Sélection Spécial Confinement (part01)

monsters-squad-cinema-culture-confinement-covid19-thumb

Chez Monsters Squad, on a vite décidé de profiter du confinement forcé pour nous plonger ou nous re-plonger dans nos passions ciné et affiliées… Contrairement à bon nombre de nos contemporains qui pestent contre leurs gamins (s’ils sont mal élevés, posez vous les bonnes questions) ou qui râlent parce que le barbecue des voisins est annulé, nous avons décidé de fermer les volets, d’allumer les lumières et de nous dévorer des films, des séries, des jeux et des books qui font du bien ! Du rire, de la liberté, de la vitesse, du suspens, du romantisme… On profite de ces semaines pour faire le plein d’émotions qui nous permettent d’oublier ce qui se passe dehors… Si vous êtes en manque d’inspiration, voici quelques suggestions de l’équipe pour prendre votre dose culturelle :


La Folle Journée de Ferris Bueller
Ce film c’est un véritable bouffée d’air frais sans sortir de chez soi (et ça tombe plutôt pas mal en ce moment…). 102 minutes de lâcher prise, de rigolade, de connerie, d’émotion aussi parfois. De vie quoi ! Avec un Matthew Broderick au sommet de son art, une Mia Sara mimi comme tout, l’émouvant et touchant Alan Ruck, le cartoonesque Jeffrey Jones en proviseur taré et John Hughes aux commandes, on tient là le must-see absolu de la teen comedy. Impossible de passer à côté, impossible de ne pas adorer, impossible de ne pas adhérer à cette philosophie de vie que nous offre Ferris. Et le défilé, sur le jubilatoire Twist And Shout des Beatles, me donne à chaque fois l’envie de sauter sur mon canapé et de hurler avec Ferris : « Shake it up baby, twist and shout!” Croyez-moi, quand on est confiné, faire l’école buissonnière, avec Ferris Bueller, c’est un truc d’enfer !

Steve Martin
J’en causais il y a peu sur ma page privée mais putain, j’ai envie de le hurler haut et fort : Steve Martin les mecs, c’est un Dieu ! Que de fous rires grâce à lui et quelle belle filmo dans le genre. Oh il y a bien sûr des trucs moins bons mais lui arrive toujours à déclencher la rigolade, franche et salutaire. Ses musts à mon avis : Three Amigos, Les Cadavres ne Portent pas de Costards, L’Homme aux deux cerveaux, Le Père de la Mariée, Parenthood, Bowfinger. Et puis bien sûr la pépite d’humour et d’émotion que constitue Un Ticket pour Deux dont j’ai déjà causé il y a peu sur le site.
Niveau drôlerie, sa Panthère Rose est un sommet, à savourer impérativement en VO pour l’entendre causer en anglais avec son french accent à couper au couteau. Je peux me repasser en boucle son « Aille wud laike tu baille a damburgwer » en pleurant de rire pendant 20 minutes, sincèrement (au-delà, c’est déconseillé pour le cœur…)
Un conseil pour les amateurs du bonhomme (les autres, sortez, je ne veux plus vous voir) : matez son show An Evening You Will Forget For The Rest Of Your Life où il partage la scène avec son vieux complice Martin Short. C’est dispo sur Netflix et c’est juste du pur bonheur ! Steve je t’aime !

La Saga Rocky
Ben oui, c’est presque une évidence pour ceux qui me connaissent un peu… Rocky, il a bercé toute ma vie de cinéphage, depuis le premier volet sorti en 1976 (et vu un peu plus tard pour ma part, sept ans c’était un peu jeune pour apprécier) et toujours à l’heure actuelle avec les très bons Creed 1 et 2. L’histoire, la musique, les personnages, les acteurs (Sly ♥) : j’aime tout dans la saga Rocky. Et puis quel boost c’est parfois de se revoir certaines scènes emblématiques. Allez, une petite anecdote : un de mes meilleurs potes – il se reconnaîtra – me disait souvent qu’en période de doute, de coup de blues ou plus simplement lors des sessions d’examens pendant ses études, il se repassait la scène splendide du 2ème volet où, lorsque Rocky est prêt à tout lâcher pour rester au chevet d’Adrian à l’hôpital, celle-ci s’adresse à lui et dit : « Tu veux faire quelque chose pour moi ? Gagne ! ». Et il était reparti, grâce à Rocky ! Et puis comment oublier aussi les salles entières qui se levaient lors des combats, encourageant l’étalon italien, comme si le match était réel… Vous connaissez beaucoup de films qui provoquent ça vous ? Moi pas… Et c’est tellement bon.

Mais aussi : faire des apéros virtuels avec ses potes, se refaire l’intégrale de la série Breaking Bad, faire des apéros virtuels avec ses potes, revoir quelques John « The Duke » Wayne (là aussi c’est une évidence pour ceux qui me connaissent un tant soit peu), faire des apéros virtuels avec sa famille, revoir la filmo des Monty Pythons, faire des apéros virtuels avec ses potes et sa famille, s’envoyer du bon gros gore qui tache de temps en temps, remater le cinoche qui m’a « fait » à savoir celui des 80’ contenant un paquet de films qui font du bien, tous genres confondus. Et aussi faire des apéros virtuels avec ses potes et sa famille, évidemment 😊.


Harper’s Island
Vous allez me dire que, pendant cette période de confinement, on aspire à un peu de légèreté dans le choix de nos programmes. C’est vrai, mais tout le monde n’a pas la même notion de légèreté.
En l’occurrence, pour moi, j’aime à me replonger dans cette série de 2009 dans laquelle une bande de petits bourges se font trucider les uns après les autres par un tueur mystérieux. Tout cela au cœur d’une petite île au large de Seattle, où Trish et Henry allaient s’unir pour le meilleur et pour le pire.
Le mariage est gâché bien sûr, et tous ces fils et filles à papa sont coincés sur ce bout de terre, traqués par un tueur fou. En plus, les meurtres ne sont pas sans rappeler ceux commis par John Wakefield, sept ans auparavant !
Mystère haletant, ambiance anxiogène et des meurtres suffisamment trash pour tenir en haleine, il n’en faut pas plus pour me faire frémir.
Treize épisodes composent cette saison unique, et le moins qu’on puisse dire c’est que la tension ne retombe jamais. Pour ceux qui n’ont pas vu la série, la révélation finale est carrément ouf, et ça franchement, c’est juste génial !

DiRT Rally 2.0
Bien que n’ayant jamais passé le permis je suis un fan de sports moteurs ! La F1 en particulier, et le rallye ensuite. Vu que je pourrais bien être un danger public au volant j’ai donc décidé de pratiquer ce sport via ma PS4… bah tant qu’à faire ! DiRT Rally 2.0 est donc un excellent jeu où l’adrénaline monte en flèche lorsque, faisant crisser les pneus, vous vous élancez sur les circuits les plus difficiles : Australie, USA, Argentine et même Belgique, à bord de voitures puissantes, modernes ou anciennes (aaah la DS, au top), vous incarnez un pilote chevronné qui devra toujours être bien attentif aux indications de son co-pilote. Immersion particulièrement réaliste, autant que les graphismes et une maniabilité de jeu très intense, grâce à ce jeu vous deviendrez un as du rallye automobile… ou pas quand je vois mes résultats !

Barracuda
Un peu de Bande Dessinée pour faire passer le temps ? Pas de problème j’ai ce qu’il vous faut : Barracuda !
Rien à voir avec l’Agence Tout Risques, ici on plonge dans le monde de la piraterie. Un petit résumé s’impose : Par les mers, la cour de Dona Emilia del Scuebo navigue paisiblement sur le vaisseau du capitaine de La Loya.
Cependant, de mauvais vents amènent les malheureux à croiser la route de l’équipage du redouté Barracuda. Les riches passagers sont faits prisonniers par les avides pirates de Blackdog, leur chef. Le vieux capitaine, aussi violent que rusé, prend immédiatement conscience du profit qu’il peut tirer de détenus aussi prestigieux. Sur l’île malfamée de Puerto Blanco, repaire insalubre de la vermine des mers, Blackdog monnaie à prix d’or les vies de Dona Scuebo, de sa fille, la belle Maria, et de leur jeune valet, tout en se concentrant sur son nouveau projet : partir à la recherche du trésor des Scuebo. Les destinées des uns et des autres vont alors s’entrecroiser autour d’une même quête – le diamant du Kashar, joyau du trésor de la famille Scuebo.
Aventure avec un grand « A », servie par le somptueux dessin de Jérémy – élève du regretté Philippe Delaby – qui nous émerveille par son trait assuré et dynamique. Le scénario, signé par Jean Dufaux (qu’on ne présente plus) révèle son intensité dés les premières pages du premier tome. Sachez qu’une intégrale est disponible, chez Dargaud.


