Frédérick et Rosemary West : La Maison de l’horreur (auteur : Corinne Philippe)

Le livre…

…et son auteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 3 août 1992, une jeune fille de treize ans aborde un policier qui patrouille à pied dans la rue. Elle lui demande s’il est normal que l’une de ses amies ait été filmée nue sous la menace d’un couteau. Le 6 août 1992, la police investit le 25 Cromwell Street à Gloucester, propriété de Frederick et Rosemary West. Ils saisissent une centaine de films amateurs à caractère pornographique et placent les cinq plus jeunes enfants de la famille aux soins des services sociaux. Le 24 février 1994, les policiers reviennent au 25 Cromwell Street munis d’un mandat les autorisant à procéder à des excavations dans le jardin. Ils sont à la recherche de Heather West, disparue depuis 1987. A ce moment-là, ils enquêtent sur ce qu’ils pensent être un drame familial et sont très loin de se douter que leurs recherches sont sur le point de les projeter dans une affaire d’une ampleur inédite dans l’histoire criminelle Britannique…

Le couple West…

Pour les nombreux lecteurs qui nous suivent régulièrement (trois au bas mot, et encore, quand il pleut…), vous savez que sur Monsters Squad, on aime la déconne.

Alors quand j’ai décidé de lire et de chroniquer le livre de Corinne, au départ, j’avais prévu quelques blagounettes habituelles, principalement après la lecture du tout début du bouquin, la présentation du personnage de Fredérick West et le fait qu’il soit fan de John Wayne (comme moi). Ou des jeux de mots du meilleur tonneau (hum) sur son nom…Bref, l’adn du site quoi…

Et puis je me suis plongé au coeur de l’enquête, car c’en est une, et là je me suis arrêté net : non, pas de blagues ici, ce n’est pas possible quand on parle de telles horreurs, quand on (re)découvre les abominations du couple West, nous rappelant d’autres sordides histoires similaires et plus proches de nous (au hasard les affaires Fourniret ou Dutroux). Bref, quand on touche de si près aux tréfonds de l’âme inhumaine…

Corinne Philippe n’en est pas à son coup d’essai en matière d’écriture. Romans (Corpus Christi, Le Tueur aux étoiles, Le Syndrôme Ed Gein, …) et nouvelles ont parsemé son début de carrière dans ce qui est devenu une vraie passion pour elle. Mais il s‘agit ici de son premier ouvrage ne relevant pas de la fiction. Au départ du processus d’écriture de celui-ci, elle souhaitait réaliser un livre qui reprendrait certains des cas de sérials-killer les plus terribles, les plus emblématiques (même si ce terme n’est pas très approprié quand on aborde ce sujet) sous forme de recueil. Puis, plongée dans l’horreur du couple West, elle a recueilli un nombre impressionnant de documents, ses recherches la conduisant toujours plus loin, et l’évidence lui est apparue : le livre doit porter sur eux et rien qu’eux, sous peine de survoler le sujet.

Les victimes du couple…Enfin, seulement celles officiellement reconnues…

Elle va alors tout décrypter : la vie des victimes et celle de leurs bourreaux, les piétinements de la police et des organismes d’état qui auraient pu (du ?) se rendre compte plus tôt des horreurs se pratiquant dans cette bâtisse de Gloucester, le procès, les trop nombreuses questions laissées en suspens…Rien n’est laissé au hasard tant l’auteur s’est impliquée dans le processus de recherches afin de livrer au lecteur effaré le plus d’informations possible sur ce qui est bien plus qu’un fait divers… Elle s’est littéralement imprégnée du calvaire des proies du couple et de l’enquête, oui mais, heureusement pour elle, pas émotionnellement. On ne ressent en effet jamais d’empathie pour les victimes et pour leur destin atroce. Non pas que Corinne en soit dépourvue, loin de là même pour celui qui la connaît un peu, mais simplement parce qu’il est littéralement impossible de décrire de telles abominations en s’y impliquant à outrance sous peine de santé mentale en péril… J’exagère bien sûr, mais à peine. Ce qui nous est décrit, quasi cliniquement, est d’une telle horreur qu’il est impossible pour un être humain normalement constitué de refermer le livre et de passer simplement à autre chose.

C’est précis, ultra documenté, presque clinique mais dans le bon sens du terme pour les raisons évoquées plus haut. Corinne nous livre une analyse en profondeur de ce couple et de ses méfaits et on ressort de la lecture choqué, secoué, bouleversé… en se disant que la monstruosité humaine n’a décidément pas de limite… Avec ce premier essai, Corinne Philippe frappe fort,  très fort, et on a hâte de découvrir ses futurs écrits sur d’autres affaires, même si cela nous retourne quand même, et pas qu’un peu…

Car oui, Frederick et Rose West l’étaient totalement… (à l’west. Je n’ai pas pu résister à une blagounette finale, nulle je sais, mais j’assume pleinement. Comme dirait un ami : 2/10 sur l’échelle Michel Leeb…)

Vous avez compris, ce bouquin mérite d’être lu. Et donc voici les liens pour le commander vu qu’il est disponible en versions papier et PDF sur le site de Book Edition. Vous pouvez même y découvrir un extrait, les 15 premières pages ! Elle est pas belle la vie ?

C’est ici que ça se passe :

https://www.thebookedition.com/fr/frederick-rosemary-west-p-352644.html?search_query=corinne+philippe&results=1

Disponible également chez Madamazon, en e-book, avec ce lien : https://www.amazon.fr/dp/B074TKBWJD

A vos claviers, sinon au trou…à Gloucester !

 

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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