L’interview « presque façon Proust » de Nick Mothra et Jonathan Malherbe pour la BD « L’Ile du Docteur Moreau »

Deux liégeois se sont mis en tête d’adapter en BD le roman d’H.G. Wells, L’Ile du Docteur Moreau. Et c’est une vraie réussite, l’univers du célèbre écrivain y étant parfaitement retranscrit et l’adaptation se veut fidèle tout en étant personnelle. Les auteurs étant en plus de vrais passionnés et des cinéphages compulsifs (surtout Nick, le dessinateur), quoi de plus normal que de leur ouvrir notre blog afin de vous les présenter en leur offrant un modeste espace pour exposer leur travail, leurs passions… C’est donc chose faite, place à eux !

Tout d’abord présentez-vous tous les deux à nos lecteurs. Quel parcours avez-vous suivi ? 

Nick : Hum…  Nous avons tous les deux un parcours atypique, contrasté même. Pour ma part, j’ai eu une enfance un peu à la Stand by me, ou Super 8… Je réalisais des films de monstres en Super 8 avec mes potes, j’écrivais des histoires de zombies, je mutilais mes vieux jouets pour en faire des gorilles ou je refaisais le maquillage de La Planète des singes … Ado, j’étais beaucoup plus solitaire et je passais le plus clair de mon temps à dessiner, lire des BD et aller au cinéma. C’était la fin de l’époque des doubles programmes et je devais me farcir des trucs comme Ils sont fous, ces sorciers pour voir le deuxième film qui était souvent un vieux Godzilla ou une série B gentiment horrifique. Et puis, je bavais devant les photos des films que je ne pouvais pas aller voir : Inferno, Le Dernier monde cannibale, Alien… Et puis, il y avait la télé qui m’a permis de découvrir La Fiancée de Frankenstein ! ça a été Waw, un véritable choc ! Il m’arrivait régulièrement de veiller jusqu’à 2 heures du matin pour voir un film sur une chaine allemande (et en allemand, donc). En même temps je dessinais des BD fantastiques qui se passaient à l’époque victorienne… J’avais même commencé l’adaptation d’un Hercule Poirot… C’était très maladroit, mais ça me passionnait.

Plus tard, pendant mes études d’illustration, j’ai eu la chance de rencontré Didier Chardez qui dessinait à l’époque pour le magazine « Tintin ». Ensemble, on a fait une série pour les enfants … Puis, j’ai fait quelques autres bricoles chez Spirou, des strips surtout. Avec le recul, je pense que j’ai eu le tort de ne pas être assez persévérant dans ce milieu et j’en m’en suis éloigné pour faire d’autres choses, comme tenir un club … Si, si ! Jusqu’à ce que je découvre l’infographie 3D chez Neuroplanet et d’autres studios. J’y ai fait surtout du character design et de la modélisation et aussi un peu d’animation. J’ai également eu la chance de pouvoir écrire et designer un moyen métrage : Oreana, à la croisée des étoiles. Je n’ai jamais arrêté de dessiner et j’avoue que la BD commençait à nouveau à me démanger, lorsque Caroline de Borchgrave m’a contacté…

