Dent pour Dent (An Eye for an Eye)

Un Chuck Norris dans la Monsters Squad ! Enfin, s’époumonent nos nombreux (hum) lecteurs en cœur ! Il était temps ! Et nous sommes bien d’accord avec vous. Même si dans le genre tataneur aux gros biscotos, notre préférence va à l’excellentissime Jean-Claude Van Damme, un bon Chuck des familles ne nous laisse jamais indifférent et reste un plaisir même pas coupable qu’on aime s’offrir de temps à autres. C’est qu’on ne s’emmerde jamais avec lui, ça dépote inévitablement. Après tout, Chuck Norris peut te faire passer un sale quart d’heure en 8 minutes.

Place donc à Dent pour Dent avec, pour commencer, une petite explication du titre français, assez stupide convenons-en et surtout citant un autre organe du corps que le titre original, An Eye for an Eye.  « Pero, por qué » ?, s’exclament nos nombreux lecteurs espagnols. En fait, un autre film mettant en vedette notre brave texas ranger, Lone Wolf Mc Quade, est sorti aux USA et en France en 1983. Sous quel titre français, devinez ? Oui : Œil pour Œil ! Donc quand il s’est agît de trouver un titre français à An Eye for an Eye, tourné et sorti aux USA en 1981 mais diffusé seulement en 1984 dans la patrie de Molière (ça va, vous suivez au fond ?), les distributeurs se sont retrouvés le bec dans l’eau : « bah merde alors, on fait quoi maintenant ? » Le stagiaire qui passait par là eut une idée de génie : « et si on l’appelait Dent pour Dent celui-là ? ». Merveilleuse idée…ou pas. Quoi qu’il en soit, la loi du Talion fut expliquée à la populace en deux titres de films de Chuck Norris, et rien que pour ça on dit : Merci Chuck ! D’ailleurs, c’est bien simple, même Dieu peut aller se rhabiller : quand il a dit « que la lumière soit ! », Norris répondit : « on dit s’il vous plait ».

« Mais comment il fait le Chuck pour garder toujours un brushing impeccable ? »

San Francisco. L’officier de police Sean Kane (Chuuuuuuuck ♥) voit son partenaire abattu au cours d’une mission lors de laquelle ils ont été trahis. Devant l’inactivité de ses supérieurs, Kane quitte la police et part en chasse pour mettre la pâtée aux assassins de son ami…

Présentant un scénario basique mais bien torché au service d’une intrigue policière efficace et parfois surprenante (bon, pas des masses quand même hein, faut pas pousser), on peut dire que nous avons affaire à un bon Norris’s movie, pas son meilleur loin de là mais suffisamment plaisant pour ne jamais s’y ennuyer malgré un aspect téléfilm et une mise en scène un peu trop statique. La première heure est ainsi trop calme à mon goût mais pas déplaisante et Chuck y laisse éclater toute la palette de son jeu d’acteur (hahaha, « große ricolade », s’esclaffent tous nos lecteurs allemands) avant 40 dernières minutes qui enchaînent les scènes d’action : gunfights et mano à mano où notre idole à tous dévoile ses talents d’artiste martial, bien réels ceux-là. Avec en point d’orgue le combat final entre Norris et l’impressionnant catcheur hawaïen, Professeur Toru Tanaka. Ce dernier, dont c’est le premier rôle au ciné, est apparu également par la suite dans Black Rain, Darkman, Portés Disparus 2, Last Action Hero mais on s’en rappelle surtout dans le très fun Running Man où il interprète l’iconique Subzero). Jolie filmo, souvent dans des rôles courts mais marquants de par son physique spécial qui n’est pas sans rappeler celui d’Harold Sakata, lui aussi catcheur et inoubliable Oddjob dans le très bon Bond qu’est Goldfinger.  Le reste du casting nous offre un Christopher Lee peu impliqué mais dont le charisme est intact, un Richard « Shaft » Roundtree qu’on retrouve toujours avec grand plaisir, tout comme le sympathique acteur japonais Mako, en mentor de Chuck, jouant sur son registre habituel et offrant quelques scènes humoristiques bienvenues. Voilà un acteur qu’on aime revoir même si sa carrière s’est souvent retrouvée cantonnée (et pas cantonais…humour jaune…Oui, je sais, c’est nul) aux mêmes types de rôles, le comparse rigolo ou le salopard intégral.

