RETRO WIZARD DAY 2017

Suite à une première édition mémorable qui fut logiquement couronnée de succès, Pascal Gillon et sa team ont donc, pour notre plus grand bonheur, remis le couvert en cet automne 2017 avec un second Retro Wizard Day : sympathique événement destiné aux fans de cinéma, de bandes dessinées, de fanzines, de littérature, de mangas, de séries TV (même de La petite maison dans la prairie…), et de bien d’autres choses. Organisée cette année au profit de l’association CAP 48, la convention liègeoise accueille aussi en ce 8 octobre un petit bout d’homme âgé de 6 ans, prénommé Enzo, atteint d’une maladie dégénérative appelée myopathie de Duchenne. Par le biais notamment d’une vente de briquets et de stylos, c’était l’occasion de faire un petit geste pour une belle et grande cause afin de venir en aide à un enfant qui doit lutter, de façon bien trop précoce, contre un mal dont un gamin si jeune ne devrait être confronté. Manifestation incontournable en devenir, le RWD version 2017 a tenu toutes ses alléchantes promesses, et même un petit peu plus que cela. Voyons de plus près ce qu’il c’est passé en Wallonnie lors de ce week-end du 7 et 8 octobre…

C’est donc au départ de ma cité bragarde, qu’armé d’un gros rhume et accompagné pour la seconde année consécutive de l’ami David Didelot, que nous avons débuté notre voyage en terre promise à destination de la salle du centre culturel de Chênée. Malgré quelques ralentissements post Luxembourgeois, nous sommes arrivés à Liège dans le courant de ce samedi après-midi pluvieux. Une fois sur place, et ce même si nos portables furent particulièrement capricieux, merci Free pour l’option appels depuis l’étranger, nous prîmes conscience que nous allions passer deux jours s’annonçant particulièrement jubilatoires.

Après un rapide tour des lieux, place à ce qui fait une partie de la magie de ce festival placé sous le signe de la bonne humeur, c’est-à-dire les retrouvailles tant attendues avec les potes. Mon ami monsterssquadien Pascal bien sûr, mais aussi les sympathiques Rigs Mordo, le gardien de la Toxic Crypt, Jérôme Ballay, inimitable et talentueuse plume du blog Ze curious goods, ayant fait en compagnie de son épouse un très long voyage pour être des nôtres, le toujours très posé Laurent – Le fanzinophile – Faiella (au passage, merci encore l’ami pour les VHS…), Didier Lefèvre, l’homme à la gorgone, que j’ai enfin pu rencontrer plus longuement que lors d’un furtif passage du côté d’Audincourt, et de bien d’autres sur lesquels je reviendrais un peu plus tard. Car nous approchons les 19h, et la soirée pré convention ne nous attendra pas éternellement pour lancer les festivités.

Une visiteuse du genre… diabolique!

Situé dans un complexe longeant les quais de l’Ourthe baptisé « La zone« , c’est avec un programme alléchant que débuta ce rassemblement destiné à la projection de quatre courts-métrages. Présenté par Christophe Mavroudis, mais également par la toujours très souriante Svetlana et sa moitié, notre monsieur festival sur la Squad Adam Korman (toujours un plaisir de te revoir mon pote), histoire de nous mettre en appétit, c’est avec la bande-annonce du très beau Caducea, à l’influence évidente au cinéma de Guillermo Del Toro, que nous commencions notre visionnage. Suivirent, dans le désordre, le techniquement très abouti et assez trash Cruelle est la nuit du sieur Alan Deprez, l’étonnant Le hibou, dans lequel Vee Honoré décide de jouer de la gâchette le jour de son anniversaire, et puis deux petites bombes qui ont considérablement marqué mes rétines de cinéphile. Tout d’abord avec La quatrième nuit, mis en scène par les excellents et très sympas frères Leroux, narrant la rencontre d’un homme avec une forme de vie extra terrestre, offrant par là une bande très qualitative empreint d’une poésie particulière et, me faisant parfois penser à l’ambiance étrange, mais en moins poisseuse, du génial Xtro d’Harry Bromley Davenport. Et enfin, le méga coup de massue de cet inoubliable spectacle, l’hallucinant Révolution de l’ami Joffrey Smith avec qui j’ai eu la chance de faire connaissance à l’occasion de cette pré convention. Hommage (volontaire?) à tout un pan de ciné bis italien de la grande époque, j’ai, pour ma part, rarement vu une péloche aussi fun, dynamique, drôle, hyper gore, et méchamment bien branlée ! Un travail titanesque j’image de la part de ce jeune réalisateur, pour ce que je qualifierais de meilleur court qu’il m’ait été donné de voir depuis bien des lustres.

