Tales from the Crypt – Saison 2 (Partie 2)

The Sacrifice
La première vraie sortie de route de la série… The Sacrifice est chiant, pas fun pour un kopeck et doté d’une histoire d’assurance tirée par les cheveux dont on se fout, au final, éperdument. Même les personnages sont ternes et inintéressants. Rien à sauver, rien qui pourrait rehausser d’un poil de cul de moucheron l’intérêt du court-métrage. Pas même l’apparition du pourtant très cool Michael Ironside et encore moins la scène de «  sexe  », ridicule et filmée n’importe comment  ! Et le pire, c’est qu’on sent vraiment que le réalisateur a dû galérer pour boucler les 20 minutes du bordel, en témoignent plusieurs scènes qui puent quand même vachement le remplissage (les premières séquences qui s’éternisent sur des plans de Los Angeles, puis des flashback de scènes qu’on a visionnées genre 10 minutes auparavant  !). Un ratage étonnant au sein de cette excellente saison deux… Aller, on tire la chasse, la suite sera plus réjouissante  !

Tiens ? Monsieur Sarkozy ? Mais que faites-vous donc sous mes vêtements ?

For Cryin’ Out Loud
L’épisode s’ouvre sur une scène délirante et pour le moins inattendue  : un condamné à mort semble vachement pressé (et même enchanté) d’aller se faire toaster sur la chaise électrique  ! L’histoire toute entière se présente donc comme un long flashback qui explique comment le mec a bien pu en arriver là  ! Ce type, c’est Marty, un producteur de musique véreux qui découvre un beau matin sa conscience se manifester à lui sous la forme d’une petite voix moralisatrice. Lui seul peut l’entendre, et elle semble bien décidé à lui pourrir la vie  ! Le concept du segment est marrant et sort un peu des sentiers battus. Avec ses répliques cinglantes et son ton goguenard, la conscience de Marty apporte beaucoup d’humour et fait plonger le bordel dans la comédie noire. Les acteurs en font des caisses mais c’est complètement dans le ton de l’épisode. Notons d’ailleurs la présence de Katey Seagal (la maman de Mariée deux enfants et voix de Leela dans Futurama) au décolleté plongeant et surtout de ce bon vieux Iggy Pop, ici dans son propre rôle ! Bouffant à tous les râteliers, le mec se devait d’être présent dans cette histoire avec du rock n’ roll dedans  ! Un peu dommage cependant qu’il soit cantonné à gesticuler torse poil sur scène, on aurait adoré le voir dans un rôle davantage développé. D’autant plus que Cry Baby ou Dead Man nous avaient montré que le mecton se débrouillait bien devant la caméra… Mais ne faisons pas nos constipés, ce quasi remake du «  Cœur révélateur  » de Poe est un épisode cool, original et parfaitement rythmé de cette saison, et ça fait bien plaisir  !

Un jeu d’acteur d’une rare sobriété

Four Sided Triangle
Une romance chez les ploucs filmée par Tom Holland ! Si le réalisateur ne met pas en scène le scénario le plus fascinant de la saison, il parvient tout de même à nous divertir sans grande difficulté. Il faut dire que ce segment est une ode à la beauté de Patricia Arquette. Vingt minutes dédiées aux formes généreuses de l’actrice, ben disons que ça passe le temps de manière satisfaisante. La scène dans laquelle elle cherche des œufs frais, à quatre pattes dans le poulailler, sous l’œil pervers du fermier qui la reluque en gémissant, c’est heuu… comment dire  ? Ben ça fait toujours son petit effet quoi. Et juste après, la belle Arquette se met à traire les vaches ! Ben voyons  !! Le réal’ cadre même plusieurs fois son petit cul moulé dans un jean, troué juste là où il faut  !!! Ah, j’en vois déjà qui se tâte (ben faites comme chez vous les gars !) à lancer directement l’épisode, on se détend  ! Parce que Four Sided Triangle nous laisse quand même un poil sur notre faim  ! La piste fantastique que nous promet l’histoire s’évapore lors du final, alors qu’il aurait été sans doute plus judicieux de laisser planer le doute quand aux visions surnaturelles du clown épouvantail… En bref, un épisode sympatoche, tout au plus. Restent les jolis nibards de Patricia et la chouette ambiance très typée Amérique profonde, avec ses champs de maïs, son épouvantail chelou et ses fermiers bizarroïdes aux sacrées gueules d’arriérés. Avons que pour qui apprécie l’ambiance des nouvelles de Stephen King (genre Les enfants du maïs ou 1922) ben c’est plutôt kiffant. Et le twist final, même s’il est complètement attendu (à moins que je ne sois supérieurement intelligent  ? Allez savoir…) reste assez brutal et satisfaisant. C’est toujours ça que les Boches n’auront pas, comme dirait ma grand-mère.

