L’interview presque façon Proust de Damien Granger

C’est au tour de Damien Granger de se coller à l’interview presque façon Proust. L’ancien rédacteur en chef de Mad Movies (regretté par beaucoup…), dont les B-Movies Posters, qui ont fait la joie des internautes avec les parutions virtuelles, vont connaître le bonheur d’une sortie en papier ( le vrai, le seul et l’unique, celui qui sent bon l’encre et la sueur), se livre en évoquant ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas et bien entendu ses projets… On le lit et on savoure… 

Comment es-tu tombé dans la marmite ciné ? Tout petit déjà ou quelqu’un t’y a plongé plus tard ?

J’ai eu la chance de grandir avec des parents cinéphiles. Mon père, avec qui je regardais La Dernière Séance, adorait les westerns et les films d’aventures, les Tarzan avec Weissmuller. Ma mère était fan de Charles Bronson et Lee Marvin, entre autres. J’avais le droit de regarder le film du dimanche soir avec eux et j’ai donc vu des films qui n’étaient pas forcément de mon âge assez jeune. Mais le véritable déclic s’est produit lorsque j’avais 9 ans. Ma mère m’a emmené voir Canicule de Boisset au cinéma, sans savoir de quoi parlait le film, ni qu’il était interdit aux moins de 13 ans, juste pour le cast. Je me suis pris une claque monumentale. Ce jour-là, j’ai découvert que le cinéma ne se résumait pas à James Bond et Disney ! Et j’ai eu envie d’en voir plus.

Waw, Canicule à 9 ans ! Lol . Ta mère a réagi comment en voyant qu’elle t’avait emmené voir ce film loin d’être aseptisé ?

Je pense qu’elle a été mal à l’aise assez rapidement après le début du film, en se rendant compte que ça n’était en effet pas pour un enfant de cet âge. Arrivé à la scène du bordel, où le gamin fume un cigare entouré de prostituées, elle m’a dit : « allez, ça suffit, on y va, ça n’est vraiment pas pour toi ! ». Je l’ai supplié de rester et c’est ce qui s’est passé. A la sortie, elle s’est engueulée avec la caissière. A l’époque, les cinémas partaient du principe que c’était aux adultes qui t’accompagnaient de s’assurer de l’interdiction d’un film. Aujourd’hui, les règles sont beaucoup plus strictes.

Pour conclure, je vais te raconter une petite anecdote : lorsque le film est enfin sorti en DVD, chez Studio Canal, j’enrageais de ne pouvoir interviewer Boisset, dont j’aime quasiment tous les films, car nos dates de bouclage ne correspondaient pas. Mais l’attachée de presse m’a tout de même organisé un rendez-vous avec lui, hors promo. On a bu un verre et discuté. Lorsque je lui ai dit que son film, que j’avais vu à 9 ans, a déclenché chez moi une véritable passion pour ce genre de cinéma, et que c’est donc en quelque sorte grâce à lui que j’ai par la suite fait un fanzine, et que je suis devenu rédacteur en chef du magazine Mad Movies, il a d’abord été très étonné que je puisse voir son film à cet âge, mais aussi très très touché. Ca reste un de mes plus beaux souvenirs. Et comme je t’en parle ici, je pourrais en choisir un autre à la fin.

Attention fine contrepèterie : Canicule emballe Damien ! (Sorry Damien, je n’ai pas pu résister à cette blague de haute volée…)

Comment s’est forgée ta culture ciné ? Vers où vont tes préférences ?

Ma culture ciné s’est avant tout forgée dans les video-clubs, où j’étais tout le temps fourré, et aussi grâce à la télé, et plus particulièrement l’apparition de chaînes telles que Canal + et La 5. En parallèle, j’allais au cinéma 5 à 6 fois par semaine. J’ai également beaucoup fréquenté le Brady (tous les dimanche matin pendant 6 ans), la Cinémathèque, et les cinémas de quartier du 5ème arrondissement à Paris, surtout lorsqu’ils organisaient des Festivals ou des Rétrospectives. C’est dans ces cinémas que j’ai découvert bon nombre de films réalisés par Hitchcock, ou encore des classiques tels que L’Autre, La Maison du Diable… Puis à l’âge de 13 ans, j’ai commencé à faire un fanzine (Sang…Sas) et c’est ainsi que j’ai rencontré l’équipe de Mad Movies, avec qui j’ai sympathisé, mais aussi et surtout Bruno Terrier, qui tient désormais la boutique Metaluna Store, et qui a fini de forger ma culture ciné en me faisant découvrir bon nombre de classiques, de films Bis, rares, autant de films qui sont devenus cultes à mes yeux.

