VOEUX 2018

Bon, on y est. Alors même que le 31 mars prochain la Monsters Squad soufflera officiellement sa première bougie, et descendra probablement par la même occasion un nombre incalculable de canettes (surtout Pascal), 2017 nous file déjà entre les pattes pour laisser place à 2018. Purée, que le temps passe vite…

C’est parfois amusant de se remémorer quelques souvenirs concernant la création de ce site imaginé par 4 potes aux neurones sérieusement endommagés (rejoints occasionnellement par Adam Korman dit « la main de velours dans un gant de fer » – cherchez pas, c’est une private joke).

Été 2016. Au départ, juste quelques idées jetées çà et là et puis, doucement, des textes qui naissent de nos cerveaux pas mal arrangés pour un projet qui prend forme et qui finit par se concrétiser matériellement, ou digitalement plutôt, c’est plus approprié. Parler du ciné que l’on aime était notre objectif, retranscrit en une chose existentielle qui fait vibrer au quotidien notre plume (mais pas que…) pour partager notre addiction. Très rapidement, nous nous sommes donné une ligne directrice que nous respecterons à la lettre, et nous avons décidé que la violation de celle-ci entraînerait automatiquement sévices corporels divers et variés accompagnés de moult tortures (Matt aime beaucoup désobéir d’ailleurs, étrange…), et nous avons juré solennellement en mélangeant nos sangs de nous y tenir. Laquelle ? Allez-vous nous dire. Ben aucune justement ! Un seul mot d’ordre dans la team : s’amuser, s’éclater, et prendre un max de plaisir (Tom, pas solitaire le plaisir, je sais que t’aime ça mais bon…).

Attention : image très rare de la team en plein brainstorming…

A une époque où l’on cherche par tous les moyens à édulcorer chaque chose, où l’on s’offusque pour un rien en oubliant d’enlever ses œillères sur des faits bien plus graves et insidieux, nous avons préféré jouer la carte de la libre-pensée, très souvent en mode autodérision. Et comme il est inutile de vous le rappeler, en ces jours où pour avoir l’impression d’être socialement accepté il faut obligatoirement rentrer dans le moule hyper formaté de la communauté bien-pensante, et bien nous nous sommes dit que non, nous allions mener notre barque comme bon nous semblera. Parfois au risque de déplaire, certes, mais au moins en ayant un parti pris. Si dorénavant pour se valoriser un peu il faut avoir les bons amis virtuels sur les réseaux sociaux, que la course à la reconnaissance est pour certains une véritable quête du Graal, ces « paramètres » modernes ne sont pas existentiels à nos petits yeux tout explosés par les kilomètres de bobines que l’on se plaît à visionner. Et chez nous, on parle bien de visionner un film, c’est-à-dire prendre, ou pas, du plaisir à découvrir une bande, là où désormais se dégage une nette tendance à consommer du métrage tel un pur produit à usage unique, dont on se débarrasse après s’être servi. Le respect de l’oeuvre est un élément fondamental dans la Squad, et ce même lorsqu’on est déçu par le spectacle proposé…

Un tout petit blog comme Monsters Squad n’a pas la prétention de bouleverser le milieu rédactionnel du cinéma bis ou du cinéma tout court, et ne contribuera même pas à l’influencer, mais là n’est carrément pas notre objectif. Nous, on garde les pieds sur terre et on n’oublie pas que l’on cause simplement d’une passion qui, ce qui est souvent un paradoxe, ne transcende pas non plus les foules dans notre si douce France (et la Belgique ho ! signé : celui qui consomme le plus de canettes et qui vous emmerde).

