Tales from the crypt – Saison 5 (partie 2)

People who leaves in brass Hearses
Mmmmh, la bonne glace au sang  ! La saison 5 est vraiment excellente et cet épisode ne fait que confirmer cette phrase. Il faut dire que le cast’ y est pour beaucoup, avec à l’affiche le regretté Bill Paxton, Michael Lerner et sa bouille de fripouille et surtout l’immense Brad Dourif. Capital sympathie fois dix-mille pour le monsieur, qui n’a généralement pas grand-chose à faire pour être génial. Dans cet épisode, il est juste parfaitement crédible en attardé profond et semble un peu plus investi que dans certains DTV pourris dans lesquels on a pu le voir… Le personnage qu’il incarne ici est aussi attachant qu’incroyablement flippant. Un peu comme un gamin qui arrache les ailes à une mouche pour s’amuser, sauf que le Brad utilise un fusil à pompe, et qu’il ne tire pas vraiment sur les mouches ! Le duo de frangins allumés qu’ils incarnent avec Paxton est assez savoureux, la Brute et le Crétin, unis par la vengeance ! Les deux pieds nickelés décident en effet de braquer leur ancien employeur (une usine de glaces) le problème, c’est qu’ils sont particulièrement cons et que rien ne va se passer comme prévu… Ce qui marque ici, c’est surtout la violence graphique décomplexée dont fait preuve la réalisation de Russel Mulcahy, avec un joli panel de châtiments divers et variés  : coup de fusil en pleine poire (et en gros plan !), massacre au surin avec nouvelle peinture pour les murs en prime, jambe arrachée ou encore coup de crochet de boucher dans la tête. SPOUTCH ! Cool  ! Rajoutons aussi que le twist final est assez malin et participe pour beaucoup à la réussite de l’épisode. Pour une fois d’ailleurs, difficile de voir venir la surprise, sauf si vous connaissez le titre français qui en évente malicieusement une partie. Du tout bon, et la suite est du même tonneau !

« Je vais prendre une de vos fameuses glaces au poisson pané s’il vous plait ».

Two for the Show
Two for the Show est un thriller astucieusement construit qui mise tout sur son ambiance tendue. Je sais que j’écris ça à longueur de chronique mais il s’agit vraiment d’un de mes épisodes préférés, je vous l’assure ! Un soir, un pauvre loser égocentrique étrangle à mort sa superbe femme (jouée par Traci Lords !) lorsque cette dernière lui annonce son intention de divorcer. Perso, j’aurais plutôt essayé de lui offrir des fleurs et de lui faire un petit massage pour me faire pardonner, mais chacun sa technique hein. Pas de bol, Madame hurle un peu trop fort, ce qui pousse le voisinage à prévenir la police qui débarque dans la foulée alors que Monsieur Trouduc’ essaye de se débarrasser du corps (magnifique) de sa blonde… À partir de là, le piège va lentement se refermer sur cet énorme tocard  : une succession de mauvais choix et de malchance va l’obliger à voyager en train, avec le cadavre de Traci en mille morceaux dans sa valise, et en compagnie du flic venu inspecter son appart’ un peu plus tôt dans la soirée ! Et merde ! Le feeling est excellent : comme la narration est centrée uniquement sur le point de vue du criminel, on ne connaît pas les infos dont dispose le flic… Est-il au courant du meurtre ? Sait-il que le cadavre est caché dans une valise ? Pourquoi prend-il aussi un train de nuit ? Quelle est sa couleur préférée ? Bref, pas mal de questions se posent et un gros malaise s’installe… On assiste alors à un véritable jeu du chat et de la souris entre les deux hommes, le tout dans une délicieuse ambiance feutrée et claustro’ puisque l’action se déroule, je vous le rappelle, dans un wagon de train. Joie : j’adore les trains. Presque autant que les vieux manoirs. Quoi qu’il en soit, la tension ne faiblit pas durant les 25 minutes de ce duel psychologique, qui culmine jusqu’au dénouement vraiment inattendu. Cette surprise finale est la cerise sur le gâteau d’un segment macabre, grinçant et tout en tension qui me fait, vous l’aurez compris, allègrement frétiller  ! Oui  !

Traci Lords, championne d’apnée en baignoire.

