Saga The Mummy

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N’en déplaise à Patrice Laffont, et avec tout le respect que je lui dois (chacun doit le respect à Patrice Laffont, que ce soit dit), la pyramide qui me faisait vibrer dans ma jeunesse n’était pas celle gardée par l’inoubliable Pepita mais plutôt celle maudite par ce salopiaud d’Imhotep… Quand j’entends les mots “pyramides” et “90’s” je ne me tourne donc pas vers les archives France 2 de l’INA mais plutôt vers l’un des succès majeurs de la filmographie de Brendan Fraser. Il faut dire qu’à l’époque The Mummy ainsi que ses suites avaient de quoi faire tourner les têtes d’un public gourmand et qu’aujourd’hui encore cette saga fait figure d’incontournable quand on se penche sur l’état du divertissement hollywoodien à l’aube des années 2000. Grosse sensation à l’époque pour tous les kids de mon âge, ces bobines estampillées Universal ont un petit goût de reviens-y auquel je n’ai pas pu m’empêcher de succomber… Me voici donc de retour dans le désert aride et maudit des méchants à bandelettes ! Ohé ohé capitaine à bandelettes… Hum…


The Mummy
(Stephen Sommers, 1999)
En 1926, alléchés par la soif de l’or et de la connaissance, Evelyn Carnahan une jeune bibliothécaire et son frère Jonathan décident de monter une expédition pour se rendre dans la cité maudite et secrète d’Hamunaptra… Ils trouvent en l’ancien légionnaire Rick O’Connell un partenaire capable de défendre le petit groupe par ses qualités de soldat. Sur place, nos aventuriers se retrouvent face à une malédiction millénaire lorsque la momie d’Imhotep sort de son sommeil pour se venger et tenter de ressusciter Ankhsunamon, l’amour de sa vie pour lequel il a été maudit et condamné il y a de celà plus de trois milles ans…