S’il nous arrive parfois de rejoindre l’avis de la critique spécialisée et de celle que l’on pourrait qualifier de plus grand public, car il y a des titres ou des séries qui mettent généralement tout le monde d’accord, force est de constater que sans vouloir nager à contre-courant, ce qui n’est clairement pas le but, nos prises de position demeurent toujours très personnelles. Quand les propos de certains mags plus très Mad sont pour beaucoup parole de Dieu pour les évangélistes du Septième Art, nous, nous favorisons nos propres opinions, ainsi que nos visions individuelles lorsque l’on se lance dans l’analyse d’une péloche. On ne fait pas comme il faudrait faire ? Peut-être. Mais ça, on s’en cogne les rouleaux, qui dans l’équipe sont d’ailleurs déjà pleins d’ecchymoses soit dit en passant…(surtout ceux de Val que Matt maltraite à qui mieux mieux tous les jours. Oui ils vivent ensemble au cas où vous l’ignoriez…).

Matt et Val en pleine scène de ménage…c’est-y pas malheureux !

L’essentiel de cette démarche étant avant tout de causer ciné, que l’on kiffe ou pas, avec enthousiasme et sincérité. Ecrire ce que les gens ont forcément envie de lire ? Nan, ce n’est définitivement pas notre truc. Et sur ce point, pas de changement annoncé pour l’année à venir sur Monsters Squad. Sans se faire les défenseurs de la veuve et de l’orphelin, loin de là, on continuera de faire ce que l’on aime, comme on l’aime. C’est déjà bien, et c’est une résolution pas trop compliquée à tenir alors ça nous va plutôt pas mal.

Sinon, promis, on tachera dès que possible d’être un chouia plus réactif sur les films chroniqués, surtout en fonction des sorties de nos très chouettes éditeurs de l’hexagone qui nous ont offert quelques galettes franchement très sympathiques au cours de la période écoulée, et qui annoncent encore du lourd pour celle à venir. Si le temps et l’agenda surchargé des différents rédacteurs le permet (entre épilations du maillot et piercing des tétons, ce n’est pas toujours évident de trouver un créneau), on essaiera aussi de venir passer de bons, ou mauvais moments dans les salles obscures. Pas que le planning des sorties 2018 ait de quoi faire bander un eunuque, mais sait-on jamais, la vie est parfois faite de surprises…

A ce propos, pour clore cette année marquée par la disparition du grand George Romero, du souvent mésestimé Umberto Lenzi, et de celui qui a su faire jouer de la tronçonneuse à un type à face de cuir mieux que personne, nous vous avons concocté un modeste top/flop 2017, pas nécessairement raccord avec la période ciblée puisque nous avons décidé de parler de ce que nous avons vu en 2017 sans que ce soit forcément sorti lors de cette année qui s’achève. Mais il reflète parfaitement nos coups de cœur ou de gueule, qui ont agrémenté nos douze derniers mois.

Pour conclure de façon plus sérieuse (si si, ça nous arrive aussi…), après toutes ces (bonnes) paroles, la Squad au grand complet tient à remercier tous ceux qui nous lisent, nous encouragent, partagent avec nous au quotidien cet amour ardent du cinéma de genre et même, toutes les personnes qui n’ont jamais jeté un œil sur l’un de nos textes et qui ne savent même pas qu’on existe, comme certaines tribus perdues en plein cœur d’obscurs archipels de l’océan Pacifique par exemple. C’est le nouvel an que voulez-vous, nous sommes remplis de bonnes intentions…

Sinon, on n’allait presque oublier l’essentiel, on vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2018, avec santé, de la thune pour claquer à tout va, et tout le Saint-frusquin qui va avec. Et surtout n’oubliez pas, soyez sage, mais pas trop…

Tom Phenix, avec la collaboration du reste de la Monsters Squad.

Et donc voici notre….

 de l’équipe au grand complet (avec notre photo ! Mesdames, calmez-vous…nous sommes tous pris)

De gauche à droite : Adam, Tom, Pascal, Val et Matt

Pascal – Evil Ash

Film préféré de 2017 : Les Gardiens de la Galaxie 2. Quel kif ! Je s’appelle Groot…et Rocket…et Drax et les autres !

