vidéoclub entre copains. Je ne le répéterai jamais assez mais les années 80 c’était vraiment Byzance,  les salles obscures sortaient tout et n’importe quoi. Tu pouvais aussi bien t’envoyer le dernier Romero à 20h00 et embrayer direct sur une série B ou Z italienne à 22h00. Pareil pour la VHS, on avait l’embarras du choix. Le panard absolu ! Et bien sûr il ne faut pas oublier les mags de l’époque, Mad Movies en première ligne.

Pour mes préférences ? Le bis italien sous toutes ses formes. Le fantastique et l’horreur bien entendu mais aussi le poliziotesco, le western, les comédies à la Spencer et Hill, etc… La 5, en son temps, nous balançait ce genre de programme à la pelle et m’a permis de découvrir bon nombre de pépites qui n’ont jamais été rediffusées par la suite.

« There is a fifth dimension, beyond that which is known to man… »

Que nous prépares-tu de beau en ce moment ? Tes projets, ton actu ?

Eh bien en ce moment c’est comme tu le sais la sortie de Black Lagoon, le fanzine sur lequel on bossait Augustin Meunier et moi-même depuis quasiment deux ans. Quelques copains nous ont prêté main forte et ma foi je dois reconnaitre que l’on est assez contents du résultat. J’espère seulement que les lecteurs adhéreront à notre ton un peu particulier. Et comme Augustin a insisté pour y coller tout plein de photos avec des mecs à grosses teubs on espère toucher un public encore plus large. Pour les projets ce n’est pas ce qui manque. On va déjà essayer d’écouler notre bébé palmé et si ça marche nous pencher sur Black Lagoon 2. Vu que l’on a en tête de quoi remplir les trois ou quatre premiers numéros, tout dépendra en fait des ventes du premier opus. Sinon j’essaie d’alimenter autant que possible mon blog Curious Goods, même si j’ai laissé tombé les traductions que je faisais auparavant faute de temps (bon il y en a toujours qui pointent le bout de leur nez à certains moments mais c’est devenu de plus en plus rare). J’ai aussi un peu bossé pour le prochain Medusa et son dossier coulrophobie mais la chronique et le visionnage de Blood Harvest m’ont valu deux semaines de coma profond, du coup je calme un peu le jeu.

De tout ce que tu as fait depuis le départ sur le ciné, de quoi es-tu le plus content, voire fier, voire « je m’la pète » 🙂  ?

Déjà tu  peux oublier le « j’me la pète » parce que ce n’est pas vraiment mon genre de me la péter pour ce que je fais, déjà que j’ai un regard assez critique sur mes textes, alors… 

Rayon fierté je dirai deux choses. Je suis fier tout d’abord de notre premier numéro de Black Lagoon. On s’est donné à fond et le résultat correspond à ce que l’on voulait au départ. Je suis aussi assez fier d’avoir participé à deux des bouquins de David Didelot, celui sur la collection Gore et celui sur Bruno Mattei. Autant le dire tout de suite, sans David il n’y aurait jamais eu de Black Lagoon. A l’époque de Gore il recherchait des chroniqueurs pour certains des livres de la collec gerbeuse du Fleuve Noir, et comme j’étais un grand fan de ces petits bouquins j’avais pris contact avec lui via Facebook pour lui proposer mes services. Je n’avais jamais réellement fait de chroniques et à l’exception des quelques conneries que je racontais sur Curious Goods j’étais un peu novice en la matière. J’ai donc rédigé trois petits articles;  puis un peu plus tard David m’a demandé si je voulais chroniquer trois films de Mattei pour un autre gros ouvrage à venir chez Artus. Avoir participé mais très modestement à ces deux pavés c’était un rêve éveillé pour moi, alors David, si tu lis tout ça, encore une fois merci ! Et puis je suis assez content du dossier Hammer House of Mystery and Suspense que m’avait demandé Didier Lefevre pour le numéro 40 de Hammer Forever. Ça m’avait permis de revoir cette vieille série bien sympathique et je m’étais bien amusé en rédigeant ce dossier. Du moment qu’un taf n’est pas une contrainte, à moi ça me va.

Si tu avais un projet ciné à concrétiser, quel qu’il soit et avec un budget illimité, ce serait quoi ?