Jon : j’ai découvert la BD comme la plupart des belges, le nez plongé dans Astérix et Obélix, les Schtroumpfs, Bob et Bobette, Tintin… Après mes humanités, je suis parti pendant une année aux USA, puis au Pays-Bas où j’ai plongé à fond dans ma première vraie passion : la musique.  De retour, c’est donc naturellement que je me suis inscrit à l’IMEP à Namur, pour ensuite poursuivre mon cursus au Conservatoire Royal de Liège où, au contact d’un monde très stimulant peuplé d’artistes, j’ai découvert une seconde passion : l’écriture.  J’ai chanté dans les Chœurs de l’Opéra, au Chœur de Chambre de Namur, dans un groupe obscur de hard rock, …  J’ai été depuis toujours passionné par les grands mythes issus de la chanson de geste et de la mythologie nordique (L’Edda, Le Lai de Gudrun, …) desquels découlent entre autres l’univers de J.R.R. Tolkien, mais aussi la Tétralogie de Wagner. Ce qui me fascine, c’est de saisir comment des héros malgré eux parviennent à surmonter les pires obstacles, à sceller des amitiés aussi improbables que fortes, à ne jamais céder au désespoir dans un monde dominé par les ténèbres.  En fait ce sont les fondements même du voyage du héros, qui est lui-même le reflet de nos vies, enfin des vies de ceux qui, suite à un choc, se réveillent brutalement et décident d’affronter leurs peurs pour mieux triompher et s’accomplir.  Comme beaucoup, mon parcours est donc riche de rencontres et de combats, d’espoirs déçus et de rêves réalisés, et c’est ça qui m’a amené à vouloir partager à travers l’écriture tout ce qui rend l’Humain si fascinant. En me lançant dans l’aventure du Docteur Moreau, j’ai sauté le pas décisif vers l’écriture scénaristique. Mon prochain défi : passer de l’adaptation à la création pure d’un scénario de BD ou de court-métrage.

Pourquoi avoir choisi l’Ile du Docteur Moreau pour votre première collaboration ? Vous aviez lu le roman ou juste vu les adaptations qui en ont été faites au cinéma ?

Nick : La première fois que j’ai rencontré Caroline de Borchgrave, notre éditrice, j’étais seul. A ce stade, Jon n’était pas encore impliqué. Elle m’a expliqué le concept de sa collection qui était d’adapter des classiques de la littérature tombés dans le domaine public pour les rendre attractifs pour les ados. Elle cherchait des auteurs et avait vu mon travail. J’ai accepté sa proposition à la condition de pouvoir choisir l’œuvre. J’ai donc cherché sur Google la liste des romans fantastiques libres de droits. L’œuvre d’H.G. Wells tombait dans le domaine public en 2016 ! Quelle chance !

Pour être tout à fait franc avec toi, je ne me rappelais que les deux dernières adaptations cinéma… Et surtout les maquillages de John Chambers pour la version de 77. Mais en relisant le roman, j’ai été frappé par la sécheresse du ton, par les ambiances malsaines qui s’en dégageaient et surtout par ces créatures dont je percevais enfin toute la tragédie ! Et puis il y a Moreau ! Un monstre d’arrogance et de froideur… Les images naissaient d’elles-mêmes dans mon esprit…

Jon : Nick est à l’origine du projet.  Quand il m’a proposé d’adapter ce roman, j’ai dit oui sans hésiter.  A son grand étonnement, je connaissais très bien le roman, qui m’avait d’ailleurs beaucoup marqué.  Par contre, je n’avais jamais vu qu’un extrait de la très moyenne adaptation au cinéma avec Marlon Brando.  Et puis j’ai toujours aimé l’aventure, donc pour un premier scénario de BD, j’étais plus qu’heureux de me lancer dans ce projet.

Jonathan, tu t’es vraiment approprié le roman dans ton scénario mais tu as réussi à y rester fidèle. Comment as-tu travaillé ?

Jon : Chez moi, l’écriture et la lecture sont deux processus quasi identiques : je ne vis pas l’écriture en termes de mots ou de phrases. Je vois des mondes et je m’y promène, je rencontre des personnages, je les observe et je leur parle. J’ai relu l’Île du Docteur Moreau en français, puis en anglais, et je me suis projeté mentalement dans cet univers.  J’ai conversé avec Prendick, avec Moreau, échangé quelques paroles avec Montgomery, j’ai vu et entendu les créatures, essayé de comprendre leur souffrance, parcouru l’île tel un explorateur… oui je sais ça fait un peu peur dit comme ça, mais bon, je ne suis pas seul dans ma tête et je le vis bien !   L’important était de me relier à ce que Wells avait fait naître, de comprendre les motivations des personnages, leurs blessures, leur fonctionnement et la manière dont ils interagissaient.  Ensuite seulement je cherche à traduire ce que je ressens, ce que j’observe de la meilleure façon possible.  Il y a peu de dialogues dans la BD, parce que souvent, il était plus important de faire passer des sensations, des visions, et en ce sens la BD est un langage parfait.

