Delta Force

Aaaah Delta Force ! Ze pepite of the Chuck’s filmo ! One of ze best movie of Cannon ! Ze érection à chaque fois que je le vois ! Car c’est bien de ça qu’il s’agit pour bibi avec Delta Force. Du haut de mes 17 ans, je découvris ce film en salle et bon sang, quel panard j’ai pris ! Et vous savez quoi ? C’est toujours pareil quand je le revois !

Si le scénario du film est largement inspiré du détournement du Vol TWA 847 qui eut lieu le 14 juin 1985, le traitement sera bien entendu différent vu que Chuck, alias le commandant McCoy, et sa force Delta sont là. Car si dans la réalité les terroristes obtinrent gain de cause, vous imaginez bien que ça ne peut pas être le cas dans un film estampillé Cannon avec Chuck Norris ! Et donc, tous les fous d’Allah du film finiront abattus, mitraillés, poignardés ou encore éparpillés façon puzzle par une roquette ou une grenade. Aucun spoiler là-dedans pour quiconque a déjà vu une œuvre produite par le duo Menahem Golan/Yoram Globus (Mémé et Yoyo pour les intimes) mettant en scène notre texas ranger.

La longue première partie du film nous présente donc le détournement, la prise d’otage et les tractations diplomatiques tentant en vain d’aboutir à un règlement pacifique de l’embrouille. Pendant cette partie, on voit assez peu Chuck et ses copains en uniforme finalement, ce qui enlève au film le côté « Ode à Monsieur Norris » que peut prendre la plupart de ses autres films. Bien entendu, on n’échappe pas au côté très manichéen de certaines situations mais ça passe crème, c’est bien foutu et après tout on ne cherche pas de la subtilité dans ce genre de trip. Certaines scènes sont même émouvantes, en témoigne celle où l’hôtesse de l’air – allemande sinon ce ne serait pas drôle – doit dénoncer les passagers juifs qui sont à bord…Entre les mines déconfites des appelés, les pleurs de leur famille, les dialogues tels que « Ca ne va pas recommencer » ou « ne prenez pas mon papa » lancé par une fillette, il est clair que la symbolique est lourde et le pathos aussi nuancé que le jeu de Chuck… Mais c’est efficace : on compatit puis on se prend à rêver de voir tous ces vilains terroristes en prendre pour leur grade et si possible dans d’atroces souffrances…

Et ça tombe bien : c’est ce que la seconde partie, principalement les quarante dernières minutes en fait, va nous offrir. Et là bon sang de bois, ça y va grave ! Très généreuse en spectacle, la longue scène de libération des otages et de la traque des vilains offre son quota de fusillades, d’explosions, de poursuites et…de cadavres. Le budget étant somme toute conséquent (dix millions de billets verts), c’est tout sauf cheap : entre pléthore de véhicules en tous genres, dont la fameuse moto lance-roquette chevauchée par Chuck, figurants en nombre et jolis décors, les brouzoufs sont sur l’écran, impossible de prétendre le contraire. Le pied quoi ! Et comme à l’accoutumée avec les VF de l’époque, quelques dialogues autres ajoutent au plaisir tel ce « T’as le bonjour d’Alfred » débité par un McCoy impassible après avoir exécuté froidement un autre barbu qui s’était lâchement planqué sous un lit. Irrésistible…

Le film est réalisé par Menahem Golan lui-même et il s’est entouré d’un casting solide et éclectique mixant vieilles gloires hollywoodiennes et acteurs ayant touché plus souvent qu’à leur tour au bis qu’on aime : Lee Marvin évidemment, dont ce sera le dernier rôle avant son décès survenu un an plus tard ; mais aussi Robert Vaughn, Shelley Winters, Georges Kennedy, Martin Balsam, Susan Strasberg, Bo Svenson, l’inévitable Steve James ou encore un Robert Foster impeccable dans le rôle du chef des terroristes. Et on y voit même l’actrice fétiche de Fassbinder (sic !), Hanna Schygulla, qui interprète l’hôtesse allemande sus-citée. Pas mal non ?

Et puis, pour compléter ce tableau idyllique pour les amateurs, impossible de passer sous silence la partition musicale d’Alan Silvestri, excellente de bout en bout, entre moments douloureux pour la première partie et un score galvanisant l’action quand il le faut. Le thème principal, tout bonnement jouissif, est un véritable hymne et il est impossible de ne pas le garder en tête longtemps après le visionnage. Vous l’aurez compris, Delta Force c’est l’archétype même du cinoche reaganien des années 80…et c’est pour ça que c’est si bon !   

Delta Force : de Menahem Golan (1986) avec : Chuck Norris, Lee Marvin, Steve James, Robert Foster, Martin Balsam, …

(critique publiée à l’origine dans le n°1 du fanzine L’Appel d’Azatoth)

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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