Absolom 2022 (V.O : No Escape / Escape from Absolom)

Vous n’avez pas encore réservé vos prochaines vacances ? Pas de panique, Monsters Squad pense à vous et vous propose en last minute un séjour inoubliable sur l’île d’Absolom. Et croyez-moi, quand on parle last minute, il y a de fortes chances que vous la viviez là-bas…

En 2022, l’ancien soldat John Robbins est emprisonné pour avoir tué son supérieur après une mission où des femmes et des enfants furent massacrés.. Refusant de se soumettre au règlement de la prison, il est expédié à Absolom, une île perdue où sont retenus les prisonniers difficiles, totalement livrés à eux-mêmes. Dès son arrivée, John se trouve confronté à Marek, le chef sanguinaire d’un groupe de détenus appelés les Outsiders….

Une île-prison, une époque indéterminée mais futuriste, des barbares sanguinaires, des villageois voulant la paix, un héros roulant pour sa bosse mais s’humanisant au fil du récit : c’est sûr, Absolom 2022 bouffe à plusieurs râteliers, Mad Max 2 en premier lieu, mais uniquement dans le look des protagonistes, mais aussi New-York 1997 ou encore le trop mésestimé Fortress de Stuart Gordon avec Totoff Lambert (♥). On l’aura compris : si vous cherchez de l’originalité dans le récit, remballez vos affaires et allez voir ailleurs si l’herbe est plus verte, vous n’en trouverez pas ici (de l’originalité, pas de l’herbe, ça on en a dans l’équipe, hein Tom 😊 …).

🎵 Bienvenue à Galaswinda, darla dirladada 🎵

Mais je serais tenté de dire : et alors ? Sous prétexte que le scénar ou les persos vous semblent plus que familiers du début à la fin, vous allez vous priver d’un bon spectacle, d’une pelloche recelant de vrais bons moments de cinoche décomplexé ? Espérons que non car sinon, et cela ne concerne pas que le film dont il est question ici, vous ne materez plus grand-chose tant le 7ème art est souvent constitué de redites, influences et autres inspirations plus au moins prégnantes. Donc oui, avec Absolom 2022 vous aurez l’impression d’avoir vu des dizaines de fois certaines scènes ou côtoyé tel ou tel personnage. Mais pas plus que quand vous zieutez un bon western avec ses cow-boys et ses indiens, un film de guerre avec ses alliés et ses boches cruels, un slasher avec son tueur et ses tués, ou un porno avec ses baiseurs et ses baisé(e)s…  L’art d’un film réussi – et perso, réussi veut notamment dire où je prends mon pied et où je ne regarde pas ma tocante toutes les dix minutes – ne réside pas que dans l’originalité de son sujet mais aussi (surtout ?) dans son traitement. S’il est bien torché et qu’on sent un réel désir de faire plaisir au spectateur, pas besoin de chercher plus loin. Et quand cela s’accompagne d’une réelle maîtrise technique, et bien il faut encore moins bouder son plaisir. Et vous savez quoi ? Il y a tout ça dans ce No Escape : du pur plaisir de cinoche simple.

🎵 y’a du soleil mais pas d’nanas, darla dirladada🎵

Mené de main de maître par un réalisateur qui connaît son boulot (Martin Campbell, réal de deux excellents Bond, Goldeneye et Casino Royal, mais aussi de Vertical Limit, des deux Zorro avec Banderas et du très bon The Foreigner avec Jackie Chan et Pierce Brosnan), le film est carré, efficace, parfois violent et surtout honnête dans son propos car ne cherchant pas à se faire passer pour ce qu’il n’est pas. C’est un actionner, un pur divertissement, une série B de luxe (20 millions de dollars de budget quand même, pas mal pour l’époque) qui ne pète pas plus haut que son cul et c’est très bien ainsi.

Et au crédit du film, on peut aisément ajouter un casting impeccable, avec un paquet de gueules familières et qu’on prend toujours plaisir à revoir. En tête de gondole, l’impeccable et ultra charismatique Ray Liotta, qu’on ne présente plus et qui campe le héros, très « Snake Pliskennien » dans l’âme (l’ex-soldat bourru et réfractaire à toute autorité, ce qui lui vaut ses vacances forcées). Son antagoniste, le bestial Marek, est quant à lui interprété par Stuart Wilson (L’Arme Fatale 3) qui s’en donne à cœur joie dans un cabotinage effréné seyant parfaitement au rôle. Il s’amuse comme un fou et ça se voit ! Quant aux seconds rôles, c’est à un vrai défilé de B-stars auquel on a droit : Lance Henriksen, Ernie Hudson (qui c’est qu’on appelle ?), Kevin Dillon (Le Blob version Chuck Russel), Kevin J. O’Connor (La Momie et le jouissif Un Cri dans l’Océan) ou encore Michaël Lerner (la pépiteAngoisse de Bigas Luna). Du lourd !

Entraînement pour les J.O. catégorie haltérophilie sur Absolom…

Cruel, parfois gore avec notamment une jolie décapitation, ne lésinant pas sur l’action et les combats, Absolom 2022, bien qu’un peu longuet (deux heures pour un film de cette trempe c’est beaucoup), se situe dans la très bonne moyenne du genre. Métrage sans surprises certes, comme on l’a vu, mais ne méritant certainement pas l’oubli dans lequel il est tombé et l’insuccès rencontré lors de sa sortie en 1994 – à peine 15 millions de $ de recettes, soit 5 de moins que son budget, dommage -, et que les cinéphages friands de cinoche bourrin mais Ô combien jouissif se doivent de mater une fois dans leur chienne de vie.          

Dernier mot pour les amateurs qui souhaiteraient se taper le film dans de bonnes conditions : il existe un blu ray australien de bonne facture, zone free, comprenant la vf (pas de stf sur la vo malheureusement) édité par Umbrella Entertainment et dénichable pour pas cher sur le net. De quoi vous inciter à réserver un petit séjour sur notre île paradisiaque…

De Martin Campbell (1994)

Avec : Ray Liotta, Stuart Wilson, Lance Henriksen, Kevin Dillon, Kevin J.Connor, Ernie Hudson

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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