Flic ou zombie (Dead Heat)

Mark Goldblatt est sans conteste l’un des monteurs les plus réputés aux USA puisqu’il a tafé, et bien en plus, sur Terminator 1 et 2, True Lies, Rambo 2, Hurlements, … Récemment encore, il a contribué à la réussite exemplaire du reboot de la franchise La Planète des Singes en travaillant sur l’excellent premier opus de cette trilogie. Mais le mecton a aussi tâté de la réalisation avec deux films faisant regretter que cette facette de son talent n’ait pas été plus utilisée tant ces deux essais étaient transformés : une adaptation très réussie de The Punisher avec notre blondinet préféré (après Val le Blond bien entendu) Dolph Lundgren et celui qui nous occupe ici, Flic ou Zombie.

Los Angeles : des braquages en série sont commis par des bandits qui semblent invincibles, même après avoir reçu plusieurs balles dans le corps. Les deux policiers Mortis et Bigelow sont chargés de l’affaire et apprennent par le médecin légiste que l’un des braqueurs qu’ils ont réussi à abattre était déjà passé par la case morgue car déjà mort une semaine auparavant…

On passe du costard – cravate…

…au tee-shirt – sulfate.

Prenez un gros shaker, mettez-y de l’horreur, du gore, du polar, de la comédie et du buddy-movie, secouez bien fort et vous obtenez une petite pépite de série B nommée Flic ou Zombie. Le talent de monteur de Goldblatt fait le reste et lui est bien utile car il condense l’intrigue, rondement menée, sur une heure vingt qu’on ne voit pas passer tant les péripéties s’enchaînent à un rythme frénétique.

Jugez plutôt (oui, c’est le chien de Mickey, on sait…humour Nul) : une scène d’introduction pétaradante mettant en images un braquage de banque « Heat style » par des zombies armés de sulfateuses, transformation d’un des deux héros en mort-vivant (ce n’est pas un spoiler, c’est dans le titre et ça arrive après quinze minutes à peine, alors arrêtez de râler !), attaque du deuxième flic par un énorme zomblard-biker à la gueule pas possible, décomposition bien craspec et quasi en temps réel d’une jolie pépée, scène délirante dans un resto chinois avec des canards laqués zombifiés (!!!) qui s’en prennent aux héros, … Avouez que tout ceci est bien alléchant, sans compter également l’apparition d’autres walking dead hyper cools, vêtus d’une chemise hawaïenne du plus bel effet que Magnum n’aurait pas renié. Le maquilleur Steve Johnson et son équipe d’en donnent à cœur joie dans ces différentes scènes avec des effets spéciaux et des maquillages au top, garantis 100 % sans CGI, que nous avons bien le temps d’admirer tant ils sont mis en valeur par la réalisation.

« Quoi ma gueule ? Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? » Johnny, si tu nous lis, elle est pour toi celle-là…

Au générique de ce festival, dans le rôle des deux flics, tout d’abord Treat Williams, acteur spécialisé dans le cinéma que nous aimons puisque nous ne comptons plus le nombre de séries B, (parfois Z) à son actif dont l’ultra jouissif Un Cri dans l’océan mais également quelques films plus hauts de gamme comme Le Prince de New-York ou encore l’immense Il Etait une fois en Amérique. Ensuite, son acolyte, joué par Joe Piscopo, principalement connu à la télé US notamment grâce à sa participation au fameux Saturday Night Live. On sent d’ailleurs bien dans le film l’influence du célèbre show sur le personnage, gros beauf aux blagues foireuses et souvent en-dessous de la ceinture, mais aussi très drôles avouons-le. A noter que la voix française est assurée par le doubleur attitré de Bruce Willis, Patrick Poivet, ce qui ajoute au plaisir. L’excellent Darren Mc Gavin, Monsieur Carl Kolchak le Night Stalker en personne, est aussi de la partie, truculent comme à son habitude. Et puis, de quoi achever de convaincre les indécis, on retrouve, malheureusement dans un rôle assez court, l’immense Vincent Price dans ce qui est une de ses dernières apparitions à l’écran

Mi(ni)ster Price himself

Ancré à fond dans les années 80, scénaristiquement, musicalement, humoristiquement, vestimentairement, et autres trucs en « ent », c’est du pur plaisir régressif pour les amateurs que nous sommes. Nous avons donc droit à un film sans prétention, fait avec amour du genre, humble, ne se prenant jamais au sérieux et qui remplit parfaitement son but : nous faire marrer. Vous connaissez beaucoup de films avec des canards laqués zombies vous ? Rien que pour ça… Idéal pour une soirée entre potes avec de la bière et des frites (oui, je suis belge, donc je remplace la pizza par des frites), bref une bonne soirée de délire total et assumé, face à un film qui ne pète pas plus haut que son cul. Qui n’en veut ?

A noter qu’il semblerait que le film soit prévu prochainement en blu-ray chez Bach Films. Espérons une édition à la hauteur de ce petit bijou !

Flic ou Zombie (Dead Heat)

de Mark Goldblatt (1988)

Avec : Treat Williams, Joe Piscopo, Lindsay Frost, Darren Mc Gavin, Vincent Price,…

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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