Présentation du BIFFF 2018 : y’en aura pour tous les (dé)goûts !

OYEZ OYEZ braves gens amis du cinéma de genre, les hordes tintinabulesques des festivaliers enragés débarquent au Palais des Bozar de Bruxelles le 3 avril pour un événement annuel incontournable : Le BIFFF (le pauvre n’est plus tout jeune, il fête sa 36ème édition). Vous qui avez probablement déjà pu admirer la jolie affiche de René Follet, un peu partout sur la toile depuis quelques mois et bien ça y est : après un an d’attente nous y sommes presque.

Mais en fait, de quoi est composé ce monstre de festival, en plus de la projection de pas moins de 150 longs-métrages triés sur le volet ? Tout d’abord le BIFFF c’est une ambiance hors du commun, rythmée par des codes bien particuliers, notamment des répliques poilantes et bien à propos balancées à haute voix pendant les films. N’allez pas croire qu’il s’agit de chambard, non non non,  faire du bruit pour faire du bruit n’est pas toléré, de même que l’usage du téléphone portable lors des projections, faut pas déconner non plus. Bref, cette expérience unique, fleuron de l’humour belge risque de surprendre mais surtout d’amuser les nouveaux venus habitués à certains événements austères où ambiance rime avec silence.

Chuuuut, le Monsieur cause…

Après cette brève entrée en matière, parlons des nombreuses activités connexes qui – elles aussi – font du BIFFF un événement si décalé. Et il y aura du choix, jugez plutôt :

* le traditionnel bal des vampires, qui aura pour particularité cette année de se dérouler sur le site même, jusqu’aux petites heures du matin et la bière y coulera à flot. Quoi de plus improbable que de boire un verre avec l’étrange créature du lac noir beurrée comme un petit lu ? (Précisons que la seule obligation pour y assister est celle d’être déguisé, par contre vous pouvez boire du Coca, personne ne vous en voudra.)

* vous cherchez des DVD et BR boudés par la FNAC et Médiamarkt ? Bim : vous en trouverez pléthore dans les stands des sympathiques Richard&Co, dont les stocks énormes ne peuvent même pas égaler leur gentillesse et leur générosité.

Richard et son fiston Kilian, ou Riri et Kiki pour les intimes…

* des expositions diverses sur le thème du fantastique agrémenteront les errances déambulatoires des festivaliers, dans tous les recoins des sous-sols de ce Palais mythique. De plus, vous pourrez y croiser quotidiennement d’étranges visiteurs tels que le Yeti, des démons, Prédator, ou encore nos amis de la 501ème légion de Star Wars ; ceux-ci se feront une joie de poser avec vous pour quelques photos-souvenir mémorables.

* grosse nouveauté pour cette 3ème édition : un stand de réalité virtuelle où il vous sera loisible, durant tout le festival, de visionner des films à 360 degrés Immersion totale et frissons garantis au vu de la vingtaine de films disponibles.

Le court-métrage qui pète, à visionner en VR

* pour les plus littéraires d’entre vous (donc finalement ceux qui sont en train de lire ces lignes) et pour la seconde année consécutive, le Festival Boulevard du Polar risque de faire pas mal de victimes les 13 et 14 avril, en présence de Craig Johnson et Deon Meyer pour ne citer qu’eux.

* notons encore, le traditionnel concours de body painting, la Gaming madness zone, ainsi que plusieurs masterclass, rétrospectives et autres animations qui viendront égayer le site pendant ces 13 jours de fête.

* n’oublions pas d’évoquer les fameux Zombifff Lympics, qui se dérouleront le 14 avril à partir de 12.00 hrs sur le site du parc Royal. Ces jeux olympiques pour zombies offriront la possibilité, entre-autres, d’assister à un match de foot Zombies Vs Journalistes, les premiers ayant tout naturellement interdiction stricte de mordre leurs adversaires pendant l’épreuve, (je signale par contre que les journalistes qui s’étaient lamentablement vautrés lors du match aller, ont une grosse revanche à prendre s’ils ne veulent pas qu’on se paie leurs fioles pour la nuit des temps : « mode GOAL OF THE DEAD on » et sus aux cadavéreux).