House of Horror
Avec un nom pareil, House of Horror ne fait pas de mystère sur son contenu, il s’agit en effet d’un nouvel épisode de maison hantée. Autrement dit, un délire très plaisant mais qui a toutes les chances de nous ressortir les poncifs habituels. Pourtant, ce segment parvient à se démarquer en mixant le genre à celui du film de campus ! Bonne idée ! House of Horror a donc tout ce qu’il faut pour me faire sauter au plafond : une maison lugubre, des teenagers crétins (et des nanas sexy) mais aussi une légende urbaine sordide, on est gâté mes amis ! Après une exposition d’usage assez rapide, on entre directement dans l’action  : on assiste ainsi au bizutage de trois étudiants qui doivent passer une initiation, sensée tester leur courage avant de les faire intégrer une fraternité composée de demeurés notoires. Les mectons doivent, à tour de rôle, pénétrer dans « La maison du Tousseur » et monter jusqu’au grenier sans se chier dessus… Et comme tout le monde s’en doute (sauf les plus naïfs, comme toi là, le petit gros) la sinistre demeure est réellement maudite et les pauvres bougres vont y perdre un peu plus que leur dignité, sur ce coup. Genre leur tête, ou un bras… Les décors sont très chouettes et l’atmosphère gothique parfaitement restituée : toiles d’araignée, marches qui grincent et silhouette menaçante qui passe dans les couloirs (rien de neuf sous la pleine lune) sans oublier aussi la quinte de toux flippante de l’ancien propriétaire des lieux… Une excellente idée ! Bref, une belle ambiance, quoique ultra typique. C’est un épisode qui ne réinvente évidemment jamais le slip de bain, mais pour une première réalisation, on peut dire que Bob Gale (le scénariste attitré de Rob Zemeckis) s’en sort comme un chef.

« Et tu dis que Ced Valentin habite vraiment là dedans ?« 

Well Cooked Ams
Une fois de plus, Les contes de la crypte nous propose une virée dans le monde pailleté du spectacle. Mais aujourd’hui les amis, on ne va pas au cirque : Well Cooked Ams est en effet une petite histoire qui baigne dans le monde de la magie et de la prestidigitation (pas simple à placer au Scrabble). Après trois épisodes particulièrement relevés, celui-ci fait office de petite friandise. Un segment plus humoristique que réellement horrifique, avec en premier lieu un Billy Zane affublé d’une moustache particulièrement grotesque ! Pas sûr que la belle Audrey Horne eut craqué pour lui avec un tel attribut pileux… Son personnage est un magicien tout pourri qui produit des spectacles tout aussi pourris. Ses numéros ne fonctionnent pas, la salle est pratiquement vide à chaque représentation et les quelques spectateurs qui ne la quittent pas en plein milieu ronflent pour leur part comme des malpropres… Bref, le mec est un naze, un raté, et je ne dis pas ça parce que ce bâtard a dépucelé Audrey Horne dans un avion, noooon, pas du tout. Un beau jour (ou peut-être une nuit ? Près d’un lac, bon OK j’arrête…) le gus rencontre un vrai illusionniste qui lui présente un tour de magie un peu plus excitant que le coup du lapin dans le chapeau ou celui des colombes dans le slip. Il s’agit de « La boite de la mort », un tour aussi périlleux qu’incroyable qui a assuré la renommé et le succès de son collègue. Vous vous en doutez, le Billy Zane moustachu va s’empresser de le tuer pour lui chourer l’idée afin de la présenter à son tour (de magie)… À tes risques et périls, Billy Zane moustachu ! Si l’ensemble est extrêmement classique, il faut avouer que le coup du tour de magie qui part complètement en couille est une idée aussi simple que foncièrement porteuse ! Le tout est en outre mené avec entrain et bonne humeur, et le retour de bâton est tellement plaisant qu’on ne va pas faire la fine bouche ! N’oublions pas non plus la présence de Martin Sheen dans plusieurs rôles grimés, alors arrêtez de faire la fine bouche bordel !!

« Aaah, ça pique…« 
Val Le Blond
Un peu comme tous ces acteurs adultes qui jouent des adolescents de 16 ans dans n'importe quel slasher, Val le blond est un enfant qui a dépassé la date de péremption depuis quelques années déjà. Collectionneur avide, nerd compulsif, il aime faire des classements dans sa tête de ses épisodes préférés de The X-Files (qui changent tout le temps), peindre en écoutant du punk-rock et prendre du retard sur ses lessives. Créateur des fanzines Torture Oculaire et La Fraîcheur des Cafards, il cherchera un emploi stable quand il sera grand. Peut-être.

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