Remake du film de 1932 avec Boris Karloff, The Mummy est à la fois une ode au grand cinéma hollywoodien, au divertissement pur et dur et l’exemple type d’un renouveau dans le monde du septième art à l’orée du vingt-et-unième siècle. Au même titre que Men In Black, ce premier film de la saga parvient à saisir toute l’essence de son temps en faisant à la fois rêver et vibrer son public. Rêver parce que la bobine promet un dépaysement total dans un univers malheureusement trop peu utilisé au cinéma malgré une imagerie et un mythologie extrêmement alléchantes… Quoi de plus enivrant qu’un nouveau monde mélangeant fantasmes et magie obscure, surtout quand celui-ci regorge de dieux animaux et de momies poussiéreuses ? Donnez nous de l’Egypte antique nom de nom !! Et puis, vibrer car The Mummy est indéniablement un film d’aventure qui fait office de digne petit frère aux pérégrinations d’Indiana Jones. Ce film de 1999 est un pur condensé d’action, d’aventure, d’humour et parfois même d’horreur… En fait, The Mummy est un vrai blockbuster, un manège à sensation fortes calibré pour faire tressaillir le palpitant de celui qui le regarde. Alors, certes, on pourra regretter que le film n’ait pas été scénarisé et réalisé par Clive Barker, dont les intentions auraient été jugées trop violentes pour les producteurs, mais force est de constater que Stephen Sommers s’en sort vraiment très bien à l’écriture comme derrière la caméra… Nul doute que le papa de Pinhead serait parvenu à rendre la chose plus inquiétante, plus sombre et donc extrêmement bandante mais aurait-il réussi à rendre de manière aussi équilibrée le mélange des styles orchestré par son remplaçant ? En vrai… J’en doute. Car dans cette bobine familiale, il y a tout ce qu’il faut où il faut. Brendan Fraser est à ce titre un choix parfait pour jouer le rôle du protagoniste. Le sourire Colgate c’est pour plaire aux dames, les vannes foireuses et le bagou c’est pour faire délirer les kids et les cascades musclées c’est pour exciter les macho men du fond de la salle. Tiercé gagnant pour un vrai bon film familial je vous dis ! Un profil comme ce bon vieux Brendan manque cruellement aujourd’hui et seul Chris Pratt pourrait se présenter comme son successeur… Bref, je divague… Vague… Ajoutez à The Mummy  un brin d’horreur comme dans cette scène où un myope se retrouve coincé sans lunettes dans la pénombre d’un couloir dans lequel rôde un mort-vivant ou celle dans laquelle un insecte glouton s’immisce sous la peau d’un malheureux venu voler un trésor et vous avez un spectacle total et grandiloquent. Putain ces scènes avec les insectes m’ont toujours terrorisé, tout comme la gueule de l’acteur qui joue Imhotep d’ailleurs… Qu’est ce que j’ai pu flipper en découvrant cette pelloche au ciné ! Et pourtant j’ai souvenir de m’éclater comme un petit porcelet en matant la chose… Je ne voyais pas The Mummy uniquement comme un film d’horreur… Quoiqu’il en soit, ce que l’on ressent en matant la bobine de Stephen Stephen Sommers, c’est que la chose est ultra immersive et qu’elle parvient à taper habilement dans toutes les gamelles à portée pour nous servir un bon petit plat bien complet. C’est ce que j’appelle du vrai cinéma et qu’importe le reste ! Je veux voyager dans un univers riche ! Et ici, tout a été pensé pour ça, qu’il s’agisse des décors extérieurs somptueux, des grands intérieurs de tombeaux reconstitués dans d’immenses studios, des costumes 20’s jusqu’aux plus petits boutons de manchette ou même des accessoires en tout genre, des armes aux trésors en passant par les sarcophages… Bref… Au risque de me répéter, The Mummy est un spectacle total et grandiose. Le score de Jerry Goldsmith est d’ailleurs sans surprise tout bonnement incroyable et c’est tout simple, on aurait presque envie de devenir un personnage du film… Le thème principal n’est pas le genre à devenir culte, mais tout l’ensemble de la BO, que je me ré-écoute d’ailleurs en écrivant ces lignes, sert le film dans le bon sens. Un morceau comme Tuareg Attack par exemple porte à la fois l’intensité dramatique avec ses violons tendus, l’aventure avec ses sonorités berbères mais aussi l’humour avec quelques arrangements plus légers… On est plongé dans un univers antique bien loin d’être en toc ! Et c’est là que les plus malicieux pointeront le seul élément vraiment plus critiquable du film : ses effets spéciaux numériques qui n’ont pas très bien vieilli… Produit en pleine période de transition dans le domaine des FX, The Mummy souffre en effet de quelques faiblesses visuelles avec des plans qui évoquent davantage un jeu de Playstation 2 qu’un blockbuster moderne comme il en sort quasi quotidiennement des usines Industrial Light and Magic. La chose est d’autant plus flagrante car ces effets, à l’époque à la pointe d la technologie, sont mis bien en avant comme lorsqu’un visage géant sort d’une tempête de sable (et là encore, le rendu est assez honnête) ou qu’un plan est un peu trop serré sur le vilain cadavre d’Imhotep en pleine décomposition… On va pas se répéter mais c’est l’éternel problème des CGI… Pour le reste des effets spéciaux c’est du tout bon, les maquillages sur les moines zombies sont carrément bonnards et les gunfights en réel (mais avec des balles à blanc hein, rassurez-vous) sont carrément réussis. Vous ne me croyez pas ? Regardez encore une fois cette scène sur le bateau et venez me dire le contraire ! En fait The Mummy a ce goût si atypique des aventures qui ont pris des rides sans perdre de saveur, un peu comme les films mettant en scène les monstres du grand Ray Harryhausen… Ultra dynamique, carrément efficace, The Mummy est un modèle de divertissement comme on n’en voit malheureusement très rarement (peut-être seule la saga des Gardiens de la Galaxie a sû garder ce spirit) mais qu’on savoure avec plaisir les pieds dans le sable chaud, les volets fermés et la main plongée dans un paquet de Regal’ad, le vrai trésor des kids nés en 1990 ! Deux conclusions après avoir revu ce film de Stephen  Sommers. Premièrement : je vais très vite me lancer dans un visionnage intégral des grands classiques de la Universal et deuxièmement : on veut revoir Brendan Fraser bordel de merde !

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Monsters Squad ? Pourquoi pas Mummy Squad ?

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Merci pour le collier, mais je crois qu’il est un peu serré…

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« Moi j’ai mis des pneus tout neuf pour qu’à pleine vitesse sur le sable, mon drom’ adhère… »

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Je crois qu’on est tombés sur un os !

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Alors comme ça, on voit que j’ai vieilli ?

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On lui avait pourtant dit de mettre la clim’…

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Youpi.