Avec Patricia Arquette, la chasse aux oeufs de Pâques est toujours un moment exaltant

The Ventriloquist’s Dummy
Et on enchaîne avec le plus cool épisode de la saison, et accessoirement, un des meilleurs de la série tout entière  ! Frank Darabont (au scénario) et Richard Donner (à la réalisation) nous gratifient d’un délire qui frise le splatter gore  ! L’histoire est celle d’un loser de ventriloque (environ aussi marrant que Dany Boon) qui se décide à rencontrer son maître spirituel afin que ce dernier lui enseigne le métier (et éventuellement le talent)… Le pauvre garçon risque de s’en souvenir pendant longtemps ! Un sommet de divertissement débilos ! The Ventriloquist’s Dummy est clairement un hommage à Frank Henenlotter. Une grosse farce biscornue qui rappelle avec insistance Brain Damage et plus encore Basket Case, dont il semble au final être une sorte de remake. Je ne vais pas éventer le twist ici, mais on retrouve les mêmes fascinations pour la déformation physique, la fusion des corps et la gémellité monstrueuse. C’est drôle, le contre-pied est excellent et le personnage de Morty tout simplement génial  ! Le programme fait donc danser la Macarena à mon entrejambe  : du monstre en latex, de la folie douce et de la violence gratuite, hell yeah, c’est tout ce qu’il nous faut  !! C’est fun, déluré, et moi, j’applaudis des mains et des pieds  !!! Seule et unique déception, l’épisode passe bien trop vite…

Merci de bien vouloir ne pas regarder cette photographie ci-dessus si vous souhaitez préserver le suspense concernant le twist final de cet épisode. Vous voilà prévenus, merci de votre attention.

Judy, you’re not yourself today
Le transfert d’identité et de corps est un thème qu’on retrouve davantage en science-fiction que dans le fantastique, ce qui n’empêche pas les Tales from the Crypt de nous en proposer ici leur version farfelue. La grande réussite de cette farce réside dans ses trois personnages qui sont particulièrement hilarants. Le couple de héros excentriques et complètement allumés fait des étincelles  : lui, le BCBG toujours armé de son fusil de chasse, elle, la maniaque et ses bibelots hideux   ! Le dernier perso de l’histoire est une version revisitée de la vieille sorcière, qui se révèle elle aussi plutôt cool dans son genre. À eux trois, ils assurent largement le show et font de cet épisode une réussite ! Mais ce dernier parvient aussi à s’extirper du tout venant en la matière grâce à un traitement plus original que la moyenne et à une ambiance décalée qui lorgne plus sur la comédie légèrement timbrée  ! Les gags font mouche et plusieurs séquences sont vraiment marrantes  ; la plus drôle reste sans doute celle dans laquelle Donald, le militant NRA, utilise son arme comme une fillette apeurée ! Du gros n’imp’ ! C’est grotesque et kitsch à fond les ballons (l’ouverture nous plonge d’ailleurs directement dans l’ambiance !) et l’utilisation de la musique enfonce le clou dans l’humour débile et bon enfant. Les persos sont si sympatoches qu’on aurait adoré les retrouver dans d’autres aventures… Clairement un de mes petits chouchous de la saison  !

Une entrée en scène lumineuse pour une brillante sorcière

Fiting Punishment
L’épisode Blacksploitation de la série, réalisé par ce bon vieux Jack Sholder, est basé sur un pitch archi-classique, presque archétypal… Visionné juste après l’épisode précédent, il semble d’ailleurs encore plus lambda. Nous suivons un ado venant de perdre ses parents qui part vivre chez son oncle, directeur de pompes funèbres. Le problème, c’est que ce dernier est un véritable fumier à la morale plus ou moins vacillante  : il exploite alors son neveu, n’hésite pas à arracher une ou deux dents en or sur les cadavres dont il s’occupe et commet en plus ses ignominies en citant toujours la Bible. En un mot, un gros enculé (bon OK, ça fait trois mots). Après de nombreuses maltraitances, le méchant oncle unidimensionnel se mange finalement un retour de bâton ironique, et l’épisode aboutit alors sur la vengeance du kid… L’histoire est donc typique, mais elle reste agréable à mater, étant jalonnée de quelques scènes marquantes qui rythment idéalement le récit. Les séquences cradottes à la morgue, le passage à tabac du neveu par l’oncle, ou encore la scène du cadavre coupé au niveau des jambes, afin qu’il rentre dans un cercueil initialement trop petit ! Bref, pas un épisode forcément mémorable, mais il se suit avec plaisir. Et la scène finale, composée d’un chouette ambiance, rehausse un peu le niveau et fera même frissonner votre petit neveu de 6 ans  !

Et vlan, ça t’apprendra à manger mes Kinder Bueno !

Val Le Blond

Un peu comme tous ces acteurs adultes qui jouent des adolescents de 16 ans dans n’importe quel slasher, Val le blond est un enfant qui a dépassé la date de péremption depuis quelques années déjà. Collectionneur avide, nerd compulsif, il aime faire des classements dans sa tête de ses épisodes préférés de The X-Files (qui changent tout le temps), peindre en écoutant du punk-rock et prendre du retard sur ses lessives. Créateur des fanzines Torture Oculaire et La Fraîcheur des Cafards, il cherchera un emploi stable quand il sera grand. Peut-être.

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