Nick, je sais que les premiers décors sont nés lors d’un périple à Rhodes. Quelles ont été les autres sources d’inspiration du dessin ?

Nick : Quand on démarre une BD, on rassemble toute une série de documents, donc j’ai amassé des tonnes de photos d’animaux, de jungle, de plantes.… J’aime bien les clins d’œil discrets aussi… Le bateau du début est en fait le « Venture » de King Kong. Je me suis inspiré d’acteurs pour les personnages. Montgomery ressemble un peu à Charles Laughton… qui a joué Moreau dans la version de 1932. En ce qui concerne les humanimaux, je tenais à respecter l’idée du roman : Les créatures sont des assemblages de morceaux d’animaux recousus ensemble. Ce n’a pas été évident à rendre car, on sait tous que dans la réalité un tronc de gorille sur des pattes de vache avec une tête de taureau, ça ne fonctionnerait pas vraiment, mais il était hors de question de reprendre l’idée de sérum mutagène ou de mélanger l’ADN animal et humain. Je voulais que ça soit douloureux et difforme. Ce sont des êtres de souffrance ! Les os se sont tordus, les chairs infectées ou mal cicatrisées… J’adorerais voir ça en mini-série live ! 

Pour le décor principal, Jon en a fait une ancienne mission abandonnée ; ça tombait bien car j’aimais l’idée d’un bâtiment colonial perdu dans la jungle… Sans doute une réminiscence de L’Enfer des Zombies… Ou de La Chèvre. Haha !

Combien de temps entre l’idée et la concrétisation, sa sortie ? 

Nick : On a signé nos contrats en juin 2014 et les planches ont été achevées en janvier 2017. Donc environ deux ans. Je précise que ce n’était pas notre job principal ; tout a été réalisé en soirée et le week-end… Donc, c’est quand même pas trop mal. La sortie a dû malheureusement être repoussée deux fois.

Vous avez connu des galères pendant la réalisation ? Des sueurs froides ? (et je ne parle pas du « DRocteur » qui a failli figurer sur la tranche… 😊 )

Nick : Haha ! Rétrospectivement, c’est une coquille qui nous a fait froid dans le dos ! Sinon, il y a eu plusieurs stress, oui… D’une manière générale, liés au timing et à nos emplois du temps. Comme je n’avais plus fait de planches depuis un certain temps, perso, j’ai eu pas mal d’angoisse sur le défi que ça représentait. Je me suis aussi fait très peur lorsque je me suis chronométré pour effectuer le lavis numérique d’une planche (coloriage en noir et blanc) et que j’ai multiplié le temps par 150… Il y a aussi eu la sortie en 2017 d’une collection H.G. Wells chez Glénat… Fin 2016, Caroline avait eu des contacts avec eux concernant un contrat de distribution ; et elle avait montré les planches… Était-ce dans l’air du temps ? Toujours est-il que nous avons dû repousser la sortie, histoire que les titres ne sortent pas en même temps.

Jon : En ce qui me concerne, ça a été lorsque Nick est venu me trouver pour me demander de travailler avec lui à l’adaptation.  Mon premier réflexe a été de penser : « Mais enfin ! Tu ne préfères pas un pro ? ».  Ca l’a fait rire, puis après quelques tests concluants soumis à l’éditrice, il m’a dit : « Voilà, maintenant tu es un pro ! ».  J’ai eu très peur de ne pas être à la hauteur, mais en même temps ça m’a poussé à me remettre souvent en question.

