Interview de Venom (Marvel Rds)

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Beatmaker, producteur atypique de la scène hexagonale et boss du label Marvel Records, Venom enchaîne les projets sans se soucier des modes et des tendances. Et si notre bonhomme est aussi productif, créatif et hors du temps, c’est en grande partie parce qu’il a ingurgité des tonnes de livres, comics, films et musiques et qu’il continue aujourd’hui à dévorer avec appétit tout ce qui touche à la sous-culture. Les VHS, les albums et les comics dans lesquels il baigne depuis des années ont forgé son identité qu’il pousse au maximum avec son personnage du Justicier. Un mec à fond, entier, comme on aime quoi… Fulci, Charles Bronson, Melki, Freddy, Hellraiser, les zombies de Romero… Le gazier vit avec tout ce joli petit monde au quotidien. Toujours les mains dans le cambouis, Venom n’a pas de bouton « stop », c’est un activiste généreux et insatiable qu’on a eu la chance d’interviewer juste après la sortie de son nouvel album Ruff N Tuff. Entre l’horreur craspec’ du bis à l’ancienne, les folies des bobines avec Pierre Richard et les joies des films vigilantes les plus crapuleux, Venom ouvre son sac et il est bien rempli !

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Attitude déterminée, lunettes de John Nada, t-shirt Terminator… Venom fait tout pour plaire à la Squad !

Salut. Pour commencer tu pourrais te présenter toi, Marvel Records, les différents artistes, les projets ?
Respect ! On me connaît sous le nom de Venon, le Beat Warrior ou le Justicier de minuit. Poursuivi constamment par les aiguilles de l’horloge… Paris est le turf,  et les disques sortent sur Marvel Records, le label. Mc Zombi, Azaia , Felicia, Ninjustice (Venom + Kyo Itachi) & très récemment  Fear City  en sont les artistes.

D’ailleurs pourquoi Marvel Records ? Tu es fan de comics ? Punisher ? X-Men ? Spiderman ? Venom (héhé) ? C’est qui tes préférés ? Dis-nous tout !
Un fanatique total ! J’ai grandi avec  Strange, Nova, Strange Spécial Origine, Les Récits Complets Marvel, Top BD, Titans….

Mes personnages favoris sont Rom, Daredevil, Iron Man surtout pendant sa période alcoolique dans les 80’s et enfin Venom, pas forcément pour le coté monstre mais pour sa dualité, sa recherche de sentiments, d’identité.  Le symbiote (costume extra-terrestre) qu’il porte se nourrit d’expériences et de sensations. Mon personnage vocal (Le Justicier) est basé sur ce schéma. La fusion de mes sentiments bons et mauvais que je porte comme une seconde peau. Un costume psychique.

J’aime les comics parce que je pense que c’est ce qu’il peut arriver de mieux à un gosse paumé de lire ça. La morale y est présente, mais aussi  l’imperfection humaine, sa vie dans la ville,  les interrogations, le mal nécessaire ou  la culture. Je n’ai jamais été attiré par le super héros invincible que toute les nanas adorent et symbolique de la nation mais plus par les gars à qui rien ne sourit et sur qui la responsabilité d’avoir des pouvoirs est entré dans la vie par le vide ordure.

Vos sorties sont orientées très hip-hop oldschool, voire même horrorcore. C’est quelque chose de commun outre Atlantique mais par ici (France, Belgique, Suisse…), j’ai pas l’impression qu’il y ait une énorme scène. Je me trompe ? Il y a un bon public pour ce genre de délire ici ? Il y a des choses que tu nous conseillerais ?
Marvel Records n’a aucune mire, on fait des disques hybrides avec des visions d’anticipation, tirées du chaos dans lequel  on évolue. La musique est une superposition de tout ce qui nous influence.