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‘Cause this is thriller, thriller night… And no one’s gonna save you from the beast about to strike…


The Mummy Returns
(Stephen Sommers, 2001)
Moins de dix ans après leurs aventures à Hamunaptra, Rick et Evelyn se sont mariés et ont même eu un fils, Alexander, avec lequel ils partent en expédition. La petite famille trouve d’ailleurs un bracelet en or lors d’une fouille dans les tombeaux des pharaons. Le bijou est malheureusement maudit et libère l’âme du Roi Scorpion, un combattant antique ayant fait un pacte avec Anubis. Poursuivie par une secte désireuse de ressusciter à nouveau Imhotep et de l’aider à prendre le contrôle de l’armée du Dieu à tête de chacal, la famille va se retrouver à parcourir le monde en plein conflit entre deux monstres antiques dont le seul but est d’écraser l’humanité…

Devant le succès populaire du premier opus, il était impensable que les studios Universal ne mettent pas en chantier une suite aux aventures de Brendan Fraser au pays des sphinx. Le contraire aurait d’ailleurs été une vraie énigme… Et comme toute suite qui se respecte, The Mummy Returns (ils se sont pas foulés sur le titre) débarque avec des grosses bottes en cuir taille 48 et tente d’entrée de surpasser son aîné dans tous les domaines. “Oh non !” entends-je au fond de salle… Mais ne vous inquiétez pas car si l’on perd un peu la magie originelle de l’univers, la chose n’est pas aussi désagréable qu’on voudrait bien le penser puisque la bobine se nourrit de ce qui a été créé en 1999 pour construire un univers encore plus fourni et pousser tous les potards dans le rouge. Il n’y a désormais plus besoin de grandes explications ou d’excuses pour que les momies et autres bestioles en 3D se réveillent et se baladent dans les rues de Londres avant de se battre dans des bus à étage contre un Brendan Fraser toujours aussi impeccable. Au milieu du film, on retrouvera même Imhotep en décomposition dans train affrété par son armée… Normal… Potard dans le rouge, je vous dis… Avec ce retour, notre momie donne donc désormais plus d’importance à la forme divertissante qu’au fond un mimimum cohérent. Pour faire simple, ce second opus se présente rapidement comme un festival incessant d’action, d’aventure et d’humour. “C’est un serpent venimeux, seulement s’il y a morsure…” sort une Evelyn chafouine à un Rick qui vient de risquer sa vie contre un énorme python. Voilà, une scène qui résume parfaitement l’ambiance de ce film. Autres symboles d’une suite sans complexes, on a le droit ici à une armée de pygmées surexcités en image de synthèse dans un esprit Lapins Crétins ainsi qu’à un personnage complètement barge, Izzy, qui est parfaitement l’image que je me fais d’un cosplay de Flagada Jones par Chris Tucker… C’est pas forcément ce que j’ai envie de voir mais une fois que je suis devant, difficile de zapper… Bref, si The Mummy Returns peut parfois paraître bien lourdingue dans son exécution, il est difficile de nier son efficacité redoutable et ce mood si atypique du film d’aventure total qui fait voyager. Encore une fois, Stephen Sommers utilise tout ce qu’il a a disposition, que ce soit son casting impeccable agrémenté pour l’occasion de Dwayne “The Rock” Johnson, ses magnifiques décors extérieurs ou ses reconstitutions de tombeaux et de temples maudits pour proposer un spectacle complet et grandiose. Si ces plans sur un dirigeable géant qui survole le désert ou si ce scorpion maousse avec une tête du catcheur  ne sont pas des éléments de pur spectacle, alors je ne sais pas ce que c’est… C’est tout de même d’un autre niveau d’intensité que les merdes plates chiées par Disney/Marvel sur les grands écrans depuis près de dix ans… Les plus vilains diront aussi que c’est “moins bien fait”… Haha… Argument de base pour des débile de base, amateur de cinéma de base…  D’ailleurs, même si les effets numériques ont pris un peu de rides, ils sont dans l’ensemble plus beau que dans le premier métrage. Alors évidemment ne vous amusez pas à mettre pause à chaque plan avec la Roi Scorpion, mais quand même ça fait largement le taf et ça restera regardable pendant encore quelques années, j’en suis certain… Visuellement, le film est également dans l’ensemble un peu plus gore et il n’y a qu’à voir cette scène dans laquelle un prêtre ressort sa main décharnée d’un piège ancestral pour s’en convaincre… Splouitch… Ce genre de petites folies sont assez bienvenues surtout qu’on aura vite fait de trouver le film un brin automatique, la faute à des personnages principaux qui débitent leurs blagues sur un rythme trop régulier, sans forcément laisser le temps aux différents tons de se mêler aussi harmonieusement que dans The Mummy premier du nom. Il y a aussi cette musique d’Alan Silvestri plus facile, moins puissante et moins contrastée que celle de Jerry Goldsmith… Et puis, cette sensation de machine automatique est surtout appuyée par les clin d’œil évidents au premier métrage. Par exemple les colonnes qui tombent au début de l’histoire sont un écho aux rayonnages de bibliothèque dans le film de 1999 et le visage géant sorti de l’eau est une réponse plus ou moins finaude à celui de sable dans la première péloche… Il y a aussi ce trio de mercenaires américains plus slapsticks que dans The Mummy mais pas moins malchanceux… La liste pourrait être encore longue et n’aurait pas beaucoup d’intérêt, vous avez saisi le propos… The Mummy Returns ne brille donc pas par son originalité ni par sa finesse (attention c’est peut être un peu bourratif) mais parvient complètement à susciter l’adhésion et l’excitation des cinéphiles en manque de vrai grand spectacle ! C’est ça le cinéma les amis ! Alors, à la question “Est-ce que c’est pire Ahmed ?”, je répondrais que si ce n’est pas aussi enivrant que la première bobine, il y a là de biens jolies choses pour un curieux avide de sensations fortes qui a dans sa ludothèque les intégrales de Tomb Raider et Uncharted… Et puis bon, Ankh Su Namun est tellement mignonne qu’elle justifie presque à elle seule le matage de la bobine… Ouais je suis comme ça moi…