Comment distribuez-vous la BD ? Vous démarchez vous-même les libraires ?

Nick : Officiellement, Caroline et les éditions Street/Book ne feront la promo qu’en octobre 2018, avant les fêtes. Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une petite maison d’édition et que nous sommes dans la collaboration totale, ce qui signifie que nous commençons déjà à en parler dans les réseaux sociaux ou visiter les adresses spécialisées. Donc actuellement, c’est principalement en ligne et dans quelques points de dépôt, mais très peu.  Nous envisageons aussi une édition digitale en français et en anglais. Nous sommes convaincus que le lectorat d’ouvrages un peu en dehors de la grande distribution se trouve en ligne et dans les communautés spécifiques. Ici, en l’occurrence, les amateurs de fantastique au sens large.

Avez-vous déjà reçu des retours des premiers lecteurs ?

Jon : Oui, l’album est plutôt bien accueilli et pas que par les bédéphiles ; ce qui nous réjouis énormément et nous rassure. Nous avions très peur que les lecteurs soient rebutés par le format mais nous tenions à une narration aérée et avant tout visuelle. Il y a pas mal de passages sans texte, par exemple. Ce qui est plutôt casse-gueule. Cet aspect nous inquiétait…

Nick, tu es très cinéphage et la BD s’en ressent fortement (cf John Huston qui a servi de modèle à ton Moreau ou Charles Laughton dont tu parles plus haut). Quels sont tes goûts en la matière ? Et toi Jonathan ?

Nick : Cinéphage c’est le mot en effet. Mes goûts sont globalement orientés vers le fantastique et l’épouvante, toutes époques confondues. Maintenant, il y a quelques films marquants avec lesquels j’ai grandi et que je peux revoir indéfiniment : Le King Kong de 33, par exemple que j’avais découvert au moment de la sortie de la version de Guillermin dans un hors-série de télé 7 jours… Jaws, Star Wars dont j’écoutais la musique en boucle, La Malédiction… J’aime aussi beaucoup le cinéma américain des années 70, les Dirty Harry, William Friedkin… Mon péché mignon reste les Zombies, de préférence à l’ancienne, c’est-à-dire lents mais dangereux !  J’ai beaucoup aimé The Dead sorti il y a quelques années qui retrouvait un peu cet esprit des vieux Romero. Et puisqu’on en est aux confessions, j’adore les comédies française des années 70 et 80. Je dévore un peu de tout, surtout des séries. J’ai un peu la nostalgie de l’époque où le cinéma offrait une grande diversité de genre…

Jon : J’aime beaucoup le cinéma, mais je ne me considère pas comme un grand cinéphile avec une culture très étendue.  J’ai baigné dans les films d’action des années 80 et 90 avec J-C Van Damme, Schwarzy, Stallone, les films d’aventure tels qu’Indiana Jones, mais aussi le fantastique.

Avez-vous déjà des projets pour le futur ?

Nick : Oui, plusieurs… De mon côté je réalise une série d’illustrations de monstres marins. Le concept est d’imaginer ce qu’aurait pu être dans la réalité certains monstres mythiques, leur inventer un contexte réaliste. L’idée serait d’en faire un ouvrage avec des textes de Jon et surtout, nous aimerions qu’il serve une cause qui nous touche : la pollution des océans. C’est un peu flou pour le moment mais on songe à approcher diverses associations. Je suis aussi en train de mettre sur pied des stages graphiques pour les enfants et jeunes ados. Sinon, en BD, nous avons effectivement un nouveau projet qui sera assez éloigné, dans le ton du moins, de « l’île… ». Quelque chose de fun qui brasserait plusieurs de nos passions et influences télévisuelles et cinéphiliques !

