Sale Temps pour un Flic (Code Of Silence)

Eddie Cusack, policier à Chicago, est pris au milieu d’une guerre de gangs, alors que ses collègues lui reprochent d’avoir brisé la loi du silence en dénonçant des représentants de la loi corrompus…

Soyons clairs : si la plupart des peloches de la filmo de l’ami Chuck Norris sont tous propres à faire saliver tous les fans du barbu castagneur, celui-ci est sans doute son plus abouti à tous niveaux : scénario, jeu (oui, oui…) et réalisation. Celle-ci est signée Andrew Davis, loin d’être un manchot (Le Fugitif, Opération Crépuscule, Nico, Piège en Haute mer, …) et qui est un des meilleurs réals ayant filmé le Chuck. Ici, notre ami incarne donc Eddie Cusack, une sorte de Dirty Harry, implacable et marginal, au sein d’un polar sec aussi pur et dur que son héros. Et en face de Norris, quoi de mieux que de retrouver Henry Silva et sa gueule inimitable campant Camacho, le méchant en chef, avec sa classe habituelle. Ignoble trafiquant de drogues après qui court notre flic, il aura la bonne idée de s’en prendre à une jolie donzelle qui est sous la protection de Cusack mais aussi, comme si ça ne suffisait pas, de buter son meilleur pote. Faire ça à Chuck alors qu’il suffit de lui marcher sur un orteil pour qu’il vous honore d’un mawashi-geri dont il a le secret, faut être con quand même… Inutile de vous dire que Camacho passera un sale quart-d’heure… Et quand on sait que Chuck Norris peut faire passer un sale quart-heure en huit minutes, je ne vous dis pas le résultat…  

Dirty Harry disais-je ? Ah ben justement, le script de ce Code Of Silence, titre original, fut d’abord proposé à Clint Eastwood qui refusa poliment (ou pas en fait, je n’en sais rien, je n’étais pas là) car l’histoire ressemblait trop à celle de son Harry Callahan… On ne peut lui donner tort. Mais ce n’est pas bien grave tant le film est efficace et malaxe les ingrédients du genre avec habileté et respect des codes : trafic de drogue, méchant plus que méchant, bavures policières et flics véreux, … Rien ne manque et même l’ambiance typée seventies, meilleure période du polar US comme chacun le sait, est bien présente avec des références parfois appuyées à des films comme Serpico, Bullitt ou encore French Connection. Et tout ça fonctionne du tonnerre, l’intrigue est crédible, Chuck est plutôt bon et le souci de réalisme est prégnant tout au long du film.

Enfin presque…car la fin voit arriver un truc ridicule qui plombe quand même pas mal ce qui précède et surtout la crédibilité du tout. Ayant dénoncé un flic véreux et s’étant dès lors mis à dos une bonne partie de ses collègues, Cusack se retrouve bien seul au moment d’affronter les sbires de Camacho, les renforts qu’il demande préférant faire la sourde oreille… Ni une, ni deux : il va se faire aider d’un robot télécommandé ! Oui, oui, vous avez bien lu, un robot télécommandé ! Et là on peut clairement dire que c’est une faute de goût plutôt impardonnable dans un film qui jusque-là tenait parfaitement la route. Le look du robot, entre ramasse-crottes et mini-char d’assaut, n’étant pas pour rien dans le ridicule de la situation. Dommage…      

Mais bon, que cela ne vous empêche nullement de jeter un œil ou même les deux à cette solide production qui offre d’excellents moments à l’ancienne dont deux poursuites, l’une en voiture, l’autre sur un métro, très « Peur sur la Ville style » et qui figure aisément parmi les meilleurs films de notre barbu adoré.

Sale temps pour un flic : d’Andrew Davis (1985)

Avec : Chuck Norris, Henry Silva, Nathan Davis, Bert Remsen, …

(critique publiée à l’origine dans le numéro 1 du fanzine L’Appel d’Azatoth)

Evil Ash
Possédé par le démon du cinoche et ses déclinaisons depuis que Jason étripe les ados en chaleur,je le kiffe sous toutes ses formes : généreuses,plantureuses ou plus fines. Tous les genres y passent et, comme avec un gros gâteau plein de crème (pas) fraîche, je n'en suis jamais repu ! J'en veux, encore et encore ! Bedeliaaaaa,je veux mon gâtôôôô !

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