Souvenirs de bandes magnétiques : Part two

The Mutilator (1985)

Il y a des films qui, après visionnage, bouleversent profondément votre façon d’appréhender les choses de la vie. En ce qui concerne l’oeuvre de Buddy Cooper, il y a clairement un avant, et un après. Avec un titre pareil, une telle péloche ne pouvait me laisser de marbre, mais franchement, j’ai rarement vu un métrage aussi affligeant ! Remportant haut la main la palme des acteurs les plus mauvais jamais vus sur un écran (ils sont à se pisser dessus!), et l’hilarant doublage français n’arrange rien of course, s’il reste encore un petit peu de place sur le Walk of fame, même un « comédien » de la trempe de Jean-Luc Reichman a plus de chances d’y avoir un jour son étoile qu’eux ! Reste néanmoins d’étonnantes scènes gores, plutôt bien fichues, venant nous sortir de la torpeur dans laquelle The Mutilator nous plonge. Mais bon, c’est marrant et c’est vraiment une bande qu’il faut voir au moins une fois avant de mourir, un pur Zlasher quoi !… 🙂

 

Alien, la créature des abysses (1989)

A bien y regarder, le ciné d’exploitation c’est un peu comme du grand vin. Si tu le dégustes trop jeune, il peut laisser un goût amer. Par contre, lorsque tu le laisses vieillir un peu, tu lui découvres parfois une saveur particulière que, finalement, tu ne lui aurais jamais soupçonnée. Revu hier soir, sur une très vieille copie VHS, le fort sympathique Alien, la créature des abysses du talentueux Antonio Margheriti. Pur film d’aventures écolo à consonance horrifique, cette péloche vaut surtout pour son improbable monstre, sorte d’être bio-mécanique haut sur patte, doté d’une pince géante, et la présence de Julia Mac Kay, Marina Giulia Cavalli pour l’état civil, prompte à faire craquer les slibards les plus résistants. Y’a pas… qu’est-ce qu’elles manquent ces petites séries B transalpines…

 

Braindead (1992)

Peter Jackson est vraiment un génie. Après nous avoir offert un Bad Taste hyper jouissif avec ses aliens mangeurs de cervelles, des Feebles mettant en scène des marionnettes libidineuses à moitié timbrées, et… quoi ? La trilogie du saigneur des moineaux, faudra que je la voie celle-là, elle doit être fun, voilà qu’il nous livre au début des 90′ l’un des films de zombies des plus drôles qui soient. C’est outrageusement gore, super amusant (le passage avec le curé dans le cimetière… un must!) mais jamais vulgaire et franchement, après l’avoir vu, on ne regarde plus jamais une crème anglaise de la même façon… 😉

 

Bad moon (1996)

Assez méconnu, mais pourtant vraiment très bon, le Pleine lune d’Eric Red propose une confrontation inédite mais hautement efficace : le gentil chien de la famille vs le loup-garou déchainé. Ou comment le réal de Body Parts oppose efficacement la nature des deux animaux, l’un domestiqué, prêt à tout pour défendre ses maîtres, l’autre sauvage, prêt à tout pour les bouffer ! Une péloche vraiment bien fichue qui, cerise sur le cabot, met en scène un magnifique lycanthrope créé par Steve Johnson et sa team. Sans conteste l’un des meilleurs métrages abordant le thème du loup-garou de cette décennie…

 

Peur bleue (1985)

Ce n’est un secret pour personne, les prêtres ont parfois quelques lourds secrets… A défaut de se pignoler en douce en pensant à Mère Teresa, ou sur du Penthouse, c’est mieux, ou plus efficace c’est selon, celui du film de Daniel Attias est un loup-garou. Cette très chouette, mais souvent décriée (étrange d’ailleurs…), adaptation de Stephen King, reste néanmoins une œuvre hautement efficace, notamment lorsqu’il oppose un jeune garçon en fauteuil roulant, feu Corey Haim, au féroce homme de Dieu poilu qui n’hésite pas à mettre en pièces les malheureuses victimes qu’il décide de punir. Une péloche à réévaluer je pense…

 

Y a-t-il un exorciste pour sauver le monde ? (1990)

En grand amateur d’humour burlesque à tendance parfois un peu lourd, et fan des séries genre Y a-t-il un pilote pour sauver le président ? – pas en terre Gauloise en tout cas – je ne pouvais que me réjouir à la vision d’une parodie singeant l’histoire de possession la plus célèbre de l’histoire du cinéma. De plus, c’est toujours un plaisir de retrouver Leslie Nielsen en maître d’oeuvre du gag complètement absurde et, fait plutôt sympa, on compte dans le casting la seule et unique Linda Blair. Cool, sur le papier en tout cas, car à l’écran, c’est vraiment très mauvais… Le film est outrageusement poussif, et n’est véritablement drôle, en fait, même pas drôle du tout pour ainsi dire, uniquement sur de (très) rares séquences. On se consolera, tant bien que mal, en se disant qu’à défaut de (re)jouer avec son entrecuisse et un crucifix, l’ex Regan a les cervicales de nouveau très souple, et gerbe toujours autant. Bref, une péloche à éviter donc…

