Le Soldat (The Soldier)

Aujourd’hui quasi porté disparu dans les limbes profondes du 7ème art, sauf pour les rats de vidéoclub que nous sommes et qui s’en souviennent avec nostalgie, Le Soldat est une solide série B d’action qui mérite qu’on s’y attarde un peu. Et vous savez quoi ? C’est ce qui est prévu avec cette chronique ! La vie est bien faite quand même…

Vous pensez que The Soldier est un gros film bien bourrin ? Perdu ! On a plutôt affaire à un succédané assez bien foutu (et parfois touffu aussi) des aventures de l’ami 007, alias James Bond, qui fait la part belle à la guerre froide vu que nous sommes en plein dedans au moment du tournage, grande époque des films anti cocos donc. Ici, le mur de Berlin possède encore toutes ses briques, Papy Gortbatchev ne l’ayant pas encore démoli et on s’écharpe diplomatiquement entre les USA et l’URSS. Les Ruskovs sont donc des vilains pas beaux et très méchants menaçant carrément de faire sauter à coups de plutonium un champ de pétrole en Arabie Saoudite (ben, en Arabie on vous dit, faut suivre un peu… 🙂 ). C’est donc autour de cette menace que tourne le scénar du Soldat, qui, comme avec le héros de Ian Fleming, nous fera voyager pour pas cher aux quatre coins de notre bonne vieille planète bleue puisqu’on passera par Israël, Londres, Paris, Moscou, Washington, Philadelphie, ou encore Berlin pour un excellent final. Le tout avec un seul ticket de ciné dites donc, moins cher que Ryanair ! On n’est pas volé sur la marchandise…

Another brick in the Wahl

Comme il se doit, la CIA dépêche sur place le super soldat du titre qui va tenter d’empêcher l’inélutla.., l’inéculte…l’inéluctable (yes, j’y suis arrivé !). En tête de gondole interprétant ce héros, Ken Wahl (Un Flic dans la mafia forever, je VEUX une sortie DVD de cette série !!!). Perso, si j’apprécie le bonhomme, je l’ai trouvé un peu léger en agent invincible. Pas mauvais non, mais pas vraiment crédible, trop jeune et un peu fade. Steve James, grand spécialiste de l’action movie notamment pour la Cannon (♥), quant à lui, assure beaucoup mieux à ce niveau dans le rôle malheureusement trop court d’un des partenaires de jeu de Wahl.

Tout au long de la petite heure et demie que dure le film, c’est un ton résolument réaliste qui prédomine, l’humour souvent pratiqué par l’agent 007 étant laissé au vestiaire, ce qui n’est pas plus mal d’ailleurs. C’est qu’il ne rigole pas notre soldat, il se prend même très au sérieux, mâchoire serrée et sourcils froncés. Un peu constipé Ken, tu veux du Dulcolax ? Si, à la lecture du résumé, l’approche peut sembler un peu simple et convenue avec entre autres le coup classique de la hiérarchie qui laisse ses hommes se dépatouiller seuls dès que la situation dérape, elle est malgré tout le reflet d’un contexte politique d’époque des plus tendus et tordus. C’est donc avec un plaisir jamais démenti que l’on suit cette bande d’exploitation jamais chiche en scènes d’action spectaculaires et plutôt réussies, avec notamment une fin qui vous colle au fauteuil.

Ne vous excitez pas, c’est une affiche d’époque, il ne passe pas lundi à 20h sur channel 45…Faut tout leur expliquer à ces lecteurs…

Alors totale réussite que ce Soldat ? Non, pas tout à fait, soyons francs. Quelques longueurs rendent le film un peu mou du genou, il faut le reconnaître, malgré la courte durée globale. Et la dynamique des combats mano à mano est parfois terne, guère aidée par un abus de ralentis. Par contre, les amateurs seront aux anges avec des impacts de balles gores à souhait et pour lesquels, là, le ralenti s’impose.

Aux côtés de Wahl, outre Steve James déjà cité, quelques tronches connues : Joachim De Almeida, une apparition du cartoonesque Jeffrey Jones et même le génial Klaus Kinski ! Ne servant franchement pas à grand chose, présent le temps d’une seule scène, il est vêtu d’une belle combinaison blanche, sa crinière blonde coiffée d’une paire de grosses lunettes du plus bel effet. D’ailleurs, on s’attend à voir Klaus qui skie mais il se contente de se balader, ses planches à la main…(une blague déjà utilisée par votre serviteur sur ce site s’est glissée dans cette dernière phrase. Pourrez-vous la retrouver ?)

Klaus qui rit

Aux manettes, on retrouve l’efficace James Glickenhaus à qui l’on doit également les très bons Le Droit de Tuer (The Exterminator en vo, chroniqué il y a peu par l’ami Tom ici même), Blue Jean Cop ou le méconnu et très sympa McBain et qui fut également le producteur avisé de Maniac Cop ainsi que de trois films signés Frank Henenlotter : Frankenhooker et Basket Case 2 et 3. Petit clin d’œil amusant, lors d’une scène de Blue Jean Cop du même Glickenhaus donc, les deux héros interprétés par Peter Weller et Sam Elliott passent devant un cinéma où sont projetés en double programme… The Soldier et The Exterminator. Auto citation rigolote.

J’y pense justement : Blue Jean Cop et Le Droit de tuer étant sortis en dvd et blu ray chez Carlotta dans la collection Midnight Movies, pourquoi ne pas en faire de même avec Le Soldat ? Je dis ça…je dis rien.

Le Soldat

de James Glickenhaus

Avec Ken Wahl, Alberta Watson, William Prince, Steve James, Klaus Kinski, …

 

Evil Ash

Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n’en suis jamais repu ! J’en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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