L’une des deux salles du centre culturel

Après s’être échangé nos multiples impressions sur les œuvres que nous venions de découvrir, Augustin, David, Didier, Jérôme et son épouse, Laurent, et moi-même, décidait à l’unisson de ne pas rester pour la diffusion planifiée de Braindead, le chef-d’oeuvre de Peter Jackson. Et pour cause, la plupart d’entre nous n’avions que picoré le midi et là, nous commencions à avoir vraiment la dalle ! Donc, pour éviter de se livrer à de potentiels actes de cannibalisme, direction un petit resto fort accueillant dans lequel le Frenchies que je suis a pu se frotter au mythique boulet liègeois. En même temps, être à Liège et m’avaler une assiette de pâtes à la carbo, ça m’aurait fait chier quand même ! Autant profiter un max, car les heures s’égrainent et c’est dans l’un des salons de l’hôtel dans lequel nous sommes descendus, que nous avons décidé de finir cette très chouette soirée. Avant de regagner l’endroit où il était prévu que nous passions la nuit, mon malicieux GPS avait tout de même décidé de nous faire quelque peu visiter la ville. Mais bon, David et Didier, mes compagnons de voiture, ont au moins eu le plaisir d’admirer la beauté des ronds points belges autour desquels j’ai dû tourner 3 à 4 fois dans certains cas pour trouver notre direction. Il est cool le Mappy !

Une fois arrivés à destination, c’est donc bien au chaud et devant une bonne tasse de café, ben ouais, nous sommes des mecs sérieux, que notre joyeuse bande de copains a pu prendre le temps de causer cinéma, fan édition, projets divers et variés, et amusantes anecdotes facebookienne. Concernant nos riches échanges, je ne m’étendrais pas davantage car il m’en faudrait trois pages, mais comme le dit si bien le chef des méduses, ce qui se passe à Liège, reste à Liège ! Bon, sur ces bonnes paroles, ça discute, ça déconne à tout va, mais même si nous étions partis pour veiller jusqu’au petit matin, il va falloir aller pioncer un peu quand même, histoire d’être en forme pour ce dimanche qui se profile à l’horizon, car malheureusement, nous ne sommes pas tous comme Augustin, qui a la capacité secrète de ne dormir que 15 minutes toute les 24 heures et être frais comme un gardon chevelu le lendemain. Les bienfaits de l’air vivifiant de sa Toxic Crypt probablement…