Jon : oui, une BD ensemble, comme Nick l’a dévoilé, mais cette fois 100% originale et avec une idée de série.  Je travaille déjà sur la création de l’univers étendu et de l’ancrage « historique » du contexte.  En parallèle je mets en œuvre mes 4 années de Marketing en cours du soir pour monter un projet de coaching en communication spécialement dédié aux artistes, de façon à mettre en place avec eux leur propre structure pour qu’ils puissent en vivre.  Si ça marche, j’espère pouvoir fonder une ASBL.  Je crois très fort dans la nouvelle économie : apporter quelque chose au monde, vivre modestement mais avec du sens, plutôt que de viser l’enrichissement personnel.

Imaginons que vous en ayez les droits pour une prochaine BD, quelle serait votre adaptation fantasmée ?

Nick & Jon : Sans hésitation, la série des « Charlie Parker » de John Connoly !


Les 10 questions ciné « passion » façon Proust :

Quel est votre premier film vu (et le contexte) ? Et pour rester dans le thème de l’interview, votre 1ère BD lue ?

J : Ghostbusters à la télé. Je l’ai vu au moins une quinzaine de fois. Mon frère et moi adorions rejouer les scènes du films.

Pour la BD, un album d’Astérix, je ne me souviens plus lequel. C’était chez ma grand-mère ; il y avait des étagères remplies de Spirou reliés, de Tintin et au moins un milliard de Bob & Bobette ! 🙂 

N : Monsieur Joe à la télé… J’ai ce plan en tête : le gorille assis à l’arrière du camion et qui balance ses jambes. Je devais avoir 5 ans… C’était magique !

En BD, c’était le journal de Mickey. Mais dans le journal de Mickey, il y avait un truc plutôt trash, limite underground qui s’appelait « Archibald Razmott, mini-barbouze de choc ». Il y avait ce personnage…  Sinistroreur, un méchant, sosie de l’oncle Fester, qui distribuait des bonbons piégés aux enfants ! Waou !

Votre scène ciné culte ? 

J : Toujours dans Ghostbusters : la scène où Sigourney Weaver, complètement possédée et allumeuse, ouvre la porte, demande à Bill Murray: « Est-ce-vous le maître des clés ? », puis lui reclape la porte au nez.

N : La scène de la découverte de la salle des maquettes dans Les Aventuriers de l’arche perdue. Avec la musique de John Williams et le rayon de lumière à la fin, cette séquence me donne toujours des frissons.

« Est-ce vous le maître des clefs ? » « Euh, non Madame, c’est le père Fouras »

Le film qui vous a le plus déçu voire énervé ? Pourquoi ? 

J : Le titre m’échappe totalement mais c’est un film de samourai récent filmé en looooooongs plans-séquences. Ça se veut contemplatif, mais pour moi, c’est juste du cinéma esthétisant, tout à la gloire du réalisateur qui semble dire à chaque instant « regardez comme je suis génial ». Ca me pompe l’air car on a l’impression que le gars n’a pris aucun plaisir à faire le film, on ne ressent aucune envie de partage.

N : Il y en a beaucoup, je dois dire… Quasi tous les films de Christopher Nolan… je hais ce renouveau auteurisant et intellectuel du cinéma de genre où tout semble avoir été pensé et qui ne contient pas une once de spontanéité, ni d’humour. Mais si je devais en choisir un seul, ce serait Breaking The Waves de Lars Von Triers qui m’a assommé et rendu vaguement malade… Et puis, ce final avec les cloches ? J’ai éclaté de rire. Ce qui a jeté un froid dans la salle. 

Cloches, klaxons, même combat : Jonathan et Nick n’aiment pas ça… (cherchez pas, c’est une private joke… 🙂 )

Votre moment, votre scène d’humour préférée ? 

J : Récemment, dans une comédie bien grasse Vive les vacances : Un plan où sur l’autoroute, une bombasse dans sa décapotable allume le héros en roulant à côté de lui, puis se fait faucher par un camion venant en sens inverse. C’est trash, mais j’aime bien !

