Les Tueurs de l’éclipse (Bloody Birthday)

Prendre un enfant par la main, chantait le death métaleux Yves Duteuil. Oui bonne idée mais avec ceux qui sont dans le film, vous risquez de perdre la vôtre de main…ou le bras…ou la vie…

1970, en Californie – Une nuit d’éclipse, trois femmes d’un village accouchent simultanément. Dix ans plus tard, les 3 enfants nés lors de cette nuit, Debbie (la petite fille blonde), Curtis (la tête à claques à lunettes et leader de la bande)  et Steven (le suiveur), sont inséparables. Mais ils sont surtout loin d’être des anges, et pour fêter leur dixième anniversaire, ils décident de tuer, sans discernement, pour le plaisir (comme le hurlait Herbert Léonard, autre amateur de métal bien connu).

Les peloches mettant en scène  des enfants tueurs ne sont pas rares. Impossible de passer sous silence Le Village des damnés de Wolf Rilla, et son très bon remake par Big John Carpenter mais aussi Les Révoltés de l’an 2000 de Narciso Ibanez Serrador (masterpiece !), Les Démons du maïs de Fritz Kiersch (à vos souhaits), adapté de Stephen King  ou le récent et franchement bon The Children de Tom Shankland. A noter également le méconnu et pourtant excellent Devil Times Five (Cinq fois la mort) édité chez Artus et que je vous conseille vivement. Les Tueurs de l’éclipse fait donc partie de ce sous-genre du cinéma d’horreur et franchement, on peut dire que, sans être un « indispensable », le métrage se laisse voir avec une belle once de plaisir même pas coupable.

3 enfants

De vrais petits anges…

Et dans le cas qui nous occupe, pas de blabla, des résultats : on va à l’essentiel, les exactions meurtrières des mouflets. Le film nous épargne une longue exposition inutile : après une scène expliquant brièvement la naissance des trois « Michaël Myers » en herbe lors du soir d’éclipse, place à ce qui nous intéresse : leurs jeux cruels. Et c’est qu’ils ont de l’imagination pour faire passer de vie à trépas  nos mômes : corde à sauter, batte de base-ball, arc à flèches, le toujours efficace revolver, il n’y a pas à dire, ils savent s’amuser. Les scènes de meurtres se suivent sans se ressembler et ne tombent jamais dans la répétition. Pas question non plus de nous rabâcher les oreilles avec de la psychologie de bas étage ou des tentatives de justifier ou expliquer les actions des 3 marmots. Tout juste apprend-on par une astrologue que par les nuits d’éclipse, le soleil et la lune bloquent Saturne et que les enfants nés à ce moment-là manquent de quelque chose : leur émotivité, leur empathie, bref leur part d’humanité. Une explication plutôt tordue mais franchement, on s’en tape le coquillard, on s’en bat les coucougnettes ! Ce qui nous intéresse, ce sont les meurtres : sans temps mort et relativement court (1h20), Bloody Birthday les aligne  sur un rythme assez soutenu et n’est jamais barbant, ce qui fait qu’on ne regarde pas sa montre entre deux exécutions.

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C’est si beau des psychopathes heureux…

Une ambiance constamment pesante et glauque nous accompagne du début à la fin. Pas de traits d’humour foireux destinés à détendre l’atmosphère, juste un chouia d’humour noir qui installe un réel malaise, renforcé par le jeu d’acteur des trois enfants, minimaliste mais en totale adéquation avec le sujet…Si le personnage de blondinet Steven est un peu en retrait, se contentant de suivre ses deux comparses, les deux autres apprentis assassins sont flippants. La demoiselle d’abord : Debbie, blondinette au sourire permanent à qui on donnerait le bon dieu sans confession et, ayant en sus le sens des affaires, allant carrément faire payer ses deux camarades pour reluquer par un trou dans sa penderie sa grande sœur se dessapant. Elle pousse le vice jusqu’à tenir un journal intime dans lequel elle collectionne les articles de journaux relatifs aux meurtres qu’elle commet…Une chtite salope juste comme il faut quoi, la Debbie…

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Pour la suite…suivez………………….

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………………………………la flèche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le troisième larron, Curtis,  est le leader du trio. Vraiment inquiétant derrière ses grosses lunettes, il a tout du premier de la classe à peine sorti de sa communion mais surtout du vrai psychopathe. La scène où il se ballade simplement dans le village à la recherche d’une victime à abattre au hasard lorsqu’il a réussi à se procurer un flingue est révélatrice de son obsession à tuer. Il aime ça le petit salopiaud et ça se voit !

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« Toi, tu vas avoir un nouveau trou de balle »

Bien qu’enfermé dans une certaine routine, le film surprend parfois, notamment quand celui que l’on pensait être le héros de l’histoire, et accessoirement shérif du village et papa de Debbie, est dézingué après dix minutes seulement…Un petit regret quand même : trop peu de vrai gore qui tache et éclabousse si ce n’est une flèche plantée dans un œil. Le sujet s’y prêtait et il est dommage que le réalisateur n’ait pas appuyé un peu sur la pédale de ce côté-là.

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Home run !!! 

Petite remarque au sujet de la bande originale : le compositeur, Arlon Ober, s’est largement inspiré detéléchargement l’inoubliable composition de Bernard Herrmann pour le Psychose de tonton Hitch, tant les parallèles sont évidents (si si écoutez, vous verrez…enfin, vous entendrez plutôt)

Se concluant de manière assez cynique, et ma foi, ce n’est pas plus mal, Bloody Birthday est donc au  final un produit ultra sympathique, bien ancré dans son époque, pas révolutionnaire  mais suffisamment efficace et accrocheur pour qu’on se laisse prendre…par la main…                             

Les Tueurs de l’éclipse

Ed Hunt – 1982

Avec : Susan Strasberg, Elisabeth Hoy, Billy Jayne, José Ferrer, …

 

Evil Ash

Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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