Le stand des fanzineux de Black Lagoon

Dimanche 8 octobre. Ca y est, c’est le grand jour ! Après avoir pris un petit déjeuner équilibré, à notre façon, c’est parti pour cet indispensable rendez vous annuel qu’est le Retro Wizard Day. Tout d’abord, force est de constater que l’espace consacré à l’événement a pris de l’ampleur. En effet, pour recevoir les visiteurs ce n’est plus une, mais deux salles qui sont désormais accessibles au public. Et qui dit plus de volume, dit aussi plus d’exposants. Et c’est tant mieux ! Du DVD et du Blu-ray à gogo, des bouquins en pagaille, du fanzine à tout va, des créations originales venant d’artistes aussi divers que variés, bref, nous sommes bien là dans un univers carrément taillé sur mesure pour les passionnés que nous sommes. Entre deux allées, toujours un plaisir d’aller tailler une bavette avec les toujours très cools Patrice et Romuald d’Uncut Movies, dont le stand proposait grand nombre de titres édités sous leur label, mais pas que. Un bon moment aussi passé à fouiner dans le monumental étalage (15 mètres quand même!) de Richard Duquet, vendeur professionnel qui propose un stock de films hallucinants à des tarifs franchement abordables. Et chez Richard, lorsque l’on cherche un peu parmi la multitude de produits proposés, on déterre souvent quelques très belles pépites… En face de la travée des fanzineux, où règne une bonne humeur communicatrice, c’est dans les ténèbres de l’aube que je retrouve avec plaisir l’ami Eric Palumbo, ayant fait le déplacement de sa Lorraine natale pour, entre autre, présenter son excellent premier roman. Toujours du côté des auteurs, impossible de ne pas aller à la rencontre de l’adorable Corinne Philippe, présente comme à l’accoutumée avec Patrice Rozet. Un superbe concours de cosplay plus tard, où l’un des membres du jury que je ne nommerais pas aurait, paraît il, monnayé son vote contre quelques services en nature avec un participant, de source sûre, il semblerait que ce soit celui ayant rendu hommage à la Planète des singes… Pas improbable…

J’ai presque failli le gagner ce concours…

C’est ensuite l’occasion pour moi de (re)voir quelques sympathiques ami(e)s que je n’ai que trop peu l’opportunité de croiser. Pelle mêle, Cédric Moviescope Valentin, Luis Alcaide, Sophie Martin, Audrey Jeamart (n’écoutes pas le Rigs chère scopophile, il est vachement bien le Je suis vivant d’Aldo Lado…), Ruben Valcke, le toujours fidèle au poste Jacques Coupienne, et bien d’autres que le temps, voire les circonstances, ne m’ont pas permis de rencontrer. Rythmé à la cadence des somptueux lots à gagner lors de la tombola, c’est avec une grande tristesse que ma montre affiche d’ors et déjà 17h passées, et sonne pour David et moi même la conclusion de cette merveilleuse journée. Juste le temps d’aller faire une bise amicale aux copains, que nous sommes déjà sur la route le cœur lourd, le portefeuille vide, mais l’esprit rempli de merveilleux souvenirs que nous ne sommes pas prêt d’oublier.

Un grand merci donc à notre Pascalou et à tous les bénévoles grâce à qui cet événement a pu avoir lieu, et… on se dit à l’année prochaine pour, je l’espère, une troisième édition…

Tom

Né à l’aube des glorieuses 80′ à même la moquette de l’arrière-salle d’un vidéoclub, c’est par le biais de nos mythiques VHS que j’ai eu mes premiers émois cinématographiques. Amateur de péloches italiennes bien saignantes, grand fan devant l’éternel de Lamberto Bava et féru de ciné de genre US, le bis (mais pas que…) est pour moi une addiction dont je ne souhaite me défaire. Je vous contamine ?

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2 réponses

  1. Rigs dit :

    Report au poil de loup-garou Tom, bravo et ça rend nostalgique! Pour ce qui est de mes super pouvoirs de non-dormeur, c’est de l’entrainement 🙂 Et pour Audrey, elle n’a pas apprécié le film outre mesure, donc j’avais raison, ah ah !

    • Tom dit :

      J’ai des poils (de loup-garou) dans les yeux moi 🙂 , je viens seulement de voir ton com’, sorry… Merci l’ami, et ouais, c’est clair que ça rend nostalgique tout ça. Mais bon, ce sont tellement de bon souvenirs… Bon, tant pis pour l’Aldo Lado, j’aurais quand même essayé de le défendre 😉

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