En ce qui concerne mes préférences, même si je regarde de tout, y compris des comédies débiles et ce qu’on appelle des « films d’auteur », elles vont plutôt au film d’horreur et à la Série B, genre dans lesquels je me reconnais le plus, et dont les codes me fascinent.

Tu écumais donc les Festivals à l’époque. Tu gardes je suppose un souvenir ému de l’ambiance particulière de certains ? Tu te rends encore dans certains, comme le BIFFF où cette ambiance est toujours la même ?

Je n’ai pas fait beaucoup de Festivals. Ceux dont je te parle étaient avant tout des Rétrospectives organisées par des cinémas de quartier. J’ai connu le Festival International du Film Fantastique de Paris, organisé par les frères Schlockoff, sur la fin uniquement. Ensuite, lorsque je suis devenu rédacteur en chef de Mad, je me rendais avant tout dans les Marchés du Film, où je voyais environ 60 films en deux semaines. Je n’allais pas moi-même dans les Festivals, j’y envoyais plus volontiers des rédacteurs, car ils tombaient systématiquement pendant nos dates de bouclage, où ma présence à la rédaction était indispensable. Lorsque j’allais à Gerardmer, au BIFFF, à Sitges, ou à Fantasporto, la plupart du temps deux ou trois jours seulement, c’était avant tout pour se retrouver entre potes, se faire des bonnes bouffes, discuter ciné et presse, étant donné que j’avais généralement vu la plupart des films qui étaient projetés à l’AFM ou au MIFED juste avant.

Que nous prépares-tu de beau en ce moment ? Tes projets, ton actu ?

La sortie du livre, enfin, j’espère, B-Movie Posters Volume 1, si les précommandes sont cette fois au rendez-vous. C’est prévu pour Noël. Il s’agit d’un livre qui regroupe environ 200 affiches, principalement en pleine page, de Séries B contemporaines, c’est-à-dire de films à petits budgets produits entre 1980 et aujourd’hui, à condition qu’ils ne soient jamais sortis en salles en France. Des affiches aussi belles que drôles et absurdes pour illustrer des films qui vont du petit chef-d’oeuvre sous-estimé à la grosse purge hilarante et qui me permettent de les accompagner de petits textes à la fois informatifs et anecdotiques.

    

Tu as dû être déçu de la non-réussite de la première campagne de financement du bouquin. Comment l’expliques-tu ? On se rend compte face à ça, que les suces-boules sur Facebook ne sont pas forcément des acheteurs, non ?

J’étais déçu, bien évidemment. Mais on apprend beaucoup de ce genre d’expériences, à bien connaître sa niche notamment. On apprend de ses propres erreurs aussi. C’était ma première campagne de financement participatif, les pré-commandes devaient couvrir les frais d’impression, et je n’y étais pas suffisamment préparé. Ensuite, en ce qui concerne Facebook, en effet, même s’il s’agit d’un moyen de communication et de promotion gratuit très pratique, ce n’est pas suffisant. Il y a une émulsion qu’il faut savoir interpréter. Toute personne qui suit ce que tu fais n’est pas pour autant un acheteur potentiel. Il y a également une différence, surtout à notre époque, entre un magazine gratuit et un livre payant. Dès que tu demandes aux gens de sortir leur carte bleue, tu perds environ 90% de ton lectorat. Car en me fiant au nombre de lectures en ligne et de téléchargements des exemplaires gratuits de B-Movie Posters, la logique aurait voulu que je devienne millionnaire avec le livre ! Ca marchait vraiment très bien. Avec certains numéros, je dépassais les 5000 lectures et téléchargements. Et pourtant, je n’ai pas réussi à atteindre les 350 exemplaires nécessaires à l’impression du bouquin. Cette fois, ça devrait aller. Il n’en faudra que 230, et le livre est plus beau (hardcover au lieu d’une couverture souple) et moins cher (20 euros au lieu de 25). On va croiser les doigts.

De tout ce que tu as fait depuis le départ sur le ciné, de quoi es-tu le plus content, voire fier, voire « je m’la pète » J  ?

