Court avis sur Alien Covenant…et ses péripéties…

Ce jeudi 11/05/2017 se déroulait dans le cadre des séances «Obscure night», organisées tous les mois dans les différents Kinépolis de Belgique en collaboration avec le BIFFF, une avant première d’un film qui fait actuellement beaucoup parler de lui : le dernier Ridley Scott, j’ai nommé le très attendu Alien Covenant. Il est à noter que ces séances ont un double avantage : celui de pouvoir visionner des films avant leurs dates de sortie (le film ne sort en effet en Belgique que le 17 mai), mais également d’être introduites par un court-métrage surprise, dans le cas présent They Will All Die In Space, de l’espagnol Javier Chillon. De la science-fiction pure, filmée dans un noir et blanc assez granuleux et pourvue d’un scénario bien ficelé, il s’agissait assurément d’un savoureux hors-d’œuvre pour se mettre en condition avant d’entamer le monstre Alien Covenant.

De ce qu’il est possible de lire à l’heure actuelle, la préquelle de la saga Alien, qui est en réalité la suite de Prometheus, ne laisse pas indifférent, nombres sont ceux qui s’insurgent sur les intentions de Scott, tandis que d’autres adulent la formule pour laquelle les scénaristes et le réalisateur ont opté. Les solutions n’étant pas légion, le choix d’un volet explicatif était un parti-pris qui n’allait forcément pas plaire à tout le monde, ce qui semble être le cas, mais entre deux maux, ne vaut-il mieux pas choisir le moindre ?

C’est la bave aux lèvres que j’attends la suite…

Pour ma part, j’estime que l’ensemble fonctionne bien en revenant à des codes qui avaient été oubliés avec Prometheus, mais il souffre néanmoins de quelques incohérences (bien moins nombreuses que celles qui jalonnaient le premier volet), et surtout, il a le mérite de répondre à certaines questions, et ouvre une voie royale au déroulement de tous les événements de la série dont le premier épisode – rappelons-le -, date de 1979. Ce qui est par contre nettement plus éprouvant, c’est le l’évolution paradoxale des épisodes et l’absorption de leur chronologie. Les événements dépeints dans la série débutent dans Prometheus, et se terminent dans le quatrième opus Alien, La Résurrection. Les évolutions graphiques et technologiques dont ont bénéficié les cinq films sont donc quasi inverses à leur chronologie fictive, ce qui est déjà l’incohérence la plus profonde. Cela a donc pour effet de se retrouver avec des androïdes plus évolués dans Prometheus que dans Alien, Le 8ème passager, alors que l’action de celui-ci se déroule bien des années plus tard. Mais il n’y avait guère d’autres solutions, Georges Lucas fut d’ailleurs dans la même situation avec la saga Star Wars.

Cette photo illustre à merveille l’intermède qui suit…

Intermède scatologique : Les oiseaux chantent, on regarde un bon film de 123 minutes, et au bout d’à peine 35, j’ai décidé de tester pour vous…tadaaaaam : une violente envie de chier pendant la séance !!!!! Attention pas le truc gentillet qui passe après quelques minutes, non pas celle-la, l’autre vous voyez ? Une qui ressemble à celle de Mark Renton dans Trainspotting, celle qui fait perler le front, bouger les jambes de manière incontrôlée, serrer les fesses et qui vous fait penser que le seul ami qui va vous éviter de devoir tout revendre, changer de pays, d’identité et vous faire refaire le visage est un simple muscle bien moins balèze qu’un biceps et qu’on appelle communément l’anus. Pourquoi ne pas sortir de la salle, et aller tranquillement vers les toilettes, me soulager et reprendre une séance normale ? Car la vie n’est pas toujours aussi simple, et des fois une bête porte refermée est capable de vous plonger en enfer pour les 93 minutes restantes Et puis il y a aussi l’abnégation dans la douleur, de vous faire profiter d’une chronique d’un film que j’ai vu en entièreté… (In)Conscience professionnelle… Mais bon Dieu, pourquoi n’y-avait-il pas d’entracte cette fois ??? Si cela avait été le cas, je n’aurais pas été dans cette galère. Il est donc inutile de me demander si le générique de fin est beau, ou s’il y a une scène cachée après, je n’en ai aucune idée. Fin de l’intermède scatologique.

Dans l’espace, personne ne vous entendra chier…

Le but n’étant pas à l’évidence de vous spoiler, précisons par contre que Alien Covenant demeure une œuvre assez violente et graphique, dans la veine de ses prédécesseurs et surtout très agréable à regarder. Les effets spéciaux sont d’une beauté rare, l’interprétation de Michaël Fassbender est à la hauteur, mais cependant le jeu des autres acteurs est beaucoup moins convaincant voire plat. Néanmoins, le niveau général du métrage reste plus que satisfaisant, car en plus d’apporter pas mal de réponses à des questions posées précédemment (pas toujours les bonnes peut-être), il fait passer un excellent moment au spectateur, et pour certains, il en arrive même à les aider à se concentrer sur autre chose que de banales douleurs intestinales et même à les surmonter. Ce qui n’est pas un mince exploit, vous pouvez me croire…

Alien Covenant (2017)

de Ridley Scott

Avec : Michaël Fassbender, Noomi Rapace, Danny McBride, Katerine Waterston…

 

 

Adam Korman
Grand amateur de cinéma de genre depuis ma prime jeunesse, aidé par les conseils de nombre de revues francophones de mon enfance, je tenterai de vous faire partager des thématiques filmiques assez éclectiques sur un ton acrobatique, qui pourraient muscler vos zygomatiques, sans vous rendre apathique tout en gardant une certaine logique analytique.

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