CREEPSHOW LA SERIE, saison 1, épisode 1

MATIERE GRISE (Gray matter)

Histoire de Stephen King adapté par Byron Willinger et Philip de Blasi.

Mise en scène de Greg Nicotero.

A l’aube d’une terrible tempête menaçant une petite bourgade sans âmes, Chief et Doc décident de se rendre chez Richie, un père célibataire alcoolique, après avoir croisé son fils complètement terrifié à l’épicerie de la ville. Pendant que le pauvre Timmy se confie à la tenancière de la modeste boutique, les 2 anciens vont faire une abominable découverte…

Saison astucieusement lancée par le biais de ce segment ultra-référentiel pour ceux qui aiment se toucher les baloches lorsqu’ils feuillettent un roman du King, Matière grise est en effet un condensé de clin d’œil incessant à l’univers du maître de l’horreur. Via une série de détails plutôt bienvenus et parfois assez subtils : le gosse porte un ciré jaune, comme dans Ça ; on apprend la disparition mystérieuse de 2 jumelles, Shining en force ; lors d’un flash back du gamin en compagnie de son daron on peut apercevoir une voiture miniature représentant Christine, et durant les premiers plans, accroché à même un tableau d’animaux disparus, on distingue entre autres le chien Kojak (Le fléau), Church le matou qui pue de Simetierre ou encore Clovis, un chat que l’on devine être celui de La nuit déchirée. A ce titre, le Creepshow de George Romero n’est pas en reste puisque l’on retrouve également l’actrice Adrienne Barbeau, tout heureux que nous étions à l’époque lorsque le monstre de la caisse lui fît enfin fermer sa gueu.., lui pria de se taire.

Concernant l’intrigue, le réalisateur va à l’essentiel tout en instaurant une ambiance sombre et pluvieuse particulièrement efficace, accompagné d’une morale sur l’éclatement de la cellule familiale et les ravages de l’extase houblonnée. Le dénouement n’offre guère de surprises mais globalement, cet épisode tient en haleine et fait office de judicieuse mise en bouche. La suite va être d’un tout autre niveau…

LA MAISON DE POUPEE (The house of the head)

Histoire de Josh Malerman.

Mise en scène par John Harrison.

Evie, une jeune fille parfaitement éduquée qui cause aussi bien que les gosses des pubs Kinder qui furent diffusées durant les années 80, se passionne pour son immense maison de poupée via laquelle elle met en scène une famille affectueusement baptisée les Smith-Smith. Mais un jour, la fillette va s’apercevoir que ses amis à taille réduite doivent faire face à une menace plutôt inattendue : pas de chance, leur baraque est hantée !

De loin, l’histoire la plus aboutie et angoissante de cette première salve. L’originalité de la chose n’est pas en reste car retranscrire en majeure partie les poncifs du genre démon/possession par le biais de ce type de jouet pour gosse est un pari carrément audacieux. John Harrison, qui composa la musique du premier Creepshow, y va lui aussi ouvertement en matière de fil conducteur rappelant les 2 films initiaux. Une caisse identique à celle détenant la créature ayant boulotté l’Adrienne sur le Romero se trouve en effet à même le grenier de la maléfique bâtisse. L’une des couvertures présentes à même la somptueuse demeure destinée aux modèles réduits est ornée des mêmes motifs que ceux du Shining de Kubrick. Enfin, dans l’espoir de venir en aide à ses malheureux compagnons miniatures, Evie introduira un être spirituel en la personne d’un indien réplique exacte de ce bon vieux chef « tête de bois » de l’opus numéro 2.

On s’y prendrait presque à frissonner tellement cet épisode brille de par sa maîtrise parfaite et son goût à l’égard de l’horreur innommable. En sus, un twist final totalement en adéquation viendra parachever ce qui s’avère être une excellente surprise.

Tom
Né à l'aube des glorieuses 80' à même la moquette de l'arrière-salle d'un vidéoclub, c'est par le biais de nos mythiques VHS que j'ai eu mes premiers émois cinématographiques. Amateur de péloches italiennes bien saignantes, grand fan devant l'éternel de Lamberto Bava et féru de ciné de genre US, le bis (mais pas que...) est pour moi une addiction dont je ne souhaite me défaire.Je vous contamine ?

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