Même si je suis très fier d’avoir fait un fanzine, aussi parce qu’il a été à l’origine de tout ce qui est arrivé depuis, ce sont bien évidemment les années que j’ai passé à la rédaction en chef du magazine Mad Movies dont je suis le plus satisfait. Satisfait, et fier, de l’avoir professionnalisé encore un peu plus, d’être passé de 68 pages tous les deux mois à 132 pages tous les mois (c’était le cas de la plupart des numéros à mon époque), d’avoir réussi à faire accepter au noyau dur des lecteurs du mag des choses qui n’étaient pourtant pas 100% Mad, et aussi de l’avoir laissé en si bonne forme. Lorsque je suis parti, on était passé devant Studio depuis près de deux ans et le magazine connaissait alors les meilleures ventes de toute son existence.

     

Beaucoup regrettent vivement ton époque… J’imagine que tu ne veux pas t’étendre sur ce que le mag est devenu, et c’est bien normal. Mais comprends-tu que pas mal de lecteurs ne se retrouvent plus dans le ton et les sujets traîtés ?

Je peux comprendre en effet, puisque moi-même, en tant que lecteur, j’ai ressenti cette situation. Si j’ai personnellement essayé de rester dans la continuité de ce que faisait Marc Toullec avant moi, tout en allant plus loin, il est vrai que le magazine a beaucoup changé ces dernières années. Comme s’il y avait une véritable volonté de trancher radicalement avec ce qui se faisait avant. Aujourd’hui, on ne titre plus « L’Eté de toutes les Séries B », mais « L’été Indé ». En effet, ça sonne un peu plus Les Inrocks et Les Cahiers que Mad Movies. Mais à la défense de l’équipe qui fait actuellement Mad Movies, il ne faut pas oublier qu’ils doivent composer avec plusieurs facteurs qui ne sont franchement pas à leur avantage : une actualité parfois peu réjouissante, un lectorat vieillissant qu’il est de plus en plus difficile à renouveler… Pour ce faire, il faut parfois parvenir à des compromis qui ne plaisent pas forcément au noyau dur des lecteurs. Tu prends le risque d’en perdre alors que tu essayes précisément d’en récupérer. Il y a un juste milieu qui n’est pas si simple à trouver. Il ne faut pas oublier que Mad Movies n’est plus un fanzine depuis longtemps, c’est un métier, un magazine professionnel qui emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes. Le but d’un éditeur et d’un rédacteur en chef, c’est de salarier ses employés, pas de les licencier. Il y a donc des choix à faire, qui ne peuvent pas plaire à tout le monde. Ensuite, le but est de limiter ces choix, souvent purement commerciaux, au stricte nécessaire. Et c’est peut-être le problème aujourd’hui : les lecteurs semblent trouver ces choix trop souvent répétés, ne savent plus trop quoi penser du magazine, et finissent par s’en détacher.

Si tu avais un projet ciné à concrétiser, quel qu’il soit et avec un budget illimité, ce serait quoi ?

Ca serait Urban Species, une trilogie que j’ai écrite lorsque j’avais 15/16 ans. Un polar très sombre et très violent, dans la lignée de King Of New York de Ferrara, mais à la place de Walken, Fishburne, Caruso et Snipes, t’as des gars costumés comme des super-héros et des super vilains. J’aime beaucoup l’idée de transposer des personnages fantaisistes dans un univers on ne peut plus réaliste. C’est pour cette raison que Daredevil a toujours été un des mes personnages de comic-book préféré et que j’adore Dark Knight, le deuxième Batman de Nolan.

Mes piètres connaissances ne me permettent pas de faire mieux niveau graphique…Mais ça aurait de la gueule ce truc, bordel ! Messieurs les financiers, filez lui la thune au Damien !

Tu as déjà essayé de monter le projet ?

