Invasion USA

Matt Hunter, ancien de la CIA, s’est retiré à la campagne en Floride. Un jour, son voisin et ami Nikko lui apprend qu’une vague d’attentats, encore tenus secrets, secoue le pays. Après avoir échappé de peu à de mystérieux assassins, Hunter est contacté par la CIA et est informé que les attentats sont vraisemblablement coordonnés par un certain Rostov, un terroriste qu’il connaît bien…

Avec cet Invasion USA, on tient l’exemple même de ce qui fait que Chuck est vénéré par ses fans et détesté par les autres : un show tout à sa gloire, sans aucune finesse mais ultra bandant, sorte de best-of de ce que la Cannon a pu produire à l’époque, puissance 1000. Le mec, seul contre tous, qui sauve le monde (enfin, les USA mais avec la Cannon, c’est kif kif) face à une armée de trognes toutes plus patibulaires les unes que les autres menées par un ruskov déchaîné qui a la gueule cramée de Richard Lynch. Du vrai n’importe quoi assumé, ode reaganienne à une Amérique triomphante qui botte les culs de ceux qui osent s’y attaquer. Dans un sens, c’est un chef-d’œuvre, oui oui, un chef-d’œuvre !

 » Toc toc, c’est ici qu’on a demandé un ménage complet ? « 

Incarnant Matt Hunter, Chuck fait office de magicien voire de super-héros dans ce film : il est partout à la fois et se téléporte littéralement au sein de l’action quand le besoin s’en fait sentir. Défiant les lois de l’espace-temps, dès qu’un groupe de terroristes mène une escapade meurtrière dans telle ou telle région de la Floride, bim : Chuck apparaît et déjoue les plans à grands coups de pieds et mitraillades en tous genres, ses uzis et autres accessoires pétaradants zigouillant un nombre incalculable de bad guys.

Mais oui, tu dois… Mais t’y arriveras pas…

De l’action à revendre, des dialogues ramenés à l’essentiel et la finesse aux abonnés absents : pour ce type de péloche c’est parfait quoi ! Pour ajouter au plaisir, comme pour beaucoup de films de l’époque, et ceux de la Cannon en particulier, la version française s’en donnait à cœur joie question traduction approximative mais Ô combien réjouissante. Ainsi, c’est dans Invasion USA qu’on peut entendre le célébrissime « Si tu te pointes encore, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware » qui colle si bien à notre ranger texan et qui constitue une des meilleures punchlines in french du bonhomme. Un régal.

 » T’as l’bonjour de papa Noël ! « 

Invasion USA fut un énorme succès, principalement en VHS où il cartonna aux states, devenant la meilleure vente de la firme MGM après Autant en emporte le vent. Scarlett O’Hara et Matt Hunter ont donc éructé un mot en commun, l’une avec sa voix, l’autre avec ses uzis : Taratata ! (faut avoir vu les deux films pour comprendre…). Ce succès incita la Cannon à produire une suite des aventures de Matt Hunter mais l’ami Chuck refusa catégoriquement de reprendre le rôle et se dirigea vers Delta Force. Ni une ni deux, le scénar de cette séquelle fut retravaillé pour donner lieu à l’excellentissime Avenging Force avec Michaël Dudikoff dans le rôle principal…sous le patronyme de Matt Hunter bien qu’il n’ait rien à voir avec le perso de Norris dans Invasion USA. Pour compliquer encore un peu les choses, cet Avenging Force fut titré chez nous American Warrior 2 alors qu’il n’a rien à voir avec le premier volet. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, je vous l’demande…

Bref, vous l’aurez compris : Invasion USA est la garantie d’un panard monstrueux pour ceux qui aiment…et d’une consternation de tous les instants pour ceux qui n’aiment pas. Moi j’adore !

Invasion USA : de Joseph Zito (1985)

Avec : Chuck Norris, Richard Lynch, Eddie Jones, Melissa Prophet, Billy Drago, …

(critique publiée à l’origine dans le n°1 du fanzine L’Appel d’Azatoth)

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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