Dément (Alone In The Dark)

Alone-In-the-Dark

Le docteur Dan Potter (Dwight Schulz) s’installe avec sa famille dans une petite ville américaine où il vient d’être engagé dans un asile psychiatrique afin d’y prendre la place d’un de ses confrères parti sous d’autres cieux. L’établissement est dirigé par le docteur Leo Bain (Donald Pleasence) qui a une méthode bien à lui pour soigner ses patients. Très vite, une panne d’électricité plonge la ville dans un chaos indescriptible et certains des patients les plus dérangés de l’asile (Jack Palance, Martin Landau, Erland Van Lidth) vont en profiter pour faire passer un quart-d’heure tout sauf américain à Potter et aux siens…

Que voilà une pelloche comme on les aime ici ! Simple, directe, sans fioriture et interprétée par un casting de gueules qui peut provoquer un début d’érection (si si) pour tout amateur qui se respecte. Hautement jouissif et porté par cette distribution riche en cabotineurs déjantés, Alone In The Dark est un bon vieux slasher des familles. Il s’agit du premier film de Jack Sholder, à qui l’on doit entre autres La Revanche de Freddy, second volet de la saga du griffu d’Elm Street  et surtout l’excellent Hidden, grand prix oh combien mérité à Avoriaz en 1988. Et  pour un premier film, on peut dire que Sholder fait fort : réunir Donald Pleasence, Martin Landau et Jack Palance dans un excellent représentant du genre qui plus est, voilà qui est un bon début, convenons-en.

Jack+Martin+Erland

Fous oui ! Mais du volant (« Diabolo, fais quelque chooooose…. » – Qui s’en souvient ? Moi)

Histoire simple mais efficace et déroulement classique transcendé par l’interprétation, telles sont les belles mamelles de ce film, une franche réussite due également  à l’ambiance que le réalisateur instaure avec brio. Se déroulant quasi exclusivement sur une nuit, l’action ne faiblit jamais quand les fauves sont lâchés. Parlons-en justement de cette bande de déglingués, un rassemblement de tronches inoubliables et comme on n’en fait malheureusement plus.

Donald

« Y’en a un peu plus, je vous le mets quand même ? »

Martin Landau, au regard exhorbité, roulant des yeux continuellement et appuyant son jeu de mimiques  exubérantes en fait des tonnes en pasteur illuminé et complètement foldingue. Erland Van Lidht  quant à lui, interprète avec brio un pédophile effrayant, véritable enfant enfermé dans un corps de brute. Cet acteur, ancien catcheur, est surtout connu, en plus de son rôle ici, pour son interprétation assez croquignolesque de l’électrisant Dynamo, un des assassins aux trousses d’Arnold Schwarzenegger dans l’excellent Running Man de Paul-Michaël « Starsky » Glaser . Il est proprement tétanisant, arrivant  à nous foutre la pétoche tout en ayant un regard de gosse à qui on donnerait un bonbon (mais qui, pour sûr, vous becterait la main avec)…Quant à Jack Palance, comme souvent impeccable, il réussit l’exploit appréciable, malgré la peur qu’il inspire la plupart du temps, de rendre émouvant son personnage de militaire lors des scènes finales où sa détresse s’affiche clairement. Une belle brochette de frappadingues, sans compter le dernier membre du groupe,  celui qui se cache derrière un masque de hockey – hommage évident à Jason Vorhees, notre adoré tueur du vendredi 13 – et dont l’identité nous sera dévoilée en toute fin.

Masque hockey

« Il est chouette mon masque de Michaël Myers, hein oui ? »

Tout ce beau monde est « soigné » par Donald Pleasence qui nous fait un remake en plus taré de son rôle du Dr Loomis dans la série des Halloween. Semblant parfois plus fou que ses patients, constamment stone et hagard, adepte de la fumette, il nous livre ici une performance dont il a le secret, appliquant des méthodes pour le moins laxistes dans le traitement de ses patients. Ainsi, il n’hésite pas à confier à l’un d’eux …une boîte d’allumettes…qui servira vite au taré pour bouter le feu… Bien vu doc !

La victime du quatuor de malades est incarnée par Dwight Schultz dans une prestation bien plus sobre et sombre que celle qui l’a fait connaître du grand public, le fameux Looping de la série L’Agence Tous risque. Il était d’ailleurs un des seuls intérêts de cette série ringardissime…

Martin

Ferme ta bouche, tu vas gober des mouches !

A peine handicapé par une mise en place peut-être un brin longuette de l’action mais ne venant pas perturber sa réussite, le métrage prend sa vitesse de croisière quand la panne de courant survient. Et là, plus de temps mort mais tant de morts ! Les malades se lâchent, exécutent à tour de bras et envahissent la ville dont les habitants eux-mêmes pètent un câble et n’hésitent pas à la piller comme si c’était la fin du monde…Dingue. Sans beaucoup de surprises mais bien construit, le scénario nous réserve même un petit twist final, un brin prévisible pour les dévoreurs de pellicules que nous sommes mais sympa et bien amené.

Trop régulièrement sous-estimé et même plutôt méconnu du grand public, Alone Affiche US 2In The Dark mérite nettement mieux que le relatif oubli dans lequel il est tombé, d’abord et évidemment par son casting incroyable mais aussi grâce à la maîtrise de Sholder qui, sans verser dans la parodie totale, apporte un vrai grain de folie dans une histoire classique mais tenue de bout en bout. Une édition DVD et ou BR dans nos contrées devrait être envisagée…Al(l)o(ne) ? Messieurs les éditeurs ?

Dément (V.O. : Alone in The Dark)

de Jack Sholder (1982)

Avec : Donald Pleasence, Martin Landau, Jack Palance, Dwight Schultz, Erland Van Lidth, …

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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