N : Pour moi, c’est aussi un truc qui se passe sur la route. Dans Un ticket pour deux, John Candy conduit une vieille bagnole, de nuit, et Steve Martin dort à côté. Puis, John Candy se retrouve avec les manches coincées et maintient le volant avec ses genoux. Steve Martin se réveille au moment où un poids-lourd –et oui encore un- leur fonce dessus. Il y a un plan presque subliminal où Martin voit Candy en démon hystérique ! J’adore ! 

Un Ticket pour deux : une des meilleures comédies de tous les temps, rien de moins !

Votre scène gore favorite ? 

J : Difficile de répondre vu que le gore me rend malade. Autant je peux imaginer des trucs dégueux ou les lire, autant en voir me retourne l’estomac !

N : C’est pas vraiment gore mais j’adore la scène où David Warner se fait décapiter dans La Malédiction. Le ralenti multi-angle en remet une bonne couche ! Génial ! Je crois que j’aime le gore un peu esthétique ! Le beau gore, quoi ! 

La scène érotique la plus bandante, excitante pour vous ? 

J : Dans Sliver, la scène où William Baldwin fait l’amour à Sharon Stone contre une colonne !

N : La scène du bal dans L’été meurtrier, quand Souchon en voix off décrit la peau moite d’Adjani ! Oui, je sais, c’est plutôt soft mais pour le coup, à ce moment-là, t’avais vraiment envie d’être Alain Souchon.

Le film le plus déjanté que vous ayez vu ? 

J : The Hangover.  Il y a quand même quelques idées de malade dans ce film !

N : The Human Centipede. Ce qui ne veut pas dire que j’ai apprécié !

🎶 A à à la queue leu leu, tout le monde s’éclate, à la queue leu leu…🎶

La scène la plus flippante à vos yeux ? 

J : Dans le premier Alien, la séquence visible dans le director’s cut où Sigourney Weaver découvre les victimes conservées dans des espèces de cocons.

N : Difficile de se décider. Dans L’Echelle de Jacob, le plan où on voit le visage à l’arrière de la voiture… Mais il y a aussi L’Invasion des profanateurs, la scène où Donald Sutherland tombe sur le chien à tête d’homme. J’ai vu le film à 13 ans et j’ai bien flippé à l’époque !

Votre actrice/acteur sur laquelle/lequel vous avez fantasmé (mais vraiment hein) ? 

J : Sans aucune hésitation : Hugh Jackman !

N : Matthew Broderick mais il y a bien longtemps ! 🙂  

Un des deux a quand même pas mal morflé depuis quelques années…

Votre souvenir le plus marquant lié au ciné ? (film, rencontre, visite d’un lieu de tournage,…) 

J : C’est grâce à George Lucas que notre couple s’est formé : l’épisode 1 allait sortir et nous étions tous les deux fans… Donc…

N : La nuit horrible que m’a fait passer Zombie de Romero. A 17 ans j’avais pris le train pour aller voir le film à 20 km d’où j’habitais. Après la séance, il n’y avait plus de train ; je suis donc rentré à pieds à travers les bois. 

Un énorme merci à Nick et Jon pour leur disponibilité et leur extrême gentillesse… Le talent ne suffit pas pour réussir, une bonne âme est indispensable. Le succès leur tend donc les bras, c’est tout ce qu’on peut leur souhaiter. 

 En suivant ce lien https://www.youtube.com/watch?v=mMHOq9AG6Po, vous trouverez une présentation de la BD en images.

Et ici, le lien vers le site avec notamment toutes les infos pour se procurer le livre : https://www.nickmothra.com/

Vivement la suite de leurs aventures communes…

Last minute : Nick a été choisi pour illustrer la page « Mad, Un oeil dans le Rétro » sur facebook (https://www.facebook.com/groups/madunoeildansleretro/) . Voici son premier dessin, consacré à l’année 1982. Ca promet pour la suite 😉 

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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