« Hé, t’as vu, c’est Mako…pine » (ouch…j’ai besoin de repos moi…)

« And Chuck in this movie » ?, se questionnent tous nos lecteurs anglophones. Et bien il est fidèle à lui-même : cogneur mais pas acteur. Comme d’habitude avec lui, si vous cherchez une performance oscarisable, passez votre chemin. A ce titre la scène où il découvre le visage atrocement cramé de son équipier vaut son pesant de cacahuètes, le petit frisson d’horreur qu’il tente de jouer est du plus haut ridicule et n’est pas loin d’égaler la mort de Marion Cotillard dans le dernier Batman de Nolan, en moins mauvais quand même… Mais on s’en bat les roubignolles, on ne mate pas une péloche de Norris pour le voir jouer mais pour le voir cogner, lever la jambe et envoyer les méchants ad patres. Et là, il ne nous déçoit pas, il balance à qui mieux mieux les mandales et coups de pieds retournés dont il a le secret et le spectateur qui aime ça n’est pas déçu. Après tout, Chuck Norris donne fréquemment du sang à la Croix-Rouge. Mais jamais le sien…

A noter qu’il est ici totalement imberbe ce qui me permet de vous livrer une anecdote familiale croquignolesque : quand j’ai lancé le film dans le lecteur DVD, mon gamin n’avait aucune idée de ce que j’allais lui montrer et il n’avait vu du Chuck que Delta Force (♥) et Expendables 2. Rassurez-vous, il en verra d’autres…il n’aura pas le choix, je commence à peine son éducation Norrisienne.  Après quelques minutes, il me lance « oh il ressemble un peu à Chuck Norris lui » « Euh, normal c’est lui gamin… » Lol. C’est vrai qu’avec ou sans barbe, il est assez différent notre ami. Un vrai caméléon. Quel acteur quand même !

A la caméra de ce Dent pour Dent, on retrouve Steve Carver dont ce film et Lone Wolf Mac Quade (voir plus haut) constituent les plus hauts faits de gloire avec également un très bon Capone réalisé en 1975, film portant sur la vie du célèbre gangster avec Ben Gazzara dans le rôle-titre et dans celui de Franck Nitti un Sylvester Stallone débutant et pré-Rocky. Carver n’est pas un metteur en scène qui a laissé une trace importante dans l’histoire du 7ème art et on comprend pourquoi tant sa réalisation est plan-plan et très académique. Tout juste peut-on y retrouver une belle visite de la ville de San Francisco où tous les lieux touristiques emblématiques sont passés en revue : le Golden Gate, Chinatown, Alcatraz, tout y passe et rappelle des souvenirs à tout cinéphage qui se respecte mais aussi à ceux qui ont eu la chance de visiter cette superbe ville.

« Bouge pas Professeur Tanaka, y’a Dracula qui nous surveille… »

Alors, « deve si vederlo » ?, s’interrogent à l’unisson nos lecteurs italiens. Si vous êtes fan du plus grand pourvoyeur de fun facts que la terre ait porté, oui sans hésiter, il faut le voir ! C’est du Norris pur jus qui ne nous trompe pas sur la marchandise et qui ne déçoit pas les fans du bonhomme. Par contre, pisses-froid et amateurs de graaaand cinémaaaa, bref ceux qui ne peuvent pas blairer le bonhomme et ce genre de péloches, détournez votre regard, passez votre chemin et fuyez…ce n’est pas pour vous. Mais alors, gaffe à vous car Chuck ne sera pas content… Et si, quand il est énervé, Bruce Banner devient Hulk, quand Hulk est énervé, il devient Chuck Norris (ça fait peur hein ?). Et surtout, n’oubliez JAMAIS que quand Chuck épluche un oignon, c’est l’oignon qui pleure (ça fait peur aussi hein ?). Tremblez, empêcheurs de tataner en paix, car après tout, comme le dit la tagline du film, son arme à lui, c’est lui !

Dent pour Dent  : de Steve Carver (1981)

Avec : Chuck Norris, Christopher Lee, Richard Roundtree, Mako, Matt Clark, Maggie Cooper, Professeur Toru Tanaka, …

(Ps : et merci aux « Chuck Norris facts » 😉 )

Evil Ash

Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n’en suis jamais repu ! J’en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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6 réponses

  1. Rigs dit :

    Pas vu mais je suis une bite (mais une longue) en Norris. Mais si ya Sub-Zero, ça peut être que de la bonne came! Et que les fans de graaaaand cinémaaaaaaaa et tous les Caïus Proutus du monde se retrouvent attachés à un arbre avec Chuck qui débarque pour leur couper la chique !

  2. Jacques dit :

    Je serai bref : pauvre Laurent !! Mon coeur saigne pour lui …

    • Evil Ash dit :

      Tu sais quoi…il adore ça. Il sait s’amuser sans prise de tête comme papa. Et moi mes yeux pleuraient devant Casanova…chacun son trip 🙂 🙂 😉

  3. Martin dit :

    Excellent hihihii Moi non plus pas vu Mais j ai bien envie de le voir surtout d écrits avec tant d humour on va y jeter un Oeil

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