Celui-là non. D’autres oui, mais sans succès. Se lancer en tant que producteur, ce que j’ai essayé de faire après avoir quitté Mad Movies, est bien plus compliqué que de se lancer en tant que scénariste. Tu as alors un scénario, quelque chose de concret à montrer, à faire lire. Ensuite, le scénario plaît, ou pas. Mais lorsque que tu te lances en tant que producteur, sans n’avoir jamais rien produit avant, c’est bien plus difficile, car ton rôle va être de convaincre des gens de te donner de l’argent, des sommes assez importantes. Sur la plupart des projets que j’ai développé ces dernières années, je les ai tous proposés à Canal +, le principal financier du cinéma français, puis à SND et/ou Film Distribution, qui s’associent au projet pour le représenter sur les Marchés Internationaux. Si ces sociétés avaient accepté de nous suivre sur un projet, Canal + nous aurait donné environ 750 000 Euros et SND environ 250 000. Ce sont de grosses sommes qu’on ne lâche pas comme ça, c’est normal. Sur le dernier film que j’ai développé, de fin 2011 à début 2013, Face à la Mort, nous avons réécrit le scénario 5 fois à la demande de Canal +. Mais j’étais content, car SND était prêt à nous suivre, et nous avions fini par obtenir le « oui » du département « Pré-achat du cinéma français » à Canal +. Malheureusement, nous avons été bloqué par le département « Editorial et programmation » car nous n’avions personne de connu au générique et qu’ils ne pouvaient donc pas monter de bande-annonce pour rassembler leurs abonnés, ou en attirer de nouveaux. Avant Face à la Mort, il y avait eu Victime, Au Nom du Mal, Propriété Privée et Cette Nuit J’ai Tué le Diable.


Les 10 questions « passion » façon Proust :

Quel est ton premier film vu (et le contexte) ?

Le premier film que j’ai vu, c’est Blanche Neige et les 7 Nains, à 5 ans, lors d’une ressortie au ciné un été. J’avais un peu flippé, surtout pour la scène du début dans les bois, mais j’étais tombé amoureux de Blanche Neige. J’ai toujours préféré les brunes. Ensuite, le premier film vu, hors dessins animés, c’est Peur Sur La Ville, à 6 ans, lors d’une diffusion télé. J’ai passé la nuit sous la couette, terrifié à l’idée que Minos pourrait surgir dans ma chambre. Sensation que j’ai adoré.

Toc, Toc… »C’est bien ici la chambre de Damien ? »

Ta scène ciné culte ?

Le duel final, dans le cimetière, dans Le Bon, la Brute et le Truand. LE film qui m’a vraiment fait adorer le cinéma, qui m’a donné envie d’en faire partie, d’une manière ou d’une autre. Le découpage de cette scène est tout simplement hallucinant.

Le film qui t’as le plus déçu voire énervé ? Pourquoi ?

Star Wars. Pendant des années, je me suis même demandé comment on pouvait se pignoler à ce point sur ce film. Je pense que c’est avant tout une question de génération, qu’il fallait le voir à l’époque en salles. Perso, en plus du fait que la Science-Fiction, et plus particulièrement le Space Opera, font partie des genres que j’affectionne le moins, je l’ai découvert à 12 ans en VHS, alors que j’avais déjà vu des films comme Mad Max, Terminator, ou même des trucs comme Rusty James, dans lesquels je me retrouvais beaucoup plus. C’était foutu d’avance ! Et maintenant, faut le faire découvrir aux enfants. Quel supplice !

Juste pour te faire plaisir, Damien… Mwahaha ! (allez, te fâche pas, je me rattrape plus bas avec les filles…)

Ton moment, ta scène d’humour préférée ?

Le sketch d’intro d’Amazon Women On The Moon (Cheeseburger Film Sandwich), où Arsenio Hall rentre de voyage, content d’être arrivé chez lui, mais rien ne va se passer comme prévu. Une douzaine de gags et de situations comiques poussifs et très cartoonesques s’enchaînent à la perfection. J’adore !

Ta scène gore favorite ?

L’explosion de la tête de Tom Savini au début de Maniac de William Lustig. J’adore cette scène. Savini est au volant de sa voiture, sa copine à côté. Joe Spinnell saute sur la capot au ralenti, pointe son fusil à quelques centimètres du pare-brise, et boum!, la tête de Savini, qui réalise lui-même les effets spéciaux, éclate en morceaux. La réalisation est parfaite : la menace est bien présente et l’effet vraiment très gore.

La scène érotique la plus excitante pour toi ?

Dans Possessed By The Night, un thriller érotique de Fred Olen Ray qui n’est jamais sorti en France, lorsque Shannon Tweed, en déshabillé très excitant, oblige Ted Prior à faire l’amour à sa femme en les menaçant d’un pistolet, puis se masturbe avec en les regardant. J’aime beaucoup cette scène, car elle parvient à associer la bonne dose d’érotisme et de sensualité à une situation pourtant très déviante.

Le film le plus déjanté que tu aies vu ?