L’appellation Old School ne nous correspond pas, ça nous ramène à Treacherous Three et Sugar Hill Gang,  groupes que  j’aime beaucoup. Mais la vague de production dans laquelle on trempe, est arrivée après, et c’est cette programmation qui a amené le hip hop à un public massif. C’est la route principale, ensuite il y eu des expérimentations, des chemins qui partent de cette route qu’on décide de suivre ou pas. Beaucoup d’artistes actuels et de  la jeune génération utilisent encore ce type de production. Je pense que ça ne deviendra jamais old school j’appellerai plutôt ça la true school.

Il y a une scène horrorcore en Europe mais je n’en fais pas parti. Cette scène est très influencée par Necro, le Metal , etc… Je respecte  beaucoup Necro pour sa production et son éthique de business. Mais je ne suis pas branché sur ce genre de prise, ce n’est pas ce que j’écoute. Je suis plus influencé par le D.I.T.C., Double XX Posse, Smooth Da Hustler, Gang Starr ,INI, Wu tang, AZ, Mobstyle…

Le hardcore comme je le perçois et l’utilise : un message positif pour la zone diffusé de manière agressive et si ça doit être négatif il faut que ce soit réaliste.

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Venom s’entraîne à maîtriser ses pouvoirs…

Votre délire est total chez Marvel Records, au niveau de la zik très spécifique déjà mais aussi dans l’imagerie définitivement bis (actionner, vigilante, horreur, fantastique…). Les gens qui vous suivent viennent plutôt du cinéma ou plutôt du hip-hop ? Est-ce qu’il y a un mélange qui se fait bien au niveau du public ? Comment se passe ce mariage des genres ? En concert y’a clairement des clans ?
Ils viennent de partout ! On a rencontré des fans improbables ! De toutes les zones et de tous les milieux. C’est ce qui me satisfait le plus, ne pas être suspendu sur un crochet dans un rayon. Le spectre est trop large pour tenir dans la trappe. Même si tu croises les effluves…

C’est important pour vous de toujours pousser les projets dans un délire total (visuels, samples, textes, univers) à l’instar des prods de ciné d’exploitation sans concessions ? Tu as dit dans d’autres interviews que tu réfléchissais les albums comme des films. C’est-à-dire ?
Il y a une histoire complète dans chacun de nos disques.  Elle se déroule  dans les albums au travers d’interludes et de dialogues cachés à la fin des chansons.  Avec une critique sociale souvent métaphorique comme dans les films de Pierre Richard des 70’s. Mais ça ne parasite jamais la musique, si  tu ne veux pas y prêter attention tu ne les vois pas. Elles sont cachées. Il y a toujours plusieurs façons d’écouter nos disques.

Même si j’essayais, je ne pourrais pas faire autrement. C’est l’instinct qui est aux commandes. La seule chose qui compte c’est l’originalité. Je ne veux pas faire de disque banal, sans identité ni être comparé à qui que ce soit. C’est pour ça que je promotionne mon nouvel album Ruff N Tuff comme un film d’action sonore et non comme une compilation ou s’enchaînent des tracks sans lien conducteur.

Le cinéma à une place titanesque dans mon existence et je ne regarde pas les films de la même façon que la plupart des gens que je peux croiser sur ma route.

Je tiens à ce que mes disques t’interpellent, au minimum par la quantité de travail fourni.

Vous êtes tous dans ce délire-là  chez Marvel Records ou certains sont plus à fond que d’autres ? D’ailleurs, comment tout a commencé ? Comment vous vous êtes rencontrés et retrouvés autour de ces références communes ?
Mc Zombi et moi sommes frères de sang.  On a grandi dans le ventre de la bête ensemble en regardant les mêmes films. Tous les concepts viennent de nous, titres, idées etc..  Ensuite on développe avec les artistes qui n’ont pas forcement nos références mais qui ont le cerveau ouvert à ça.

Nous sommes plus producteur que beatmaker,  nos beats  ne sont que la couche de peinture la plus visible sur le tableau. On fait des disques de A à Z.