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Moi aussi je veux bien être maudit pour ses beaux yeux…

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Bon, maintenant gamin, tu arrêtes de m’appeler Belphégor…

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Bon, maintenant gamin, tu arrêtes de m’appeler Monsieur Krueger ?!

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Euh… Regardez pas derrière !

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Où ça des lapins crétins ?

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Ils ont l’air moins convaincus par notre deuxième film… Pourtant on a tout donné !

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Bonjour, un Astro Scorpion s’il vous plaît…


The Mummy: Tomb of the Dragon Emperor
(Rob Cohen, 2008)
En 1946, la guerre est finie et le couple O’Connell qui proposait ses services au gouvernement britannique décide de prendre sa retraite après une ultime mission. Alexander, désormais jeune homme indépendant, continue pour sa part de partir à l’aventure pour le compte de Musées. Il découvre en Chine le tombeau secret de l’Empereur Qin Shi Huangdi jadis maudit par une sorcière. Par un concours de circonstance, il va, avec ses parents, libérer le fantôme de l’Empereur maudit, bien décidé à prendre sa revanche et devenir immortel…

Comme le dit l’adage : “il faut battre le fer quand il est chaud”. J’imagine qu’il en est de même avec les bandelettes puisque en sept ans, l’enthousiasme autour de la franchise The Mummy a eu le temps de retomber. Dommage… Cependant le film a sur susciter la curiosité à sa sortie et l’idée de changer de continent est excellente puisqu’elle permet de relancer la saga tout en proposant quelque chose de réellement nouveau. Evidemment le scénario, basé sur un trahison romantique antique, ressemble à quelques détails près, à celui du premier opus (un amoureux jaloux tue l’amant de sa belle), mais la translation dans un tout nouveau décorum est un réel bol d’air frais… Il y a en revanche certains changements dont on se serait bien passé… Par exemple, avoir remplacé Rachel Weisz par Maria Bello dans le rôle d’Evelyn était une atroce connerie… Il y a de fortes chances pour que ce soit l’actrice elle-même qui ait décliné l’offre de tourner dans un troisième film mais bordel, dans ce cas, autant faire mourir le personnage et créer un petit instant tragique dans lequel on verrait la détresse d’un Brendan Fraser tout chamboulé… Non, franchement, je le dis, ce n’est vraiment pas possible ! Et si l’actrice a changé, son personnage puisqu’Evelyn sous ses nouveaux traits devient un espèce de crétine heureuse dont la bêtise semble rendre notre bon vieux Rick, toujours campé par le grand Brendan désormais un peu bouffi, lui aussi un brin débilos… C’est qu’il faut le voir pêcher à la mouche et se transpercer la joue avec un hameçon avant de rentrer tout penaud avec deux truites ridicules à manger pour le dîner… Ce retravail (involontaire ?) des personnages est d’autant plus embêtant qu’Alexander poussé en protagoniste, ne parvient jamais à se hisser au niveau de son cher papounet dans les aventures précédentes. En fait, pour être tout à fait transparent (comme Kevin Bacon dans l’Homme Invisible quoi), il est un peu difficile de s’investir dans les héros de ce troisième opus. Dommage car Jet Li, dans le rôle du vilain Empereur, avait clairement le potentiel pour faire basculer la bobine dans le très bon avec son incarnation d’un formidable méchant, vicelard, vénère, tendu et complètement irascible… Mais là encore, le zigue est mal travaillé et surtout pas assez présent pour imprégner la bobine de son aura. C’est à croire que Rob Cohen n’est pas aussi amoureux de l’univers de The Mummy que son prédécesseur. Mais ne noircissons pas entièrement le tableau puisque Tomb of The Dragon Emperor possède tout de même quelques qualités. Par