Hélène Merrick est « Dans leurs gros bras »

Elle nous l’avait annoncé dans l’interview qu’elle nous a accordée il y a quelques mois (et que vous pouvez retrouver ici), Hélène Merrick propose depuis quelques jours son nouveau livre, consacré à ses rencontres avec les musclés.

Pour celui du fond qui ne suit pas toujours (oui, toi là…), ce ne sont pas ses souvenirs avec le groupe qui a fait les belles heures du Club Dorothée – et cassé nos oreilles par la même occasion – dont Hélène nous parle, mais des gros bras du ciné, stars des années 80 et 90. Donc si vous comptiez tout savoir sur Framboisier, Bernard Minet et consorts, passez votre chemin. Ici on vous cause Van Damme, Stallone, Lundgren, Schwarzenegger, Norris, Bronson…

Basé sur ses notes et enregistrements conservés depuis ses débuts journalistiques, le livre reprend des anecdotes à la pelle, des souvenirs parfois cocasses ou plus intimes et, surtout, de nombreuses interviews reproduites dans leur intégralité. En effet, à l’époque de leur publication, principalement dans le magazine CINE NEWS spécialisé dans le cinoche d’action, ces interviews ont été raccourcies, souvent par manque de place ou parce que certains échanges déviaient de la ligne de conduite de la revue. Ici, on a droit à tout, même à certaines confidences un peu plus intimes. C’est qu’elle savait y faire la Miss Hélène pour amadouer ces acteurs bien bâtis, leur soutirant parfois des détails croquignolesques, des blagues parfumées (cf celle de JCVD sur la hauteur des plafonds à Hollywood que je vous laisse découvrir en lisant le livre…) et des confessions parfois profondes.

Statham fait la gueule : il n’est pas dans le livre !

Ce qui se détache principalement de ces entretiens mais aussi des anecdotes confiées par la journaliste, c’est le respect profond et sincère qu’elle a pour ces comédiens au physique avantageux. Loin du cynisme d’une intelligentsia qui porte bien mal son nom ou de certains de ses con-frères (en deux mots, c’est voulu 😊) ne perdant pas une occasion de les railler – ce qu’elle ne manque pas de pointer dans le livre d’ailleurs – elle les admire sincèrement, elle les soutient activement et, pour certains, on peut carrément dire qu’elle les aime profondément. Oh, ne cherchez pas de détails croustillants, il n’y en a pas. C’est d’un amour platonique dont je veux parler, d’une amitié particulière, Hélène grattant où il faut et comme il faut pour découvrir leur fragilité et asseoir leur confiance.

Ceci ressort principalement de la longue partie consacrée à Jean-Claude Van Damme, Muscles from Brussels, dont elle fit la première interview publiée en France. Entre Hélène et lui, c’est une relation à long terme qui s’est installée, l’acteur ne manquant jamais une occasion de la saluer ou de lui téléphoner à pas d’heure pour cause de décalage horaire, simplement pour lui parler de ses projets ou parfois lui faire part de ses doutes…  Et Hélène de souligner l’indéfectible fidélité du belge, qui la reconnait dans la foule, qui l’invite à sa table, qui fait d’elle une vraie confidente. On connaissait la réputation d’extrême gentillesse du belge, Hélène Merrick ne peut que confirmer…Pour mieux illustrer cela, je ne résiste pas à vous dévoiler un court extrait de l’introduction de l’imposant chapitre qui lui est consacré : « …Son ‘Bonjour Hélène’ était un rayon de soleil dans cette grinçante foire aux vanités (le festival de Cannes-ndlr)… Je l’évoque avec des trémolos sous le stylo, probablement parce qu’il a toujours été extrêmement attachant, sympathique, d’une gentillesse totale, fidèle, attentif, dénué de toute méchanceté, respectueux de ses fans et de son public. Quand il t’apprécie, il ne t’oublie pas… ». Eloquent non ?

Hélène et son Jean-Claudounet…

Le blond Dolph Lundgren fait partie aussi des coups de cœur grâce à sa gentillesse et son intelligence – le bonhomme parle quand même 7 langues, dont 5 couramment, et est diplômé en chimie et en ingénierie,  excusez du peu – qui lui permet de ne pas être dupe de ce que la gloire apporte.

Sly Stallone, Arnold Schwarzennegger, Steven Seagal, tous trouvent grâce, à des degrés divers, aux yeux d’Hélène qui se fait une joie de les revoir de tournages en tournages… Le respect est mutuel même si, pour certains, il s’agit d’un simple échange de bons procédés… Comme elle le dit : «…je leur servais la soupe, je la servais bien. Je travaillais bien. Ils appréciaient ce que je faisais pour eux. Je leur étais utile. Si je ne leur étais plus utile, je n’étais plus que…expendable (sacrifiable) ! ». Et oui Hélène, on vit tous ça un jour, c’est le reflet de la vie, malheureusement… Pas étonnant que le passage cité soit contenu dans le chapitre consacré à Chuck Norris, le seul sur lequel Hélène a quelques mots un peu durs. Non pas parce que le barbu tataneur ne manquait pas une occasion de la dragouiller éhontément mais parce qu’il est le seul cité à lui avoir fait comprendre, tout aussi éhontément, qu’il était une star et lui avoir montré son côté capricieux pour une broutille partant d’un simple malentendu de langage. Ca lui est resté en travers de la gorge et on sent que la pilule n’est pas encore tout à fait passée, à juste titre.

Mais je le répète, ce qui transpire du livre, qui se lit avec un plaisir énorme pour qui apprécie ce cinéma décomplexé, c’est l’amour, la passion qu’a Hélène pour nos musculeux héros et leurs films, loin de la triste condescendance dont ils ont fait trop souvent l’objet. Et se replonger avec elle dans ses souvenirs ne provoque qu’une envie : revoir certains des films évoqués. Pari gagné Miss Merrick, well done !

Le livre peut être commandé sur le site de l’éditeur :  https://www.ecrituriales.com/auteurs-m-z/helene-merrick/

Et si vous voulez l’acheter en librairie et en sus, rencontrer Miss Merrick, rendez-vous le Samedi 30 Juin, de 15 h à 19 h au Métaluna Store (7 RUE DANTE, PARIS 5 ème – M° Saint Michel ou Cluny Sorbonne) pour une séance de dédicaces.

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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