Sorcerer
Le confinement est une période idéale pour réviser les classiques de la culture ciné ! C’est aussi une période pendant laquelle le besoin d’aventure et de grand air se fait ressentir… Et bien sûr c’est un instant d’angoisse permanent… Cette crise sanitaire semble donc tout indiquée pour découvrir ou redécouvrir le Sorcerer de William Friedkin.
Adaptation du roman Le Salaire de La Peur de Georges Arnaud (déjà porté à l’écran en 1953 par Henri-Georges Clouzot), Sorcerer raconte comment quatre malfrats de différents pays se retrouvent à devoir conduire deux camions remplis de nitroglycérine dans une jungle hostile…
Pendant deux heures, le cinéaste nous tient en haleine, gérant la tension comme personne. Friedkin joue à l’élastique émotionnel et emballe une succession d’images aussi magnifiques que terrifiantes ! La traversée du pont à bord du camion monstrueux sous une pluie torrentielle est peut-être bien l’une des scènes les plus intenses et terrifiques de l’histoire du cinéma ! Et que dire de cette scène Kenneth Anger-esque dans laquelle Roy Scheider devient fou tandis que des paysages fantastiques s’impriment sur son visage dépité ? Rien. Je pourrais vous en parler des heures mais l’essentiel est là. Tout est magistral ici, y compris cette fin cynique et fataliste qui, sans aucun doute, fait jubiler Nicolas Winding Refn, le plus gros fan de Friedkin à qui l’on doit la re-sortie récente de ce film de 1978 !

No Man’s Sky
Passé du statut de jeu de la décennie à celui de projet décevant, No Man’s Sky, développé par Hello Games et sorti en 2016 s’annonçait comme une petite révolution avant de devenir un repaire de geeks monomaniaques. Pour ma part, conscient de l’investissement temporel que nécessitait ce jeu, je l’avais mis de côté, espérant qu’un jour je pourrais m’y lancer à corps perdu.
Ce confinement était pour moi la bonne occasion d’offrir de nombreuses heures (nocturnes) à ce magnifique No Man’s Sky. J’étais avant tout attiré par cette direction artistique chatoyante, par ces couleurs saturées, par cette lumière doucement fumée et par cette bande son math/prog/post-rock signée 65 Days of Static. Mais rapidement c’est tout l’univers de ce No Man’s Sky qui m’a fasciné… Ces voyages dans l’espace, ces découvertes de végétaux, d’animaux et de minéraux générés à la volée par le jeu… Ces planètes toutes incroyablement différentes… Ces tribus aliens avec qui ont apprend à communiquer au fur et à mesure… Ces montagnes au loin dans l’horizon qu’on se défie d’aller explorer, ces cavernes remplies de joyaux… Cette histoire d’être disparu, de mémoire effacée, de passé obscur…
Les moins patients se lasseront vite car le jeu nécessite de passer beaucoup de temps à récupérer et crafter des matériaux pour construire sa base, un vaisseau ou simplement améliorer ses capacités. Les autres se laisseront sans aucun doute envouter par cet univers plus grand encore que notre propre imagination et passeront sans s’en rendre compte de nombreuses heures à suivre un signal dans l’espace, abasourdis par la beauté de l’infini… Envoûtant !

Swamp Thing, la Légende (Intégral Len Wein & Berni Wrightson)
Confinement et évasion, voilà le terrible sort de Alec Holland devenu Swamp Thing. Coincé dans le corps d’un monstre végétal et moussu après l’explosion de son laboratoire, le scientifique parcourt le monde à la recherche d’un antidote tout en échappant à son ancien meilleur ami, décidé à tuer Swamp Thing, persuadé qu’il est à l’origine de la mort d’Alec.
Édité par Urban Comics, ce recueil contient les planches dédiées au monstre dans le House of Secrets n°9 ainsi que les treize premiers numéros de la série scénarisée par Len Wein. On tient là un gros pavé idéal pour se plonger dans l’univers crasseux, marécageux et puant d’une des bestioles les plus romantiques du neuvième art. Les illustrations magistrales de Wrightson sont dignes des plus belles scènes des monstres de la Universal tandis que les textes de Wein ne cessent de mettre en avant le pathos d’une situation atroce, celle d’un être condamné à errer dans un monde qui le fuit constamment lorsqu’il ne tente pas de le tuer…