exemple l’humour trop présent en général n’est pas toujours dérangeant et la chose passe en fait assez bien quand il s’agit du personnage de Jonathan, le frangin un peu foufou qui, ici, se prendra d’affection pour une vache rencontrée dans un avion… Ouais… Too much, certes mais amusant… Idem popir cette incroyable scène de poursuite dans un chariot de feux d’artifices… LA scène du film en fait ! Mais la vraie qualité de ce troisième film se trouve réellement (encore !) dans ses décors extérieurs absolument somptueux. Ces plans aériens sur des pics montagneux enneigés ont de quoi faire frétiller les plus férus d’aventures et font surtout un joli écho aux plans sur les dunes de sable du premier métrage. Et puis cette bataille entre l’armée d’un dictateur soumis à Qin Shi Huangdi et celle d’un général fantôme de l’antiquité chinoise vaut aussi son pesant de pomelo chinois (c’est un excellent fruit que je vous conseille, bien plus healthy que les cacahuètes soit dit en passant et surtout très thématique ici). Cette scène de combat est assez magique avec son mood Harryhausenien… Malheureusement c’est aussi l’une des seules puisque la plupart des scènes du métrage ne parviennent jamais à se montrer aussi fortes et intense que dans les deux opus précédents. Le rythme est pourtant bon, la photographie est jolie et les FX sont de facture tout à fait honnête, mais il manque ce brin d’âme et de charisme… La scène dans laquelle trois yétis débarquent pour se tataner avec une statue maudite et des nazillons est d’ailleurs assez étrange et donnerait presque à rire si elle n’était pas mise en boîte aussi sérieusement. On serait pas un brin hors contexte là ? En fait, c’est bien là tout le problème de The Mummy: Tomb of the Dragon Emperor ne parvient jamais vraiment à marcher sur le fil délicat de l’équilibre dans son mélange des tons et des styles… Ouais le film est joli, ambitieux et reste dans l’ensemble un très bon blockbuster d’aventure amusant et agréable à voir en famille… Mais soyons honnêtes, aussi qualitatif qu’il puisse être techniquement, cet opus navigue trop loin des bases de son grand frère pour pouvoir s’imposer comme une suite solide et réellement légitime… Redonnez nous de l’horreur, des belles cascades… Redonnez nous Rachel Weisz, de la provocation et un cocktail bien senti d’action et d’humour ! Je préférerais évidemment toujours voir ça que ce film Mummy peu aguichant avec Tom Cruise, mais je ne suis pas sûr que le visionnage de ce Tomb of the Dragon Emperor me fera regretter l’annulation du quatrième film dans lequel Brendan Fraser devait affronter une momie aztèque sous les traits d’Antonio Banderas… Quoiqu’en fait… Dis comme ça… Arh… Allez Universal, ressert nous donc un tournée de Brendan Fraser !

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Non, c’est pas moi qui ait volé le dernier Danette…

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Meta momie dans le placard…

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Je t’assure Bertrand, un coup de Biafine et on n’en parle plus…

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Yoga flaaaaame !

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Quelqu’un a appelé SOS Yéti ?

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J’en ai vu des têtes de cons… Mais trois en même temps… Alors ça jamais…

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On avait des têtes de zombelards dès qu’on posait…

Mighty Matt
Amoureux du latex, des prods Empire et Full Moon et des cyborgs. Fanatique du cinéma de Nicolas Winding Refn, David Cronenberg et Stuart Gordon. Graphiste à ses heures perdues pour gagner de quoi acheter des DVDs. Chef mutant tyrannique du fanzine Cathodic Overdose élevé à la lecture des romans Chair de Poule. Boule d'énergie inarrêtable, un peu comme un Cacodemon de Doom.

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