Chez Marvel Records, c’est quoi vos films préférés ? Vos séries ? Vos sagas ? Vos acteurs ? Vos personnages ? Il y a souvent des discussions endiablées dans le VideosDrome (votre studio) ?
Trop pour tous les citer. Parmi les plus important il y a Terminator,  Dumb & Dumber, Le Sucre, Vampire Vous Avez Dit Vampire, Bloodsport, Taxi Driver, Inspecteur la Bavure, Les Princes de la Ville, The Big Lebowski, Ferris Bueller, Jack Burton Dans Les Griffes Du Mandarin, Rocky

Le VideosDrome est le théâtre de beaucoup de réflexions, d’analyses mais aussi de rires parce qu’on est extrêmement branchés comédies FR ou US. On a moins le temps d’avaler des films entier alors quand on se réunit on se met des dizaines de scènes de films différents.

Il me semble que vous partagez pas mal de projets avec des ‘ricains. Ils sont aussi dans le même délire ? C’est quelque chose dont vous parlez quand vous commencez à bosser ensemble ?
Mes projets actuels sont essentiellement des productions avec des artistes américains, avec Kyo Itachi quand on travaille sous Ninjustice, ou en solo. C’est là qu’est ma place, face à face avec les machines. Les artistes US ils sont capable d’aller où tu veux les amener si tu es précis dans ce que tu fais. Et il faut être au point dès le départ. Que ce soit solide. Je sais toujours de quoi est fait le sol sur lequel j’enfonce mes pieds.

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Introducing the Marvel Squad…

Ce qui marque tout de suite chez les afficionados du cinéma de genre c’est vos collaborations avec des personnes super intéressantes. Par exemple on retrouve dans des interludes la voix de Maïk Darah (doubleuse de Pam Grier, Whoopi Goldberg mais aussi Madonna dans Dick Tracy). Idem, j’ai rêvé ou Patrick Poivey (voix française de Bruce Willis ou encore Kyle MacLachlan dans Twin Peaks) et Daniel Beretta (Schwarzy dans Terminator, Total Recall ou encore La Course au Jouet) ont aussi posé leur voix sur certains morceaux ? Comment tu les as rencontrés ? Ils ont tout de suite été emballé de participer dans les projets ?
Les voix de toute une génération… Je fais partie de ceux qu’on appelle hérétiques ! Je ne matte les films des 70’s, 80’s et 90’s qu’en VF hormis Beat Street, Purple Rain et quelques autres. Je suis trop attaché aux dialogues et aux intonations, même si les traductions modifient l’œuvre elles donnent une puissance différente aux scènes, c’est parfois moins bourrin que ce que les américains ont écrit à l’origine, a contrario ça a massacré pas mal de films, mais pas ceux que j’affectionne ! La première vision est la définitive pour moi, j’ai déjà essayé de regarder Mad Max 2 ou Beetlejuice en VO je me suis emmerdé du tonnerre !

Bon, et tu t’en doutes mais il y a une autre collaboration super importante dont j’aimerais te parler. Vous bossez très souvent avec Laurent Melki, c’est même une grosse partie de votre identité. Comment tu l’as rencontré ? Comment vous avez parlé des projets ? Il avait déjà bossé pour ce style de zik ou c’était un début ? Comment se passe votre collaboration ? Il pense quoi de vos productions ?
Melki c’est un maître, je l’appelle Van Go(gh)re. On a ici dans la ville un des cinq illustrateurs légendaire du cinéma fantastique (avec Sciotti, Casaro, Macci ou encore Vallejo). En 2008,  Notre connexion a été immédiate et très forte, et plus encore aujourd’hui. Je connaissais son œuvre par cœur. Même des affiches oubliées.  Je pense que ça l’a touché.  Je ne présente jamais ma musique comme du rap au départ, vu comment c’est perçu par le commun des mortels …. Mais comme de la musique cinématographique, ce qui suscite la curiosité.

Melki a été curieux et automatiquement inspiré ! Il n’avait jamais fait de pochettes de disque, hormis un crayonné en noir et blanc pour sons ancien groupe Sphinx. Pour lui c’était une première et pas des moindres.