« Venez au BIFFF, on s’éclate la gueule ! »

Venons-en à présent à la programmation proprement dite… Il est évident qu’il est impossible de vous parler de tous les films et de tous les invités présents, néanmoins certains retiennent plus l’attention que d’autres. Pour ceux qui étaient en vacances en Papouasie Nouvelle-guinée, dans une cabane sans 4G depuis plus d’un mois, il est bon de préciser qu’un petit réalisateur méconnu du grand public sera présent le mercredi 11 avril pour une Masterclass un peu particulière – orchestrée par parrain Du Welz – ce petit mexicain qui ira loin dans le métier n’est autre que Guillermo del Toro…

Un taureau « plein de fougue », notez les guillemets

Comme mentionné plus haut, près de 150 films seront présentés sur les 13 jours (sans compter les courts-métrages), programmation ne comprenant pas moins de 12 avant-premières mondiales et 13 avant-premières européennes : il va y avoir du taf et les plus acharnés peuvent bien suivre un traitement anti-escarres s’ils ne veulent pas clampser d’un cancer du cul. Tout ceci sera supervisé par le jury international présidé par l’excentrique et plein de tocs Lloyd Kaufmann assisté de Julia Ducourneau, Stéphanie Crayencour et Laurent Lucas . Le très accessible Monsieur Troma présentera également son dernier long Return to Return to Nuke’Em Hight Vol 2 le 14 avril à 21.30 hrs.

To Bifff or not to Bifff, Lloyd ne se pose plus la question, il y sera avec ses tocs (sic) d’avant-guerre…

En guise de séance d’ouverture sera projeté Ghostland de Pascal Laugier, que nos voisins français ont déjà eu l’occasion de découvrir depuis quelques jours mais qui n’a encore jamais été projeté dans notre plat pays. Mais d’autres oeuvres particulièrement alléchantes font partie de cette programmation très éclectique, je vous les jette en touffe à l’instar de Cyrano : Baahubali 2 : The conclusion (Bollywood n’est plus ce qu’il était), Belzebuth d’Emilio Portes qui nous avait déjà gratifié de son jubilatoire Pastorella en 2013, le glaçant Cold Skin de Xavier Gens, le rape and revenge ultra hardcore Trauma du chilien Lucio A Rojas, ainsi que Muse du sympathique et francophile Jaume Balguero. La charmante Charlize Theron viendra ponctuer ce marathon filmique avec une comédie noire The Gringo. Quant à nous, pauvres festivaliers que nous sommes, nous serons une fois de plus en déprime post BIFFF pendant un an et les organisateurs pourront enfin se débarrasser des horribles cernes qui habilleront leurs charmantes mirettes pendant toute la période.

Derniers petit détail et non des moindres, pour ceux qui auraient loupé sur grand écran, le sublime Caducea (L’homme au visage d’écorce) de l’ami Mavroudis et son équipe Méfamo, sera également projeté hors compétition.

Un liégeois qui est né corse, ou grec je ne sais plus

Le public belge aura également l’occasion de découvrir (en compétition européenne siouplaît) le western très sanglant de notre ami suisse Arnaud Baur, Sons of bitches, en espérant que cette sympathique équipe de potes puisse être présente pour la présentation de celui-ci.

Toutes les infos nécessaires et bien d’autres choses sont disponibles sur le site du festival : www.bifff.net/fr/

Au plaisir de vous y croiser et de boire la Troll de l’amitié en votre bonne compagnie. Ah, un petit conseil pour terminer : méfiez-vous du Maitrank, ça se boit comme de la limonade mais à trop forte dose, il est possible de se transformer en zombie rat-taupe-nu en deux temps-trois levés de coude.

Personne ayant abusé du Maitrank, ou rat-taupe-nu amateur de cinéma de genre

Adam Korman (mise en page par Evil Ash car je suis une quiche en informatique… 🙂 )

Adam Korman
Grand amateur de cinéma de genre depuis ma prime jeunesse, aidé par les conseils de nombre de revues francophones de mon enfance, je tenterai de vous faire partager des thématiques filmiques assez éclectiques sur un ton acrobatique, qui pourraient muscler vos zygomatiques, sans vous rendre apathique tout en gardant une certaine logique analytique.

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