Big Trouble in Little China : la suite…en BD !

« Restez à l’écoute de votre copain de la côte de porc express et suivez le conseil qu’il vous donne quand la nuit est sombre, que les éclairs éclairent le ciel et que le tonnerre tonne et que la pluie tombe en rideau de fer et en corde d’acier… »

Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin ou Big Trouble in Little China dans la langue de Donald Trump, ça vous parle ? Si la réponse est non, allez mater une vidéo de Jacquie et Michel, vous n’avez rien à faire là. C’est bon, les incultes sont partis ? On continue alors.

Véritable perle (n’en déplaise aux ronchons 😉 ) réalisée par Mister Big John Carpenter himself, ce film a enchanté les fans qui l’ont découvert à sa sortie, les aventures de ce routier sympa étant parmi les meilleurs péloches dirigées par le maître. Et pourtant c’est un véritable échec financier qui l’attendait, immérité mais malheureusement compréhensible. Trop en avance sur son temps, cette œuvre montrant un héros pas si héroïque et surtout un peu maladroit ainsi que de vrais délires tirés de la culture fantastique asiatique, fit un four au box-office et Big John eut du mal à s’en remettre. Le film finit par rencontrer un succès plus large lors de son exploitation vidéo mais too late, ce qui est bien dommage. Aujourd’hui, le film est culte pour beaucoup mais en 1986, il n’était pas encore dans les mœurs de s’inspirer de la culture orientale dans le ciné. Sorti quelques années plus tard, le film aurait sans doute eu une autre destinée et gageons que des suites auraient vu le jour. Et bien réjouissez-vous, les voilà ces suites ! Pas en film mais en comic books, et c’est plus que réussi comme nous allons le voir…

Jack Burton, routier et aventurier macho, a fait trembler les piliers du Ciel quand il a vaincu le sorcier Lo Pan et ainsi aidé son meilleur ami Wang à sauver sa fiancée. Mais les forces des ténèbres sont de retour et elles ont décidé de se venger de Jack Burton pendant le mariage de Wang…Burton va donc devoir reprendre son combat, aidé par ce vieil Egg Shen et un allié inattendu…

Pas de souci de remise à niveau avec cette bd, elle constitue la suite directe du film et reprend exactement là où celui-ci se terminait : on sait donc directement ce qu’il arrive à Jack quand une grosse gloumoute poilue s’était accroché à son beau bahut. Cette bestiole ne fera pas que de la figuration et jouera d’ailleurs un rôle important dans ce qui suivra, son sort étant intimement lié à celui de Jack…

Gage de continuité et de qualité, Carpenter est au scénar, collaborant avec Eric Powell (scénariste ayant œuvré pour Marvel, DC Comics, Dark Horses et ayant remporté plusieurs « Eisner Awards » pour sa série The Goon), le dessin étant assuré par Brian Churilla (Secret Wars chez Marvel, entre autres). Une association qui fonctionne du tonnerre et qui ravira les fans du film.

     

En effet, si vous aimez l’esprit de ce dernier, aucun souci, il est là et bien là : l’aventure, l’action, le fantastique, les démons…et Jack Burton ! Fidèle à lui-même, toujours aussi hâbleur, courageux et maladroit, et quand il ne se moque pas de ses adversaires les cassant tel un Brice de Nice drôle, il fait gaffe sur gaffe, se prend les pieds dans le tapis ou parle de ses mariages, tous foirés. Les dialogues et monologues sont parfois à pisser de rire. Exemple, quand il parle d’une de ses ex-femmes : « …tout ce que je sais, c’est que son vieux était à la tête d’un culte de fanatiques qui cherchait à ressusciter un demi-Dieu babylonien pour préparer la fin du monde…Ou alors il cherchait à ouvrir un food-truck. Je ne me souviens plus bien, c’était il y a tellement longtemps… ». J’avoue, je me suis esclaffé plusieurs fois face à ces échanges verbeux et aux longues tirades de Burton, irrésistibles. La trame suit elle aussi fidèlement les rails du film à force de magie, d’ami(e)s à sauver et d’aventures délirantes où tout peut arriver. Vraiment, que c’est bon de retrouver cet univers !

Vous l’aurez compris : conquis je suis. Certes, tout n’est pas parfait : c’est un peu court et trop vite lu (mais c’est aussi un gage de qualité quand le temps passe trop vite) et le dessin, bien que vraiment très sympa et offrant une belle caractérisation des personnages par rapport aux acteurs originaux, manque parfois d’un peu de détails sur certaines vignettes. Mais je pinaille car ce ne sont que de très menus défauts face au plaisir de retrouver Jack et sa bande et on n’a qu’une hâte : lire la suite. Et ça tombe bien puisque, bonne nouvelle, une suite est annoncée, ce premier volume en français (six sont déjà sortis aux USA, regroupant les comics sortis en kiosques) se terminant sur un cliffhanger faisant réapparaître un personnage plus qu’important du film et la dernière page se fend d’un « Jack Burton reviendra dans… » à la James Bond.

A noter qu’en fin de bouquin, comme souvent avec les comics US, on retrouve des illustrations diverses réalisées pour les sorties en kiosques américains et certaines sont à tomber en extase tellement c’est beau ! Bordel, que ça ne traîne pas trop pour les opus suivants, je suis déjà en manque !

PS : merci à l’éminent Laurent Faiella, alias le Fanzinophile, de m’avoir tuyauté sur ce coup-là 😉. Grâce lui en soit rendue, amen.

PS 2 : aux USA, ce sont six volumes regroupant les sorties en kiosques qui sont sortis tandis qu’un crossover vient de faire son apparition dans les étalages. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce crossover fout une trique d’enfer quand on voit ce qu’il rassemble : 

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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