 

Warlock (1989)

En cette douce fin de décennie, Steve Miner, qui a déjà à son actif les chapitres 2 et 3 de la saga Vendredi 13 ainsi que l’excellent House, nous propose une version intéressante du film de sorcellerie. S’inspirant de quelques croyances médiévales, et oui, dans l’oeuvre de Miner la sorcière, et non le sorcier, est munie d’une paire de couilles, le futur réalisateur de Lake Placid transpose le mythe moyenâgeux en plein cœur de l’Amérique post Reaganienne. D’une efficacité redoutable, le fameux Warlock, sous les traits d’un Julian Sands dans un rôle taillé sur mesure (le bonhomme ayant par la suite chopé Asia en levrette dans les souterrains d’un célèbre opéra, et aura initié Elsa Pataki aux plaisirs de la bi.. l’amour, pardon, dans le sympathique L’Enfer des loups – on a vu plus contraignant comme carrière… – ), cette péloche quelque peu oubliée demeure néanmoins une très chouette série B pleine de qualités, qu’il est franchement bon de (re)découvrir…

 

Frogs (1972)

Film qui milite clairement pour la cause écologique, on ne s’en plaindra pas, visionnaire l’oeuvre de George McCowan, surtout qu’il est daté de 1972 et que… qu’a-t-on a fait depuis pour protéger l’environnement ? Pour nous donner bonne conscience, on nous donne un sac bleu et un autre jaune, et on nous vend des ampoules économie d’énergie pendant que les industriels déversent leurs merdes un peu partout… Ouais bon, pendant que la banquise est en train de fondre, dans Frogs c’est une armée de gros crapauds, bien aidée par des araignées et bestioles de toutes sortes, qui viennent prêter main-forte à Dame Nature pour botter le cul à des vilains pollueurs. Cool, d’autant plus qu’à l’époque, il n’y avait pas d’images de synthèse, donc les créatures sont des vraies, pas des trucs tout moisis en pixel type Piraconda ou autre Crocoala. Oui, ça existe, c’est le mélange d’un crocodile et d’un koala, c’est super dangereux d’ailleurs… Sinon Frogs demeure une sympathique série B d’agression animalière plutôt bien emballée, et où le cachet so 70′ est vachement dépaysant. Pas mal !

 

Hellraiser 2 (1988)

A l’époque, quelle fût mon appréhension, excitation, bandage et débandage, à l’annonce d’une suite des aventures de Pinhead et de sa bande d’écorchés. Après un très chouette premier épisode plein de potentiel, refaire sortir de sa boîte  notre dérangé du crochet demeure une expérience plutôt délicate, dans la mesure où Le pacte avait déjà posé les bases de ce qui s’apparente à une petite mythologie. Et bien ce Hellbound s’offre le luxe d’égaler (de dépasser?) le film précédent en déplaçant son intrigue dans le cadre d’un hôpital psychiatrique des plus glauques, et en présentant un nouveau démon on ne peut plus charismatique : le Léviathan. Non content d’avoir collé une méga branlée aux cénobites, le pourvoyeur de l’enfer s’en ira chercher des noises à Kristy, l’héroïne de l’oeuvre précédente, et d’une jeune fille un peu bizarre prénommé Tiffany. En découle un métrage à l’ambiance pesante, poisseuse, aux séquences gores efficaces et à la mise en scène rondement menée. Excellent !

 

Innocent blood (1992)

Tiens, en voilà un titre dont je n’avais pas ou plus de souvenirs. Redécouvert avec grand plaisir il y a peu, cette œuvre, mis en boîte 11 ans après Le loup-garou de Londres, nous rappelle à quel point John Landis est doué lorsqu’il réalise, que trop rarement malheureusement, des films fantastiques. Traitant d’un sujet lourd à caractère parfois dramatique (l’éternité quand on est seul, c’est chiant et c’est quand même un peu long…), Landis déjoue astucieusement les poncifs du genre en désamorçant intelligemment certaines situations par un humour, noir, pertinent et bienvenu. Niveau casting, c’est juste un truc de malade, avec une Anne Parillaud, tout juste sorti de Nikita du gros Luc, en prédatrice vampirette terriblement sexy et assoiffée de sang (mais pas que…), et d’un Anthony LaPaglia pas encore transformé en Jack Malone franchement convaincant. Innocent Blood est vraiment une très chouette péloche, et carrément un métrage majeur sur le thème surexploité de la mythologie des vampires.

 

Tom

Né à l’aube des glorieuses 80′ à même la moquette de l’arrière-salle d’un vidéoclub, c’est par le biais de nos mythiques VHS que j’ai eu mes premiers émois cinématographiques. Amateur de péloches italiennes bien saignantes, grand fan devant l’éternel de Lamberto Bava et féru de ciné de genre US, le bis (mais pas que…) est pour moi une addiction dont je ne souhaite me défaire. Je vous contamine ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *