Top 3 « Vilains » part 01

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Quoi de plus fascinant qu’un bon vilain ? Que seraient les super-héros sans leurs nemesis ? Que seraient les sagas horrifiques sans leur méchant tueur ? Que serait Die Hard sans Hans Gruber ? Eh bien pas grand chose. C’est qu’un bon vilain, un bon méchant ou quel que soit le nom que vous lui donnez permettra toujours à une oeuvre de gagner en profondeur et en nuances ! Ce n’est donc pas parce qu’on est pas gentils sur Monsters Squad qu’on a décidé de faire ce petit top sur les figures du mal sous toutes ses formes mais plutôt parce qu’il faut rendre hommage aux personnages qui rendent la culture qu’on aime si particulière… Enfin, il y a bien deux trois terreurs sur Monsters Squad, mais qui serions nous pour dénoncer Evil Ash et ses tortures dans la cave de notre repaire ?


Leatherface (The Texas Chainsaw Massacre)
Le fameux boucher-attardé-mental de Massacre à la Tronçonneuse est une véritable icône instantanée. Le mec porte un masque en peau humaine, ne s’exprime qu’en grognements, mesure au moins deux mètres et danse avec une tronçonneuse allumée… Si nous faisions dans l’euphémisme, nous déclarerions qu’il est gentiment malsain et pernicieux. Leatherface le redneck tue de manière bien bourrine quiconque semble s’approcher trop près de chez lui. C’est d’ailleurs d’autant plus flippant qu’on ne comprend finalement pas vraiment ses motivations homicides. Il représente ainsi le mal dans ce qu’il a de plus arbitraire. Un peu comme ces têtes de bite qui se font sauter ou plantent des passants dans la rue au nom de Dieu, quoi.

Dr Freudstein (Quella villa accanto al cimitero)
Haaa… Le bon Dr Freudstein ! Quel physique ! Quel style ! Quel nom ! Si La Maison Près du Cimetière de Lucio Fulci est aussi puissant, c’est indubitablement grâce à son personnage maléfique et absolument immonde. Visuellement, le mec ressemble en effet à une vieille chiasse de limace desséchée (les SFX de Maurizio Trani sont d’un crado !) mais ce qui le rend vraiment marquant, outre le fait qu’il bouffe des gens pour se régénérer, c’est sa voix… Bordel, ce monstre de cauchemar parle avec une petite voix d’enfant, et ce décalage génère un effroi phénoménal, c’est incroyable comme il gagne alors en potentiel horrifique ! Notons d’ailleurs que la longue séquence finale, qui montre nos héros piégés dans la cave et se débattant contre l’horrible docteur (qui geint comme un bébé) est absolument tétanisante. Le personnage y gagne alors définitivement son statut de grand boogeyman du septième Art.

Killer Bob (Twin Peaks)
Sans aucun doute possible le plus grand Méchant de l’histoire de la série TV ! Entité parasitaire, esprit démoniaque affilié aux ancestrales légendes amérindiennes, Killer Bob possède le corps et l’esprit de ses victimes afin de se nourrir de leurs peurs et de leur tristesse… Et comme il semble être du genre morfal, ce bon vieux Bob pousse régulièrement ses hôtes au meurtre, au viol et à l’inceste, histoire d’être sûr d’avoir assez à bouffer… Tapi dans l’ombre de l’immense forêt qui borde la petite bourgade de Twin Peaks, il navigue entre deux mondes (le nôtre et la « Black Lodge », d’où il semble provenir) générant destruction mentale et chaos sur son chemin… Chaque apparition de ce personnage ultra flippant et charismatique est un plaisir immense ! « Fire, Walk with Me ! »


Imhotep (La Momie)
J’aurais tout aussi bien pu choisir la version de 1932, c’est vrai. Car en tant que passionné d’Égyptologie la version avec Boris Karloff n’avait rien à envier à celle de Stephen Sommers.
Mais bon, c’est par le film sorti en 1999 que j’ai rencontré pour la première fois le grand prêtre Imhotep.
Amoureux de la belle Anck Su Namun (interprétée par la jolie Patricia Velásquez), promise au Pharaon, le voici « enterré vivant » pour avoir seulement osé poser la main sur la jeune femme. Et lorsque des siècles plus tard des archéologues déterrent le gaillard, celui-ci est déterminé à retrouver sa douce et tendre.
Imhotep qui tue, Imhotep qui détruit, Imhotep qui déclenche l’apocalypse… Mais faut-il le blâmer ? C’est pas amour quoi ! Merde ! C’est pardonnable ça non ? Parce qu’au final, c’est bien ce qu’il inspire ce personnage (joué par Arnold Vosloo), de l’empathie provoquée par cette frénésie de revoir celle qu’il aime.
Des siècles écoulés qui entraînent un « choc » des cultures, et fatalement l’ancien prêtre ne s’y prend peut-être pas de la bonne façon. Dés lors, on verse se petite larme lorsque, aussi furtive soit-elle, les deux êtres sont réunis pour, aussitôt, être éloignés à nouveau.
Salaud de Brendan Fraser, et garce de Rachel Weisz (mais on la pardonne tout de même grâce à son joli minois) qui seront les empêcheurs d’idylle.
Et Imhotep de retourner dans le royaume des morts, la peine comme seule compagne et la colère comme unique vecteur d’une nouvelle prophétie : il n’a pas dit son dernier mot, il reviendra à nouveau !

J.R. Ewing (Dallas)
La team Monsters Squad est déjà en train de se foutre de ma gueule à la seule évocation de Dallas, donc je vous en prie, suivez le mouvement. Faites-vous plaisir, allez-y… de toute façon j’assume complètement !
Pour autant, je reste honnête et reconnais volontiers que Dallas c’est LA série à bobonne, dont il ne faut rater aucun épisode tant c’est « prenant » !
Alors non, contrairement à ce que vous pensez, je ne me suis pas pavoisé des heures devant Dallas en trouvant ça génial. Au contraire, c’était chiant et si j’étais pourtant fidèle au rendez-vous c’était uniquement pour deux raisons : la première, triquer comme un dingue sur Victoria Principal, et la seconde jouir de plaisir face au machiavélique J.R.
À votre tour de faire preuve d’honnêteté ; vous devez avouer que John Ross Jr, c’est quand même ZE bad guy ! Le mec vendrait son père et sa mère au nom du pétrole. Sa femme – qu’il trompe à tout bout de champ – pour quelques dollars de plus. Ses frères et sa nièce pour encore plus de pouvoir !
Roi incontesté de la magouille, coupable des coups les plus bas, instigateur des pires infamies… Bref, le mal personnifié ! Interprétation brillante de Larry Hagman qui, lors d’une interview, avait avoué avoir aimé endosser le costume de l’aîné des Ewing.
Oh et puis merde : VIVE J.R. !

Fantômas (Trilogie Fantômas)
Il est d’abord connu comme héros de la littérature. Créé par Pierre Souvestre et Marcel Hallain, ce brigand au visage encagoulé voit le jour en 1910 et s’impose très vite en figure emblématique de la littérature « belle époque ».
Le cinéma, alors en plein essor, s’empare rapidement de son image et la transpose sur la toile, et ce, dés les années 30 !
Mais celui qui restera pour moi le plus marquant, est sans conteste le Fantômas que André Hunebelle mettra en scène, dés 1965. Jean Marais campait à la fois cet antagoniste notoire, à l’intelligence remarquable, et Fandor, le journaliste intrépide qui devient l’allié du commissaire Juve, génial Louis De Funès. Un commissaire qui n’aura de cesse de pourchasser cet être maléfique et rusé, dont, je me souviens, je m’épris d’amitié tant sa vileté et son érudition avaient quelque-chose d’impressionnant.
Et comment oublier ces multiples gadgets, d’une DS capable de s’envoler à un sous-marin de poche qui aurait pu déclencher l’apocalypse… de ces repères souterrains ou au creux d’une montagne, où luxe et confort venaient « briser » le cliché du repaire scabreux d’autres vilains. Point d’orgue, cette technique « de mon invention » disait-il dans le premier volet, lui permettant de « prendre » le visage de n’importe qui et, ainsi, de perpétrer en leur nom les crimes les plus odieux !
Un pur génie qui finissait toujours par échapper à la justice, et rien que pour ça, je le kiffe encore davantage !


Clayface (Batman The TV Serie)
Admettons-le, les méchants de Batman sont au moins aussi intéressants (voire même plus) que l’homme chauve-souris lui-même. Pour ma part, en bon 90’s kid que je suis, j’ai passé quelques dimanches matins en pyjama devant la série animée à admirer les scientifiques fous, les êtres torturés et les vilains mafieux en découdre avec le super-héros de Gotham ! Mais je dois tout de même avouer que Clayface a une place toute particulière dans mon cœur. Acteur reconnu, Matt Hagen est accro à une substance qui lui permet de régénérer sa peau brûlée lors d’un accident. Mais la crème qui lui permet de survivre et de continuer sa carrière a un prix puisque pour s’en procurer  Hagen est obligé de réaliser quelques méfaits pour le compte d’un homme d’affaire crapuleux.  Piégé dans un corps qui n’est plus vraiment le sien après une overdose, Clayface est aussi piégé dans une spirale de méchanceté qui n’est pas de son fait. À la fois monstre et victime, Clayface est un vilain on ne peut plus romantique, un mutant triste condamné à glisser encore et encore dans sa monstruosité… Héritier spirituel de la bête de Frankenstein, solitaire et dépressif, Clayface perd doucement son identité, en témoigne son surnom « The Man of a million faces ». Qui a dit « Lon Chaney » ? Honnêtement comment ne pas aimer ce bad boy déchiré et écorché ? On parle d’un gros tas de boue orangée et mutoïde dépressif qui peut changer de forme à volonté, d’un personnage doublé dans sa version originale par Ron Perlman himself, d’un type qui s’appelle Matt ! Un nom comme ça force la sympathie, non ?

Judge Doom (Who Framed Roger Rabbit?)
Si un type représente la méchanceté à l’état brut c’est bien le Judge Doom ! Qui peut s’asseoir à sa table et affirmer être une plus grosse ordure que lui ? Sérieusement on parle d’un type qui torture et tue des toons en les trempant dans l’acide ! On parle d’un mec capable d’écraser des types avec un rouleau compresseur ! On parle d’un type qui se coiffe comme le rappeur Jul et qui possède les yeux d’un personnage de Tex Avery ! Le mal à l’état brut je vous dis ! Interprété par l’immense et impeccable Christopher Lloyd (qui met la nique sur la ligne à d’autres prétendants au casting tels que Tim Curry et Christopher Lee), il y a aussi de fortes chances que le Judge Doom ait offert quelques cauchemars aux enfants de ma génération. Pour ma part, peu importe le nombre de fois où on a pu regarder la cassette avec mon meilleur copain de l’époque, j’étais à chaque fois tétanisé devant la scène finale et cette baston au beau milieu d’un hangar fumeux et désaffecté…  Voir le bougre disparaître dans une mare d’acide fluorescent en hurlant à la mort avec une voix de gamin nasillard est peut-être l’une des choses les plus angoissantes de ma cinéphilie enfantine ! « Je fooooonds »… Je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas et ne serait-ce que pour avoir traumatisé des milliers de têtes blondes à travers le monde, Judge Doom mérite définitivement le titre de plus grand vilain de tous les temps !

Pinhead (Hellraiser)
Rendu iconique par le département marketing des deux premiers Hellraiser, Pinhead est à mon sens l’un des vilains les plus étranges de l’histoire du cinéma. Sans s’adonner à la psychologie de comptoir, on peut penser qu’un adepte de la souffrance qui apparaît sous une forme quasi-fantomatique avec un visage recouvert de clous n’est probablement pas la personnalité le plus rassurante au monde. Il aura suffi d’un seul film (et de cinq minutes de présence) au plus inoubliable des cénobites pour piquer la place de grand méchant de l’histoire à la vilaine Julia Cotton (Clare Higgins) et trouver un beau fauteuil au panthéon des boogeymen les plus charismatiques de l’histoire aux côtés de Freddy, Jason et autres Leatherface. Interprété flegmatiquement par Doug Bradley, Pinhead possède ce petit côté fantastique qui lui permet d’être à la fois la traduction des dérives de l’humain, l’image d’un enfer où la souffrance est éternelle et la figure de proue d’une horreur dérangeante à la fois charnelle et religieuse. Pour ma part, j’ai découvert ce méchant gaillard tout gosse dans un magasin de costumes et de masques en plein Paris. C’est seulement après plusieurs années à vérifier que Pinhead ne se cachait pas sous mon plumard que j’ai fini par regarder Hellraiser et jamais un bad guy ne m’a autant impressionné ! Si l’horreur avait un visage, il serait sans aucun doute blanc et recouvert de clous !

Mighty Matt
Amoureux du latex, des prods Empire et Full Moon et des cyborgs. Fanatique du cinéma de Nicolas Winding Refn, David Cronenberg et Stuart Gordon. Graphiste à ses heures perdues pour gagner de quoi acheter des DVDs. Chef mutant tyrannique des fanzines Cathodic Overdose et Good Morning Captain, élevé à la lecture des romans Chair de Poule. Boule d'énergie inarrêtable, un peu comme un Cacodemon de Doom.
Val Le Blond
Un peu comme tous ces acteurs adultes qui jouent des adolescents de 16 ans dans n'importe quel slasher, Val le blond est un enfant qui a dépassé la date de péremption depuis quelques années déjà. Collectionneur avide, nerd compulsif, il aime faire des classements dans sa tête de ses épisodes préférés de The X-Files (qui changent tout le temps), peindre en écoutant du punk-rock et prendre du retard sur ses lessives. Créateur des fanzines Torture Oculaire et La Fraîcheur des Cafards, il cherchera un emploi stable quand il sera grand. Peut-être.
Ced Valentin
Avec un papa cinéphile qui me berça trop près du magnétoscope, il était tout naturel que j'attrape la bosse de la cinéphilie. Ainsi, de mes petits yeux émerveillés je pu découvrir tout un tas d'univers qui, aujourd'hui encore, me fascinent : Horreur, S-F, Action, Polar, Western,... des genres divers et variés que mon daron aimait partager avec un fiston qui en demandait toujours plus et plus encore ! L'âge adulte n'ayant rien arrangé, je continue à m'approvisionner à un rythme frénétique, à regarder le plus possible de péloches, histoire de satisfaire un appétit insatiable.

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