La découverte série : Silicon Valley. Pépite d’humour drôle (oui l’humour pas drôle existe, je l’ai rencontré…)

La déception : Star Wars 8, trop de scories et de scènes à la limite du ridicule qui m’ont sorti totalement du film. Et plus j’y repense, pire c’est…

Coup de cœur : Le court-métrage « Révolution » de Joffrey Schmitt. Tout ce que j’aime y est, tout. Quand on voit certains courts qui sont beaucoup plus exposés que celui-là, on se dit que la vie est bien injuste (mais bon, on le sait ça…)

Coup de cœur bis, en zique : revoir les Guns n’ Roses en concert 24 ans après la première fois. Quel panard ! (et j’y retourne le 21 juin 🙂 ).

Plus grosse attente pour 2018 : Creed 2 bordel de merde ! En tant que Rocky addict, je ne peux QUE citer celui-là. Et puis Drago revient quoi ! Sinon, Jean-Claude Van Johnson aussi, avec Jean-Claude Van Damme , sorti fin 2017 mais que je ne verrais qu’en 2018 et qui s’annonce plus que bien.

Cliquer sur l’affiche et vous pourrez voir le film sur Vimeo !

Tom

Film préféré vu en 2017 : We are still here. De 2015 mais découvert cet été, cette bande est le parfait exemple de tout ce que j’aime le plus dans le cinéma. Je triche un peu (comme d’hab’), en y ajoutant Southbound, de 2015 lui aussi.

Meilleur film sorti en 2017 : Guère squatté les salles obscures cette année. Alors je vais dire Annabelle 2.

Meilleure série vue en 2017 : Définitivement pas familier avec ce support, alors pour moi ce sera sans conteste La Petite maison dans la prairie (Je le savais ! )

Plus grosse déception en 2017 : Le Cercle – Rings, rarement vu un truc aussi con.

Plus grosse attente pour 2018 : The Nun, le spin-off de Conjuring prévu pour juillet prochain.

Cliquez sur l’affiche et vous ne verrez pas le film ! (ben oui, vous croyez quoi ? Zêtes cons quand même, vous savez ? )

Mighty Matt

Film préféré vu en 2017 : Pas forcément le meilleur à proprement parler mais j’ai découvert Café Flesh de Rinse Dream (Stephen Sayadian de son vrai nom) à l’Offscreen 2017 et j’ai pris une sacrée tarte dans la gueule ! Magique !

Meilleur film sorti en 2017 : The Void de Steven Kostanski et Jeremy Gillespie. Gros délire de SF/horreur bourré de visions de l’espace et de monstres baveux. Une ode à Lovecraft et Carpenter qui mélange les styles bien comme il faut !

Meilleure série vue en 2017 : J’en mate tellement peu que c’est compliqué de définir une série de l’année mais j’ai été agréablement surpris par l’évolution de Stranger Things qui a réussi à ne pas tomber dans les pièges qui lui étaient tendus.

Plus grosse déception en 2017 : J’ai vu Moonlight de Barry Jenkinsque qui a reçu l’Oscar 2017 du meilleur film et que tout le monde encensait comme pas possible. J’ai trouvé ça mauvais… Assez beau mais ultra-complaisant avec une écriture linéaire et un rythme frustrant… On dirait du ciné français putain !

Plus grosse attente pour 2018 : 2018 s’annonce pas méga excitant mais si on pouvait commencer à avoir des nouvelles de Mad Max: The Wasteland et du Dune de Villeneuve, ce serait déjà énorme… Je sens que je vais encore passer 2018 à m’exciter sur des projets en construction !

Envie d’une ‘tite mousse ? Le café Flesh est fait pour vous !

Val le blond

Film préféré vu en 2017 : Laissez bronzer les cadavres. Une jolie claque, un long métrage à voir impérativement au cinéma, au risque de perdre toute l’immersion et la puissance sensorielle du film. C’est plastiquement superbe, la photographie, les plans, tout est travaillé au poil de cul et magnifié par la musique de Morricone. Un cool film de siège/western qui t’envoie dans une autre dimension. C’est précisément ce que j’attends d’un film.