Pas facile d’en choisir un, surtout de nos jours, avec le nombre de films que The Asylum produit chaque année. Mais j’ai envie de répondre Le Couvent de Mike Mendez. Un film qui fait l’effet d’une grosse claque la première fois que tu le vois. Une Série B passionnée et décomplexée, un genre en voie de disparition, qui avait même fait l’unanimité au sein de l’équipe de Mad Movies à l’époque, ce qui était plutôt rare pour ce genre de films. Je l’ai découvert à l’American Film Market, lors d’une projection à 9h du matin, sans rien savoir à l’exception qu’il s’agissait du même réalisateur que Serial Killers, que j’avais bien aimé. J’avais fumé deux clopes et bu un café, j’avais la tête dans le cul. Crois-moi, quand tu te prends des nonnes démoniaques hystériques et phosphorescentes en pleine tronche au bout de 10 minutes de métrage, dans ces conditions, ça te laisse un souvenir impérissable. Un film survolté, très gore, drôle aussi, et à partir du moment où les nonnes font leur première apparition, ça ne débande pas jusqu’au final, lorsqu’Adrienne Barbeau déboule à califourchon sur une moto, vêtue de cuir, un fusil à pompe dans chaque main pour blaster toutes les nonnes qu’elle croise. C’est ultra jubilatoire !

Y’a pas à dire, Le Couvent de Mendez ça a une autre gueule que Sister Act avec Whoopi Goldberg !

La scène la plus flippante à tes yeux ?

Dans Twin Peaks : Fire Walk With Me de David Lynch, lorsque Laura rentre chez elle et monte dans sa chambre. On la sent apeurée, elle ouvre la porte avec méfiance, et on découvre alors Bob, menaçant, caché derrière sa commode. J’ai vu le film une centaine de fois, et cette scène me fait systématiquement sursauter, ce qui est rare. Ca parait con, mais c’est souvent les choses les plus simples qui sont les plus stressantes et les plus flippantes. Au même titre, j’adore également la scène de la baignoire dans Les Diaboliques de Clouzot.

Ton actrice/acteur sur laquelle/lequel tu as fantasmé (mais vraiment hein) ?

Florence Guérin. Après l’avoir vu à plusieurs reprises en photos, mais aussi et surtout dans Le Déclic, je n’en pouvais plus. Malheureusement, passés quelques films érotiques et thrillers horrifiques tournés en Italie, elle a eu une carrière très éphémère. Mais le cinéma ne l’intéressait pas du tout. Encore moins aujourd’hui d’ailleurs.

Ensuite il y a Barbara Crampton, ultra bandante dans From Beyond. Mais comme je le disais plus haut, j’ai toujours préféré les brunes, donc…

Allez, cadeau : je t’offre la brune…

…et la blonde 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ton souvenir le plus marquant lié au ciné ? (film, rencontre, visite d’un lieu de tournage,…)

Y’en a tellement ! Mais c’est certainement ce moment où j’ai réussi à faire accepter à Guillermo Del Toro, malgré les très très mauvais souvenir qu’il garde du tournage (faut dire que les Weinstein lui ont mis bien profond et à sec), que Mimic n’est pas un mauvais film, loin de là. Il a même réussi ce pari incroyable de rendre crédibles et terrifiantes des créatures qui auraient facilement pu être absurdes et totalement ratées : des cafards à morphologie et taille humaine. Il aura fallu 3 discussions passionnées et passionnantes de 4 heures chacune pour en arriver là, au cours desquelles il m’a raconté comment s’était déroulé le tournage, la vision qu’il avait à l’origine du film, son carnet de notes et de croquis à l’appui. C’est sûr, sa version aurait été tellement mieux, mais je garde une affection particulière pour ce film, dont je n’attendais rien, et qui s’est révélé être une excellente Série B d’une efficacité redoutable. 

Un grand merci à Damien pour sa gentillesse et sa patience…et sa passion !

Vous l’aurez compris, la sortie de son tant attendu bouquin passe par vous. Donc cette fois, sortez-vous les doigts du cul et précommandez-le ici : https://fr.ulule.com/b-movie-posters-2/

Et vu que le sortie est prévue un peu avant Noël, avouez que ça fera bien sous le sapin aux côtés de l’écharpe tricotée par mère-grand ou des paires de chaussettes et autres cravates à motifs douteux…

Pour les anciennes parutions en virtuel et les dernières infos, allez jeter un oeil ici https://www.facebook.com/pg/BMoviePostersMagazine/posts

Evil Ash

Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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