Il respecte ce qu’on fait parce que notre musique est en adéquation ultime avec notre image et l’esthétique de ce qu’il aime. Parce que Melki avant tout c’est un passionné de cinéma, de machines, de musique…

Il en est fier, il montre ce qu’il fait avec Marvel Records partout. Je l’adore.

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Venom et Melki, une team parée pour l’apocalypse !

En tant que musicien, c’est quoi tes B.O. de film préférés ? Tu es plutôt du genre à kiffer les trucs italiens à la Simonetti ou au contraire des sons plus ricains, plus rentre-dedans ?
Dans notre culture on cite nos influences mais jamais nos sources ! J’aime les deux , et un troisième que tu ne cites pas :  les Français.

T’es du genre à collectionner tout ce qui touche à cet univers bis ? VHS ? DVDs ? B.O.s  ? Figurines ? Fanzines ?
A 100% ! Ma collection de VHS grossit chaque jour, mes  figurines des Guerres Secrètes de Marvel, Les Maîtres de l’Univers, Mask, Bravestarr Captain Power, press kits, lobby cards, posters, vieux magazines de cinéma, là non plus je ne te fais pas de liste y’en a pour trois lunes !

Beaucoup de gens ont tendance à assimiler le cinéma horreur et affilié au Metal ou à la Surf mais on entend malheureusement moins souvent parler de Rap dans ce milieu. Comment tu expliques ça ? Pour toi c’est quoi le lien logique entre l’univers du cinéma bis au sens large et celui du Hip-Hop ?
Peux être parce que le Rap n’était pas encore dans sa mutation finale à l’époque, mais les générations ont changées, la mienne a grandi avec une mixture de tout ça, les consoles de jeu, la culture Hip-Hop (le Rap, le scratch, les fringues larges, le graff, le break), les dessins animés, les mangas, les VHS, les films d’actions, les films X avec des histoires de déménageurs et de mécaniciens. Tout ce qui est controversé ça peut parler à un gosse qui se questionne. Le fan de Rap n’est pas forcément un beauf avec une banane et une casquette à l’envers qui dit « Yo yo ! » avec le doigt pointé comme aime le représenter l’audiovisuel de masse. Il pense, il lit, il a des codes et des sentiments.

Je vais te le dire comment je vois ce lien : le cinéma bis est fait avec les couilles parce que peu de budget donc système D voir Q pour sortir quelque chose qui tienne la route.

Comme le Rap. Ces films sont bourrés d’imperfections et d’incohérences mais c’est ce qui nous parle à nous humains socialement imparfaits, on emmerde les règles, on fait rentrer des carrés dans des cercles à coups de genou.

Je dois être le premier artiste Hip-Hop à avoir eu une chronique dans Mad Movies ça veut dire quelque chose pour moi.  On a repoussé les limites du genre et de la perception.

Si tu pouvais faire un projet ciné sans avoir aucune limite, ce serait quoi ?
L’adaptation de mon disque Ruff N Tuff ! C’est une histoire solide, venir de la pauvreté, n’être personne, désigné pour perdre mais suivre son instinct et croire en son destin, aller prouver ce que tu vaux à l’autre bout du monde dans des combats de musiques clandestins. Un Street Fighter musical avec une touche fantastique, les combats de machines envoient des ondes de chocs laser. Ça ferait un chouette film, axé sur un des aspects les plus discret du hip-hop : la production.

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Le taf incroyable du sieur Melki pour les costauds de Marvel Rds… Magnifique !


Robocop ou Terminator ?
Robocop et Terminator.

Fulci ou Romero ?
Romero pour la vision, Fulci pour l’audace

Hellraiser ou Hellbound: Hellraiser II ?
Hellraiser pour l’entrée fracassante des Cénobites dans l’hôpital !

Mad Movies ou L’Ecran Fantastique ?
Mad Movies et Impact.

Gravediggaz ou Insane Clown Posse ?
Gravediggaz !