Meilleure série 2017 : Twin Peaks, saison 3. Le retour de Twin Peaks après 27 ans d’absence a été pour moi l’évènement majeur de 2017. Elle écrase toute concurrence comme de vulgaires moucherons. Un retour jouissif, pas vraiment une série, pas un feuilleton, presque un film de 18 heures, avec un Lynch aux manettes qui nous sort la totale, le grand bilan de son œuvre, rien de moins… C’est magnifique, flippant, intelligent, mystérieux et obsédant. J’ai vécu les deux mois et demi de diffusion dans une sorte d’état hypnotique, piégé dans l’incroyable labyrinthe mental de Frost et de Lynch… Ah, bordel, ne me lancez pas sur Twin Peaks !

Flop de l’année : Pas un gros flop, puisque je n’en attendais rien de particulier, mais I Wish a été le film le plus décevant que j’ai vu au ciné de l’année. Je n’en garde presque aucun souvenir, à part qu’il n’est pas effrayant pour un sou, que les personnages sont transparents et que le pitch est un mauvais remake des Destination Finale, le côté fun en moins. Allez, on tire la chasse !

Mes attentes pour 2018 : Pas franchement d’attente particulière pour l’année prochaine. Je suis assez curieux de voir ce que va nous pondre ce bon vieux Quentin Dupieux avec son Au Poste. Côté série, on va découvrir si des couilles ont poussé à Chris Carter pour l’écriture de la saison 11 de The X-Files ou si il va encore se la jouer sans prise de risque… Réponse en Janvier !

Val n’a pas du tout aimé Twin Peaks S3, pas du tout…

Adam Korman 

Film préféré de 2017 : Safe Neighborhood de Chris Peckover (je ne sais pas pourquoi ces cons lui ont donné un titre français … en anglais: Better Watch out), Une revisite savoureuse, délirante et assez violente de Maman j’ai raté l’avion, à voir d’urgence.
Mention spéciale à Grave de Julia Ducournau, de temps en temps, un bon film de genre français, ça fait du bien.

La découverte série: avec beaucoup de retard Breaking Bad bien entendu (je me suis quasi retrouvé orphelin depuis que je me suis enfilé les 5 saisons) et son excellent spin-off Better Call Saul. Sans oublier l’hilarant Santa Clarita Diet, ou les déboires d’une Drew Barrymore devenue morte-vivante sans aucune explication rationnelle (oui les explications rationnelles quant au fait de devenir mort-vivant ne sont pas légion, j’en conviens).

La déception: l’ibérique Boy Missing (disponible sur Netflix), qui à force de vouloir en faire trop en arrive en effet à devenir plat et prévisible.

Coup de cœur lecture: Guérilla de Laurent Obertone, le fait d’apprécier cet auteur risque de déplaire à certains (qui dans 99% des cas ne l’ont jamais lu), mais en gros j’en ai rien à battre, car premièrement c’est extrêmement bien écrit et deuxièmement, cette idée d’anticipation imminente légèrement tirée par les cheveux m’a captivé (les 440 pages en 8 heures pour tout vous dire).

Grosse attente pour The Slender Man qui devrait sortir fin 2018 dans nos contrées et qui sera inévitablement un quitte ou double. Je suis également impatient de ne pas découvrir  le dernier Insidious dans la mesure où les deux précédents m’avaient bien fait chier.

Tom

Né à l'aube des glorieuses 80' à même la moquette de l'arrière-salle d'un vidéoclub, c'est par le biais de nos mythiques VHS que j'ai eu mes premiers émois cinématographiques. Amateur de péloches italiennes bien saignantes, grand fan devant l'éternel de Lamberto Bava et féru de ciné de genre US, le bis (mais pas que...) est pour moi une addiction dont je ne souhaite me défaire. Je vous contamine ?

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4 réponses

  1. Jérôme Ballay dit :

    Un texte qui remet encore une fois les pendules à l’heure et bon dieu, qu’est-ce que ça fait du bien ! Meilleurs vœux à toute la Team et surtout ne changez pas d’un iota les mecs !

  2. Roggy dit :

    Une belle bande de salopards 🙂 Meilleurs vœux à tous et bonne continuation 😉

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