Uncle Sam

Résultat de recherche d'images pour "note musique"Oh, say, can you see, by the dawn’s early light,
What so proudly we hail’d at the twilight’s last gleaming ?
Whose broad stripes and bright stars, thro’ the perilous fight,
O’er the ramparts we watch’d, were so gallantly streaming ? Résultat de recherche d'images pour "note musique"

Ca va, ça va, j’arrête de chanter, cessez de râler. Pfff, on fait l’effort de leur interpréter l’hymne national ricain pour commencer une chronique et ils râlent… Jamais contents ces lecteurs ! Pourtant quoi de mieux pour évoquer l’Uncle Sam de William Lustig, je vous le demande ?

A la veille de la fête nationale du quatre juillet, Louise Harper apprend la mort de son mari Sam durant l’opération militaire « Tempête du désert ». Jody, son jeune neveu en est très affecté car il a toujours considéré son oncle comme son héros. Le transfert du corps est organisé en vue d’une cérémonie officielle dans sa ville natale. En attendant il repose dans la chambre familiale. Au cours de la veillée mortuaire, Jody s’éclipse afin d’adresser un dernier adieu à Sam. S’approchant du cercueil pour y déposer les médailles militaires, il entend un bruit effrayant. La peur, l’horreur et la mort vont alors s’abattre sur les habitants de cette petite ville trop tranquille.

Jody et son tonton farceur

D’emblée, on est content, ça commence bien : la voix éraillée qui ouvre le film est celle de cette trogne reconnaissable entre mille de William Smith (le père de Conan dans le chef d’oeuvre de John Milius  mais surtout pléthore de rôles de bad guy). Son apparition est malheureusement courte mais on le retrouvera, uniquement vocalement, à la toute fin. Ca part bien donc, disais-je, mais ça ralentit sévère dans les looooongues minutes qui suivent. Car bon sang, que le film est long à démarrer, que sa mise en place est pépère et nous ferait presque perdre envie de continuer le visionnage. Bien entendu, c’est là que Larry Cohen, scénariste du film et vieux complice du père Lustig, en profite pour balancer sa charge antimilitariste et anti-USA principalement au travers du personnage du gosse, complètement abruti par le discours patriotique brutal et obsédant de son oncle. Ok le propos est intelligent et plutôt bien balancé, les obsessions du gamin inculquées par le malveillant tonton étant bien mises à mal par le personnage du vétéran de guerre, dégoutté par celle-ci, interprété par Isaac « Shaft » Hayes. Mais bon si le vitriolage en règle de Cohen est intéressant, avouons-le : on se fait un peu chier quand même durant cette première partie surtout qu’elle s’étire méchamment…

L’échassier pervers paiera bientôt son coté lubrique…

Et la suite ? Et bien c’est mieux. Déjà le look du croquemitaine est plutôt sympatoche et charismatique au possible : le soldat-zombie ayant piqué un costume d’Oncle Sam (d’où le titre oui, bien joué ! ) à un figurant monté sur échasses, il va se balader pendant les festivités du quatre juillet et trucider un max de monde venu faire la fête. Chouette, on rentre enfin dans le vif du sujet s’exclame l’amateur de slasher ! Oui…mais non. Car si cette partie du film offre de bons moments et se laisse voir – elle – sans ennui, on ne peut qu’être déçu par la sobriété de la plupart des mises à mort.

Il y a bien un joli empalement sur un drapeau US ou une tête coupée au hachoir mais il y a aussi et surtout trop de hors-champs et d’ellipses. Et l’amateur de gore en est pour ses frais, déçu qu’il est du manque de barbaque et de tripes à l’air. Est-ce pour attirer un public plus large que Lustig met la pédale douce sur le sanguinolent ? Peut-être tant le désir de franchiser le personnage semble évident tout au long du métrage. Raté ceci dit car Uncle Sam verra là sa seule et unique apparition à l’écran, le succès n’ayant pas été au rendez-vous.

« Quand il m’a dit I Want You, j’avais pas vu ça ainsi… »

Hormis cette déception niveau gore, l’ami William prouve une nouvelle fois sa justesse technique et ses qualités de réalisateur. Il sait comment diriger un film et produire de belles images, en témoigne l’usage d’un format scope magnifique. Et puis niveau casting, il propose du lourd avec, outre Isaac Hayes et William Smith déjà cités, des habitués de la série B tels que Timothy Bottoms, l’excellent Robert Forster en politicien véreux (pléonasme ?) ou Bo Hopkins, un des acteurs fétiches de Sam Peckinpah, savoureux en sergent agité du zizi, la veuve de notre mort-vivant ne le laissant pas indifférent… Et puis quelques traits d’humour bien sympas parsèment le scénario de Cohen, tel le meurtre d’un Abraham Lincoln de pacotille ou la scène post générique, mini-bétisier montrant l’Uncle Sam échassier se vautrer méchamment.

« Moi la bannière étoilée, je l’ai dans la peau ! »

Le film, que le réalisateur dédie à Lucio Fulci décédé peu de temps auparavant, existe en Blu Ray édité par Blue Underground, la boîte de William Lustig et offre une qualité technique à la hauteur du taf de ce dernier, l’image étant de tout beauté. Rien à voir avec le dvd tout pourri sorti dans nos contrées. Bon nous sommes bien d’accord, le principal c’est de voir le film. Mais quand on sait que le BR est disponible très facilement sur le net et pour pas cher, pourquoi s’en priver ?

Vous l’aurez compris, Uncle Sam n’est pas un mètre étalon du genre ni même un très bon film mais il possède suffisamment de qualités, notamment techniques, pour faire passer un bon moment grâce à un boogeyman ultra séduisant propre à plaire aux amateurs. Et vu son côté assez fascinant, on en vient à regretter l’échec du film, une aventure supplémentaire avec une grosse louche de gore en plus n’aurait pas été pour nous déplaire. Dommage.

Uncle Sam de William Lustig (1997)

Avec : Isaac Hayes, William Smith, Bo Hopkins, Timothy Bottoms, Robert Forster, Anne Tremko, Christoher Ogden, Leslie Neale, …

 

 

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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