Paul Kersey ou Dirty Harry ?
Paul Kersey forever !

Freddy ou Jason ?
Krueger.

Bis rital ou bis ricain ?
Les 2 et j’ajoute le bis FR.

Pete Rock ou DJ Premier ?
Preem.

NYC ou LA ?
NY pour les MCs, LA pour les nanas !

King ou Barker ?
King.

Class 1984 ou Class of 99 ?
Class 1984 !!! Mark Lester avec l’acteur qui joue Peter Vincent « le grand tueur de vampire » !!

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C’est moi le chouchou de Venom ! Non, c’est moi !


Quel est ton premier film vu et le contexte ?
Aussi loin que je m’en souvienne avec une vision très claire c’est Howard The Duck. Un film important dans ma vie.

Ton genre préféré ?
L’Anticipation.

Ton film fétiche ?
Karaté Tiger
.

Ton affiche préférée ?
Le Flic de Beverly Hills
.

Ta scène culte ?
Les scènes cultes pluriels ! Beaucoup trop…

Le film qui t’as le plus déçu voire énervé ?
Tous les Marvel.

Ton moment, ta scène d’humour préférée ?
Attention les Yeux de Gerard Pires, quand il n’y a pas de musique d’ambiance pour le tournage d’un film X que Claude Brasseur doit réaliser malgré lui et que Robert Castel alias Chouchou part en tam-tam avec Dédé alias l’élégant pour des sonorités arabe. Imparable !

La scène érotique la plus bandante, excitante pour toi ?
La scène du restaurant dans Flashdance.

Le film le plus déjanté que tu aies vu ?
Les Feebles
.

La scène flippante, violente ou gore qui t’a le plus marqué ?
En choisir une ce n’est pas humainement possible, en voici une poignée : les chiens dans The Thing, la noyade dans le lavabo de l’hôpital d’Halloween 2,  l’arrachage des yeux de La Main de Fer, la cuve d’acide sur Emile dans Robocop,  quand Feng se fait couper en deux dans La Rage Du Tigre, les araignées dans L’Au-Delà, le festin final dans Society, la scène du métro dans Maniac, le regard de la mère porto-ricaine de Beat Street dans le métro de L’Échelle de Jacob et le film Possession tout entier avec Neil et Adjani.

Ton actrice/acteur sur laquelle/lequel tu as fantasmé ?
Lisa Eilbacher ce n’est pas une playmate mais plus une nana de tous les jours, son regard me raconte beaucoup de chose, les yeux c’est mon truc, le reste n’est qu’option. Et je dois ajouter la star secrète de mon enfance Purple Passion.

Ta boîte de prod’ fétiche ?
Scherzo.

 

Un énorme merci à Venom pour sa disponibilité et sa générosité… On ne peut que trop vous conseiller de vous pencher sur les sorties de son label Marvel Records et de jeter une oreille plus qu’attentive à son dernier projet Ruff N Tuff, un « opéra Hip-Hop » à la sauce Vigilante, solide, compact et efficace. Et si le cœur vous en dit, on vous invite également à choper les différentes productions du label en format physique : vinyle, tape ou CD, y’en a pour tous les goûts… Only one question remains : Are you tuff enuff?

Mighty Matt
Amoureux du latex, des prods Empire et Full Moon et des cyborgs. Fanatique du cinéma de Nicolas Winding Refn, David Cronenberg et Stuart Gordon. Graphiste à ses heures perdues pour gagner de quoi acheter des DVDs. Chef mutant tyrannique du fanzine Cathodic Overdose élevé à la lecture des romans Chair de Poule. Boule d'énergie inarrêtable, un peu comme un Cacodemon de Doom.

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3 réponses

  1. FURIO dit :

    Très très bon ce Venom !
    j’accroche grave a son délire car nous sommes dans le même.
    j’ai passer toutes mon enfance a visionner ces films, je rêverai un jour que cette Doloreane Existe !

    merci pour cette ITW !

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