Mon rêve si j’étais plein aux as ce serait de racheter toutes les franchises de Charles Band et d’en produire de nouveaux épisodes avec les moyens conséquents. J’ai une réelle passion pour les petites séries B que la Full Moon pondait dans les années 80/90 mais quand je vois ce qu’elle nous sort désormais je suis atterré. A défaut de budget, c’est carrément la misère totale.

Quand Charles Band, il en a une grosse comme ça…


Les 10 questions « passion » façon Proust :

Quel est ton premier film vu (et le contexte) ?

E.T, donc, au cinéma mais ceux qui m’ont  réellement marqué étant gamin c’est La Machine à explorer le temps et L’Etrange créature du lac noir quand ils furent diffusés à la télé.

Ta scène ciné culte ?

Sans hésitation Bruce Campbell qui se fritte avec sa propre main dans Evil Dead 2.

Le film qui t’as le plus déçu voire énervé ? Pourquoi ?

Je vais t’en citer deux, un qui m’a déçu et un qui m’a enervé.

Pour celui qui m’a déçu je dirais La Guerre des mondes de Spielberg. J’attendais avec impatience cette nouvelle adaptation du bouquin de Wells et je suis un pur fan de la version de 1953, alors quand je me suis retrouvé dans la salle de ciné devant un Tom Cruise imbuvable accompagné de mômes à tarter et d’aliens mous du genou j’étais à deux doigts de mettre les voiles.

Et celui qui m’a énervé : World War Z, le genre de film qui a tendance à prendre le spectateur pour un débile profond avec des scènes aberrantes et des réactions exagérées voire impossibles. Bref, une bonne grosse merde à destination d’un public de demeurés. Dans le même genre, Annabelle n’est pas mal non plus.

« Putain Brad, c’est de la merde ton film ! On m’avait dit que j’allais jouer dans un film de zombies, pas dans une daube pareille ! « 

Ton moment, ta scène d’humour préférée ?

Pas au ciné mais à la télé, dans la série britannique Father Ted quand le père Jack, le vieux pochetron de la bande, en plein délire, court à poil dans la lande avec les autres curés qui essaient de le capturer grâce à des fusils hypodermiques. Quand j’y pense maintenant je me dis que c’est ce qu’il risque d’arriver à Augustin sur ses vieux jours, lui qui a déjà pris l’habitude de courir la stouquette à l’air dans les rues de Namur les soirs de pleine lune. T’inquiète mec, tu pourras compter sur moi pout te coller une bonne dose de tranquillisants dans l’arrière-train quand le moment sera venu.

Ta scène gore favorite ?

Le carnage avec la tondeuse à gazon dans Braindead. Du grand n’importe quoi.

La scène érotique la plus bandante, excitante pour toi ?

Difficile à dire, il y en a tellement. Alors je vais en balancer une comme ça au hasard : la scène où  le personnage incarné par Anna Falchi se donne à Rupert Everett dans Dellamorte Dellamore.

Pour toi Jérôme, Anna…parce que tu le vaux bien…(euh l’Oréal c’est un shampoing pour les cheveux non ? Je dis ça, je dis rien…)

Le film le plus déjanté que tu aies vu ?

Le Führer en folie. Tellement affligeant que cela en devient sublime.

La scène la plus flippante à tes yeux ?

Quand le personnage principal du Simetierre de Mary Lambert (interprété par Dale Midkiff) est obligé de renvoyer son fils dans la tombe après que celui-ci ait tué le voisin. Nuff’ said.

Ton actrice/acteur sur laquelle/lequel tu as fantasmé (mais vraiment hein) ?

Notre Brigitte à nous bien entendu ! Mais aussi la plantureuse Ashlyn Gere via les samedis soir où Canal + ne diffusait pas de films fantastiques.

Ton souvenir le plus marquant lié au ciné ? (film, rencontre, visite d’un lieu de tournage,…)

Alors là sans aucune hésitation Demons 2 de Lamberto Bava, « le » film qui m’a fait adorer illico l’horreur made in Italy. 

Merci à Tonton Jack pour sa participation à nos conneries et longue vie à Black Lagoon fanzine (cette couv bordel !!!!!!!!!). Pour le commander, envoyez un mail à nos 2 pacsés à cette adresse     fanzineblacklagoon@gmail.com

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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